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vendredi 27 juin 2025

Immigration : les rafles de Retailleau

Immigration : les rafles de Retailleau

Mercredi 18 et jeudi 19 juin, le ministre de l’Intérieur a mobilisé 4 000 policiers, gendarmes, douaniers et militaires pour organiser des rafles de sans-papiers dans les gares et les trains.

Publié le 25/06/2025

Retailleau s’est mis en scène dans le rôle de premier flic de France en venant faire un discours à la Gare du Nord à Paris jeudi 19juin, pendant lopération : « Ne venez pas en France, nous n’accepterons rien, c’est la tolérance zéro. » Des contrôles massifs avaient déjà été organisés dans les bus internationaux à bas coût les 20 et 21mai, dont le ministère de l’Intérieur a communiqué les résultats : 900 bus contrôlés, 759 étrangers en situation irrégulière interpellés, 245 OQTF (obligation de quitter le territoire français) décidées, 34 étrangers placés en centre de rétention, 72 renvoyés vers un autre pays européen.

Le résultat est de rendre encore plus dure la vie des travailleurs immigrés. Pendant deux jours, ceux à qui l’administration refuse des papiers ont dû hésiter à sortir, de peur de subir un contrôle, et ceux qui sont allés travailler avaient encore plus que d’habitude la peur au ventre. Et tous ceux qui peuvent avoir l’air d’être étrangers, qu’ils aient ou non des papiers, ont dû subir des contrôles au faciès.

Retailleau ne manque pas de concurrents, à droite et à l’extrême droite, qui se livrent à la même démagogie xénophobe. Les yeux fixés sur l’élection présidentielle de 2027, il va chercher son modèle du côté de Trump qui organise le même type de rafles. Ceux qui ont manifesté jeudi 19juin à la Gare du Nord contre le discours de Bruno Retailleau, aux cris de « Solidarité avec les sans-papiers », ont eu raison de s’opposer à ce poison du racisme qui divise les travailleurs et les affaiblit, alors qu’ils ont besoin de toutes leurs forces et de leur unité pour se battre contre les attaques des patrons qui se multiplient et pour être capables de renverser cette société qui s’enfonce dans la crise.

                                                        Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2969

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 27 juin, de 15h.30 à 16 h.15 entrée du marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 28 juin : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 29 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 30 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des

Raguenets de Saint-Gratien.

Mardi 1er juillet : de 10 h.45 à midi : centre cl cité Joliot-Curie.

 

dimanche 18 mai 2025

Nouvelle-Calédonie : les méthodes coloniales n’ont pas changé

Le colonialisme : c’est partout répression et massacres

 

 

Un rapport de cabinet d’avocats vient rappeler la brutalité des méthodes de répression contre les Kanaks après les émeutes d’il y a tout juste un an en Nouvelle-Calédonie : utilisation systématique de gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, flash-balls, exposant des enfants et des personnes âgées, dix personnes abattues par les forces de l’ordre ou par des particuliers armés. Voilà quelques exemples qui montrent la violence coloniale de l’État français.

         De l’Indochine à la Nouvelle Calédonie en passant par les Antilles, l’Algérie, le Cameroun ou Madagascar : c’est partout répression et massacres.

 

mercredi 6 novembre 2024

Travailleurs sans papiers : Démantèlement du piquet de Chronopost à Alfortville par la police

 

Contre le coup de force, ce soir à 16 heures à leur côté

 


Jeudi 31 octobre au matin, une opération policière a été déclenchée pour évacuer par surprise le piquet des travailleurs sans-papiers en lutte devant Chronopost à Alfortville.

         L'arrêté municipal daté du 28 octobre demandant leur départ a été affiché par la police en même temps que l'évacuation ! Plusieurs, parmi ceux qui étaient partis au travail plus tôt, n’ont pas pu récupérer leurs effets personnels, y compris les documents pour leur régularisation, leur passeport et leur argent. Les occupants du piquet ont été repoussés par la police, qui les a tenus à distance pendant que les engins de destruction étaient en action pour broyer et benner les tentes et abris.

         Voilà  la politique de coup de force de l'État, qui refuse de régulariser les travailleurs sans-papiers, présente les migrants comme des ennemis et  leur oppose la répression policière. Depuis 35 mois de lutte, ils n’ont eu comme réponse qu'un mépris anti-ouvrier et raciste, qui vient de franchir un cran de plus avec le nouveau ministre de l'Intérieur Retailleau.

         Une manifestation de protestation est organisée vendredi 8 novembre à 16h depuis l'agence Chronopost (rue Warnier à Alfortville) vers la préfecture du Val-de-Marne à Créteil.