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mercredi 26 novembre 2025

Argenteuil, port de Gennevilliers-Orgemont, pas de chance pour les habitants de la rive gauche de la Seine

 

Intérêt du capital contre l’intérêt de la société

 

Green dock, 647 mètres de long, chemin de halage sur le toit ?

Le méandre de la Seine a créé longtemps sur la rive gauche du fleuve une zone de marais inhospitalière pour les habitants et les cultures, même si elle fut une zone d’inspiration pour les peintres de l’Impressionnisme. Face à elle, le quartier d’Orgemont des communes d’Argenteuil et d’Épinay-sur-Seine fut jusqu'à récemment un espace agricole qui commença à être loti après la Première guerre mondiale. Du côté d'Argenteuil, c’est là où fut construite la Cité jardins si particulière. Initiée en même temps, la transformation des espaces de marais en premier port fluvial du pays n’allait vraiment se concrétiser qu’aux lendemains de la Seconde guerre mondiale.

         Cet immense espace portuaire a généré au fil du temps d’immenses pollutions qui sont une des raisons qui font de cet espace de la cuvette parisienne une des plus polluées d’Europe. Pollution industrielle, olfactive, chimique, émission de particules fines… La densité des activités propices à cette pollution avec ses conséquences sur la vie quotidienne et la santé n’ont fait que de se développer.

         De nouveaux projets d’importance risquent d’en rajouter encore davantage sur ce plan. Il s’agit d’un méthaniseur présentant en outre des risques d’explosion. Il y a également l’installation d’un élément de stockage de pétrole brut francilien, avec expédition par voie fluviale pour raffinage à Rouen. Cerise de 647 mètres sur le gâteau, cette fois directement au bord du fleuve, un immense bâtiment visant à réceptionner sur le fleuve puis distribuer quotidiennement plus de 2.500 tonnes de marchandises destinées à l'Ile-de-France, par le rail, la route et le fleuve. Cette fois, c’est le paysage qui en prend un coup.

         Oui, pas de chance pour les habitants de la rive gauche de la Seine, face à quelques centaines de mètres du port de Gennevilliers.

         Tout cela est-il vraiment bien raisonnable ?

         Derrière ces installations, ce qui prime n’est pas l’intérêt de la société et des habitants, mais celui sonnant et trébuchant d’immenses groupes industriels et financiers.

         Cela durera tant qu’ils auront le pouvoir, car c’est eux qui en disposent à travers si nécessaire le pouvoir politique de serviteurs qui leur sont dévoués.

         Alors bon courage à ces opposants qui tentent l’impossible face à des forces d’une toute autre puissance que la municipalité d’Argenteuil et le petit promoteur Fiminco de l’affaire Jean Vilar. Oui, courage à eux. Mais ce à quoi il faut travailler pour gagner vraiment un jour, c’est au renversement d’un système capitaliste où le profit est roi, et l’intérêt social un critère marginal. DM

lundi 10 novembre 2025

Croissance : de quoi, pourquoi, vers où ?

 Croissance : de quoi, pourquoi, vers où ?

Le 2 novembre, le ministre de l’Économie a qualifié la croissance du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre de « performance remarquable » et salué « les entreprises qui font progresser le pays ».

Publié le 05/11/2025

 

 

Les commentateurs, le plus souvent salariés de remarquables et multimilliardaires groupes privés, ont applaudi et précisé que, ce trimestre, la France contribuait pour la moitié à la croissance de la zone euro. En décortiquant les chiffres ils ne peuvent tout de même pas cacher que cette croissance n’est ni également répartie ni également bénéfique à toute la population. La « consommation des ménages », une catégorie statistique qui correspond à ce que la population travailleuse peut dépenser, ne progresse pas et aurait plutôt tendance à régresser. En termes clairs et du point de vue de la famille qui fait ses courses le samedi après-midi, le niveau de vie de la masse de la population baisse. Il baisse même très rapidement au fur et à mesure des plans de licenciements, des attaques gouvernementales et des pressions patronales sur les conditions de travail et de salaire.

En revanche, les bénéfices des grandes entreprises augmentent, de même que le cours de leurs actions en Bourse. Et, à l’intérieur de cette catégorie, ce sont précisément les affaires des marchands d’armes et des avionneurs qui progressent, tirées, disent les statisticiens, par les crédits pour le réarmement de l’Europe.

Autrement dit, non seulement la croissance dont parlent patrons, ministres et économistes se fait aux dépens des travailleurs, en les exploitant et même en les appauvrissant, mais elle est due à l’économie de guerre et conduit à la guerre elle-même. Remarquable performance, en effet.

                                                             Paul Galois (Lutte ouvrière n°2988)

mercredi 11 décembre 2024

Récession : nombre d’usines en recul, investissements industriels en nette baisse, les licenciements en conséquence

 

Leur société est malade

 

 

Pour la première fois depuis 2016, il y a eu plus de fermetures que d’ouvertures d’usines en France en 2024. De même, les investissements industriels ont baissé de 10 % cette année, et ils ont même baissé de 26 % à l’échelle de la planète. Derrière ces chiffres, ce sont des licenciements par dizaines de milliers ou des embauches qui ne se font pas.

         Ce n’est pas l’argent qui leur manque, mais ceux qui ont les capitaux préfèrent spéculer sur les marchés financiers.

Mercosur : jeu de dupes

 

Les démagogues laissent de côté l’élément fondamental : la nature capitaliste de la société

 

 

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a signé, tout sourire, le traité du Mercosur entre une partie de l’Amérique du Sud et l’UE. Aussitôt, plusieurs pays européens, dont la France, ont protesté. Ce type d’accord, favorisant les échanges économiques, fera des gagnants et des perdants parmi les capitalistes, selon le secteur qu’ils dominent.

         En France, ce traité permet à des politiciens en mal de popularité de désigner un ennemi étranger, responsable de tous les malheurs, et de passer sous silence que ce ne sont pas les traités entre États, mais les rapports capitalistes qui étranglent les petits producteurs et les consommateurs.