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lundi 12 janvier 2026

Somaliland : au cœur des manœuvres impérialistes

Somaliland : au cœur des manœuvres impérialistes

Le 26 décembre, Israël a été le premier État – et pour le moment le seul – à reconnaître le Somaliland, plus de trente ans après que celui-ci a fait sécession de la Somalie, en 1991.

Publié le 07/01/2026

Le territoire du Somaliland correspond à celui de l’ancienne colonie britannique, dont les frontières ont été fixées lors du partage de l’Afrique entre puissances européennes dans les années 1880. Rien ne distingue ses 5,7 millions d’habitants de ceux du reste de la Somalie, ex-colonie italienne, de ceux de Djibouti, ex-colonie française, et des Somalis d’Éthiopie ou du Kenya. Après avoir acquis leur indépendance à quelques semaines d’intervalle en 1960, les territoires italien et britannique coexistèrent au sein d’un même État, la République de Somalie, jusqu’à son éclatement en 1991, suite aux rivalités opposant une multitude de seigneurs de guerre. L’ancien Somaliland britannique proclama alors son indépendance. Il fut d’emblée au cœur de nombreuses convoitises, étant situé sur la côte africaine du golfe d’Aden, sur l’une des principales routes commerciales du monde, reliant la Chine et l’océan Indien au canal de Suez.

De son côté, la Somalie fut le théâtre d’une intervention armée américaine, fin 1992, qui ne fit qu’aggraver encore le chaos.

Ces dernières années, les tensions au Moyen-Orient ont renforcé l’importance stratégique du Somaliland qui se trouve à 200 kilomètres des côtes du Yémen où les rebelles houthistes s’opposent non seulement à l’Arabie saoudite, mais aussi à Israël. Pour ce dernier, établir des liens avec le Somaliland présente donc un intérêt militaire et commercial, lui permettant de surveiller cet axe maritime. Netanyahou a aussi le projet, ouvertement évoqué, d’y déporter des Palestiniens de Gaza.

Quant aux États-Unis, ils n’ont pas jusqu’à présent reconnu le Somaliland, notamment parce qu’ils tiennent à leurs relations avec la Somalie voisine où ils disposent d’une base militaire alors que le groupe islamiste des Chabbi, affilié à Al-Qaida, contrôle près d’un quart du territoire. Mais une délégation militaire américaine était sur place le 26 décembre, jour de la reconnaissance par Israël. Il est question d’y installer une base américaine, une de plus dans la région.

La reconnaissance du Somaliland par Israël accentuera encore les oppositions entre puissances régionales. Ainsi l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Turquie, qui soutiennent la Somalie, ont exprimé leur hostilité à la prise de position israélienne, tandis que les Émirats arabes unis ont, eux, appuyé ce rapprochement.

Les manœuvres diplomatico-militaires de l’impérialisme américain et d’États qui lui sont liés tout en étant rivaux, ne peuvent qu’alimenter encore les guerres qui ensanglantent la région.

                                                                   Jean Sanday (Lutte ouvrière n°2997)

 

samedi 20 décembre 2025

Argenteuil, une gare routière complètement obsolète

 

Un futur emplâtre sur une jambe de bois ?

 

Certes, pas de problème, en été, aux heures creuses...
 

La question de la gestion de l’exploitation de la gare routière d’Argenteuil, du parc de stationnement et de la consigne à vélo était à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi dernier. Cette gestion devrait être reprise par IDF Mobilités de la Région Ile de France, mais seulement à compter du 1er janvier 2028. On se demande bien pourquoi ce délai, car il oblige la mise en place jusqu’à cette date d’une délégation de service public transitoire.

         La municipalité affiche pourtant sa satisfaction et son optimisme : « La consultation, lancée en décembre 2025, permettra de désigner un prestataire début février 2026, pour une notification du contrat mi-mars 2026. » Pour deux ans, ils comptent trouver un candidat ? Ils y croient vraiment ?

         D’autant plus que concernant cette gare, la situation n’est pas brillante. Les investissements sont à l’arrêt depuis des années avec pourtant une étanchéité problématique. Mais pour l’adjoint chargé de l’affaire, très sûr de lui, pas de souci en vue : « Pour la dalle, des études ont été menées : il n’y a pas de problème structurel, c’est une bonne nouvelle, mais il y a des travaux à faire. Des désordres ont été constatés dès la création de cette gare routière en 2000… ». Encore heureux que la dalle de la gare ne risque pas de s’effondrer.

         Mais la question essentielle n’est même pas là.

         Au vue de l’augmentation du trafic de ces dernières décennies, la gare routière est devenue complètement obsolète, et pose bien des problèmes pour la rotation des autobus, qui pèsent en premier lieu aux conducteurs de la RATP et de Kéolis.

         Cette question essentielle pour le monde du travail relève de l’organisation globale des transports intra-urbains à Argenteuil. Une question qui avait l’opportunité d’être véritablement posée, mais qui ne l’a pas été, avec les transformations de la zone industrielle de la gare et le futur projet Guienne-Héloïse vanté par la municipalité. DM

lundi 1 décembre 2025

Argenteuil, ligne J, une situation sans véritables possibilités alternatives en cas de grave problème

 

Cul-de-sac !

 

Terminus des Courtilles de la 13 : Argenteuil non loin !

Lors de la sombre soirée à la gare Saint-Lazare de mercredi dernier, les informations diffusées par la sonorisation de la gare proposaient aux voyageurs des solutions alternatives pour pouvoir rentrer chez eux. Si pour plusieurs destinations, le retour par la gare du Nord était proposé, pour beaucoup d’autres c’est surtout le métro et le RER ligne A qui étaient privilégiés.

         Pour les voyageurs d’Argenteuil, il n’y avait rien, aucune solution alternative. Oui bien sûr, il était possible de rejoindre Asnières-Gabriel Péri et prendre le 140… mais dans quelles conditions de transport et en combien de temps !

         Argenteuil demeure au niveau du transport le cul-de-sac historique qu’il a été. S’il bénéficie d’un lien direct avec Paris en 10 minutes lorsque tout va bien, c’est la catastrophe lorsqu’il y a un gros pépin. Ni jonction au centre d’Argenteuil par le tramway. Ni terminus de métro, alors que la possibilité en existe.

         La branche par Asnières de la ligne 13 s’arrête près du port de Gennevilliers, au terminus des Courtilles.

         Bref, à quand le prolongement de cette ligne ? L’ex-zone industrielle de la gare est pourtant disponible pour un tel prolongement. DM