jeudi 21 mars 2013

Anne ne vois-tu rien venir dans ce monde de brutes ? Bien sûr, la fête de Lutte Ouvrière !


C’est les bambins de la crèche Anne Sylvestre d’Orgemont qui vont être contents. Non seulement à la fête il y a aussi une super crèche, mais en plus cette année, il y aura… Anne Sylvestre qui viendra nous chanter une nouvelle fois son répertoire d’espoir.
     La Fête de Lutte Ouvrière 2013 aura lieu, comme chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire les samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai, à Presles, dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin ! D’autant que le dimanche, il y a un car gratuit (il faut s’inscrire) aller-retour Argenteuil-Presles.
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés seront détaillées ces prochaines semaines dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Les cartes d'entrée, valables trois jours, sont d'ores et déjà disponibles. Jusqu'au 14 avril, elles seront vendues au tarif réduit de 12 euros pour les trois jours. Les bons d'achat -- d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros -- sont également disponibles.
     Les cartes d’entrée sont disponibles auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler...
         Alors ne l’oublions pas : en mai fais ce qu’il te plaît et viens à Presles !
     Alors à bientôt à la Fête !

Anne Sylvestre

La roue tournera pour le prolériat

mercredi 20 mars 2013

Montebourg sorti de son train-train


Hier, à la Gare de Lyon, Arnaud Montebourg devait inaugurer son train « industrie et innovation », un joujou destiné à faire de la com’ autour des créations d’emplois dans le secteur industriel. Mais c’était sans compter les grévistes de PSA Aulnay, qui se sont invités pour lui demander de s’expliquer sur son inaction face à la fermeture de leur entreprise (et de bien d’autres).

     Courageux mais pas téméraire, le ministre d’ordinaire si pimpant devant les caméras a préféré éviter le dialogue avec les salariés en grève. Et ceux-ci n’auront pu contempler... que
son arrière-train ! 

Bezons : je serai ce soir aux côtés de Dominique Lesparre


Un conseil municipal a lieu à Bezons ce soir. Un rassemblement est prévu ce soir à partir de 19 heures 30 pour soutenir le maire PCF de Bezons, Dominique Lesparre, à qui l’extrême-droite sioniste cherche des noises  parce qu’il a « osé » honorer un militant palestinien. Le maire de Bezons est aussi en butte à la vindicte du préfet.
      Nous rappelons la lettre de soutien que nous avons transmise au maire de Bezons :
« Monsieur le Maire,
Dans le différend qui vous oppose au Préfet du Val d’Oise à propos de votre dédicace en l’honneur d’un militant palestinien, je voulais, au nom des deux élus Lutte Ouvrière du Conseil municipal d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même, vous apporter notre total soutien. Voilà la brève que nous avions mis dès ce mercredi sur notre blog « lo argenteuil blog » :
« Bezons-Palestine : choisir son camp
Des organisations juives s’en sont pris au maire de Bezons pour la pose d’une plaque mettant à l’honneur le mari de l’ex-maire d’une localité palestinienne avec laquelle la Ville de Bezons a entrepris un travail de solidarité. Ce Palestinien a été condamné à 80 années de prison pour participation à l’assassinat d’un ministre israélien.
      Oui, le terrorisme a ensanglanté depuis des décennies le Proche-Orient. Et nous ici, nous pouvons penser qu’une autre politique, celle de la mobilisation des masses, israéliennes aux côtés des masses palestinienne, pourra seule donner une solution à l’oppression et à l’impasse pour tous les peuples de Palestine et d’Israël. Mais question terrorisme, l’Etat d’Israël n’a pas de leçon à donner à quiconque. Non seulement parce que son armée est une spécialiste de la politique de la terreur, mais parce qu’à travers des organisations sionistes terroristes ou comme le reconnaissent aujourd’hui d’anciens chefs désabusés des services secrets israéliens à travers l’action de ceux-ci, la pratique de l’assassinat et de l’attentat ne fut pas le monopole d’organisations palestiniennes.
     En l’occurrence, notre solidarité va sans faille au maire de Bezons. »
     Vous pouvez bien évidemment rendre publique cette prise de position de solidarité si vous le souhaitez.
                                          Avec mes meilleures salutations communistes,
                                                          Dominique MARIETTE

                                                       - - - -  - - - - - - - - - -

Je serai à 19 heures 30 devant la mairie de Bezons pour soutenir Dominique Lesparre.


Le Mag : « Opinions »


Nous n’avons pas eu l’habitude de commenter les tribunes «  majorité municipale ». Il n’a jamais été question pour nous de « batailler » sur ce sujet. Bien évidemment, nous aurions préféré pouvoir exprimer directement et régulièrement dans le Mag, à la mesure de ce que nous sommes, « l’expression politique des conseillers municipaux » de Lutte Ouvrière. Là encore nous avons choisi de ne pas « batailler ».
     Mais nous tenons à exprimer le point de vue suivant, complémentaire si l’on peut dire, à la tribune de ce jour intitulé « Quand la droite a abandonné l’hôpital, la gauche l’a sauvé », dont nous partageons par ailleurs l’essentiel.

     « Sur l’hôpital, la mobilisation d’une fraction de la population autour du Comité de Défense a aussi contribué au maintien de la radiothérapie. Ce sont tous les personnels, soignants et non soignants qui contribuent par leur engagement à la qualité de cet hôpital public.
     Cette réflexion m’amène à exprimer mon profond désaccord avec les sacrifices qui sont imposés actuellement  au personnel « non soignant » : remise en cause de jours de RTT, de temps de repas payé,…sous la raison qu’il y a un déficit. »

Airbus : un communiqué de Nathalie Arthaud


Airbus : les actionnaires peuvent se frotter les mains, pas les travailleurs !

Hollande s’est glorifié à grand son de trompette de la commande de 234 Airbus par une compagnie indonésienne. « C’est le contrat du siècle », « un exemple pour notre économie », a-t-il dit. En ajoutant cette commande à toutes les autres, Airbus a un total de plus 4682 avions à construire, soit plus de 523 milliards d’euros de commandes et plus de 8 ans de travail assuré.
    Mais pendant que tout ce beau monde se réjouissait à l’Elysée, 240 travailleurs de Kuehne+Nagel, un sous-traitant d’Airbus à Toulouse faisaient leur septième jour de grève pour obtenir le droit élémentaire de vivre avec un salaire digne.
     Quant aux embauches, si Hollande a fait allusion à 5000 emplois, il n’y a aucun engagement d’embaucher pris par Airbus suite à cette commande. La direction reste sur sa promesse, faite en début d’année, de recruter 3 000 personnes en 2013. Mais comme cela s’est produit en 2011, il se pourrait bien qu’au lieu de tenir sa promesse, elle impose des heures supplémentaires et fasse la chasse aux temps morts.
    Les salariés d’Airbus et de ses sous-traitants vont peut-être avoir la garantie de travailler, mais ils auront surtout l’assurance que les cadences vont augmenter et que les conditions de travail vont devenir encore plus difficiles.
     Pour les travailleurs, rien ne sera apporté sur un plateau : il faudra encore et toujours qu’ils se battent pour faire respecter leur droit de vivre de leur travail.

                                                       Nathalie Arthaud, le 19.03.13.

mardi 19 mars 2013

19 mars 1962 : sur les deux rives, une première délivrance pour tous


F. Hollande vient de rendre officielle la commémoration du 19 mars, journée anniversaire des accords dits d’Evian, ordonnant le « cessez-le-feu », qui allait marquer le début du processus de fin de la Guerre d’Algérie et de l’Indépendance algérienne.
     Cela faisait longtemps que la Fnaca, la principale organisation des anciens combattants d’Afrique du Nord, dont les adhérents sont essentiellement des anciens appelés ou rappelés de la Guerre d’Algérie, le réclamait.
     On comprend que ces hommes à qui l’on perturba pour ceux qui étaient loin des zones de guerre, et à qui l’on gâcha plusieurs années de leur jeunesse, pour ceux qui se retrouvèrent là où ils ne voulaient pas être, au péril de leur vie, tiennent à ce genre de commémoration. C’est même le sens de toute commémoration.
     Loin des discours cocardiers, officiels en particulier qu’exècrent par ailleurs un certain nombre de ces soldats appelés en Algérie, cette commémoration du 19 mars pourrait être un jour où se retrouveraient ces anciens soldats mais aussi à leurs côtés, des combattants de la cause de l’indépendance algérienne, et de ces anciens Algériens dont un certain nombre vivent encore à nos côtés ici, dont la Guerre gâcha et dangereusement aussi leur jeunesse de travailleurs.

A ce propos deux initiatives cette semaine encore :

L’exposition « Paris en Guerre d’Algérie » dans le hall de la mairie d’Argenteuil, jusqu’à ce jeudi 21 mars 17 heures 30. Où il est question des appelés, rappelés, combattants nationalistes algériens, des travailleurs algériens en France…

Et

Vendredi soir 22 mars, à 18 heures 30, auditorium de la mairie :
« Autour de Maurice Audin » :
Introduction de « l’Affaire Audin » par Sylvie Thénault
Puis : entretien avec sa fille Michèle, sur son récit : « Une vie brève » (Gallimard)
Entretien suivi d’une dédicace.
(une soirée organisée par la Ville d’Argenteuil, en partenariat avec Le Presse-papier, et l’association Sous les couvertures)

Bigoterie sans frontière



Vendredi dernier, les États membres de l’ONU ont voté à l’unanimité un texte condamnant les violences faites aux femmes, soulignant notamment que celles-ci ne pouvaient être justifiées « par aucune coutume, tradition ou considération religieuse ».
     Une telle déclaration ne mange pas beaucoup de pain bénit, mais c’en était déjà trop pour quelques États qui voulaient biffer cette dernière phrase et qui, faute d’y être parvenus, ont tenu à émettre des « réserves » officielles sur leur signature. Parmi ces États, on trouve des pays comme l’Iran, l’Égypte ou l’Arabie Saoudite, mais aussi... le Vatican.
     Eh oui, sous tous les cieux et sous tous les noms, leur dieu est, disent-ils, amour... de la misogynie profonde.

Ecole : scolarisation de tous les enfants de moins de trois ans dont les familles le souhaitent !



Un vote sur le développement de cette scolarisation

La possibilité d’accroître la scolarisation des enfants de moins de trois ans a été votée ces jours-ci. A croire que cela ne passionne guère la foule des députés, il n’y avait que 66 votants sur près de 600 !
      Il est évident que la scolarisation de ces enfants peut être très utile pour des dizaines de milliers d’enfants de familles en difficulté ou simplement dont l’école peut être un milieu très favorable à l’approfondissement précoce de la langue.
      Cette scolarisation se fera donc au volontariat… des communes, la volonté n’étant le plus souvent en la matière, seulement la volonté des moyens disponibles.
     A Argenteuil, il est question d’ouvrir quelques classes maternelles dédiées à cette scolarisation. C’est bien, mais les finances municipales limitent, et on le comprend, l’initiative.
     Ce serait à l’Etat de permettre la généralisation de cette scolarisation en mettant à disposition les moyens idoines. En matière financière, l’Etat a bien d’autres possibilités que les communes. Mais en l’occurrence, les forces qui dirigent ses choix sont bien loin de l’intérêt des familles et de la société.

Mépris social habituel

Il y a des circonstances où tout le mépris des gens de droite, députés dans ce cas, se lâche. Selon un site spécialisé en comptes-rendus législatifs, à l’occasion du débat sur cette scolarisation, « les élus UMP ont aussi considéré que cette mesure pouvait viser à « arranger les parents » avec « un mode de garde gratuit » !
     Oui, aujourd’hui, les parents « s’arrangent » avec le désengagement de l’Etat pour qui pourtant les parents fournissent par l’impôt l’essentiel des moyens financiers qui devraient servir à construire des crèches et des écoles !
     Quant à ce genre d’élus, c’est vrai qui s’y connaissent en gratuité !