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vendredi 6 novembre 2026

Libertés démocratiques : le gouvernement s'assoit dessus

L’autoritarisme de l’État n’empêchera pas les mobilisations

  


Le gouvernement multiplie les intimidations pour tenter de freiner la mobilisation actuelle. À la veille de manifestations, des militants du mouvement ont reçu des interdictions de défiler et des assignations à résidence. Agriculteurs, enseignants, étudiants, militants associatifs ou politiques, avoir participé à des actions militantes ou à de simples manifestations suffit à prétendre qu’ils constituent une menace « terroriste ».

         Le ministre de l’Intérieur se sert de la loi sur la sécurité intérieure de 2015, adoptée par la gauche après des attentats islamistes. Elle permet au gouvernement de criminaliser tous les opposants à sa politique. L’autoritarisme de l’État est de plus en plus visible.

 

mardi 13 octobre 2026

Lycéens : gouvernement et police incendiaires

 

Une énorme peur de la colère lycéenne

  

@Roger Joly

Après qu'un lycéen de 15 ans a eu une main arrachée, le ministre de l'Intérieur a annoncé le retrait d'un type de grenade utilisé contre la jeunesse. Mais ni le gouvernement, ni la police, ne désarment devant la mobilisation légitime de la jeunesse. En plus de plusieurs jeunes mutilés, 6 877 jeunes ont été placés en garde à vue en trois semaines, bien plus que de gilets jaunes en un an.

         Le gouvernement a peur de la colère lycéenne et se sert de la matraque pour effrayer et bâillonner. Visiblement, il a ainsi plus contribué à étendre l'incendie social qu’à l’éteindre, et c’est tant mieux.  

 


 

samedi 3 octobre 2026

Mouvement des lycéens : une répression révoltante

 

Tenter de faire taire les lycéens

 

 

Le ministre de l’Intérieur s’acharne sur les lycéens en grève, les traitant comme des émeutiers et dénonçant des violences « inqualifiables ». En réalité quelques poubelles qui brûlent devant les lycées : des images dont se délectent des médias racoleurs.

         Ce qui est vraiment inqualifiable, ce sont les conditions d’éducation que ces lycéens dénoncent, les arrestations de lycéens et les violences policières. À Saint-Ouen l’Aumône, un policier a tiré une grenade à bout portant sur la tête d’un jeune.

         Réprimer pour tenter de faire taire les lycéens plutôt que de satisfaire leurs revendications : il y a de quoi amplifier la colère !