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mardi 31 mars 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 30 mars 2026

 Essence : à bas les profiteurs de guerre ! Augmentation des salaires !

 Publié le 30/03/2026

Il faut maintenant débourser 15 à 30 euros de plus pour faire un plein. Une fois de plus, nous nous retrouvons rackettés avant même d’avoir commencé notre journée de travail ! Certains qui ont les plus petits salaires et habitent loin de leur lieu de travail perdent même peut-être de l’argent en allant travailler.

Le gouvernement a jeté quelques miettes aux pêcheurs, aux transporteurs routiers et aux agriculteurs afin d’étouffer leur grogne. Mais tant qu’il n’y aura pas de contestation de masse, il laissera TotalEnergies, Shell, ExxonMobil ou BP nous rançonner. 

Bien des travailleurs repensent au mouvement des Gilets jaunes qui avait jailli de façon spontanée en 2018. Mais, sans attendre un hypothétique mouvement ou tel ou tel appel syndical, nous devons nous préparer à agir. 

Dans les entreprises, nous avons la possibilité de nous réunir à 20, 50, 100 et parfois plus, et de réfléchir ensemble, non seulement à nos moyens d’action, mais aussi et surtout à nos objectifs. Car il ne s’agit pas de nous disperser dans un mouvement sans but clair, comme ce fut le cas pour les Gilets jaunes. 

Beaucoup d’idées circulent comme la baisse des taxes sur le carburant ou le blocage des prix de l’essence. Mais le fond du problème est de savoir qui paiera au final, car tout ce que la bourgeoisie ne paiera pas, nous le paierons. 

Le gouvernement peut décider un blocage des prix des carburants, mais, alors, il compensera le manque à gagner des compagnies pétrolières. Et ce que nous ne paierons plus en passant à la pompe, nous le paierons à la pharmacie ou à l’hôpital faute d’argent pour la santé. 

Il en serait de même avec la suppression de la TVA. C’est l’impôt le plus injuste car il fait payer la même chose aux riches et aux pauvres, et il mériterait de disparaître. Mais si l’argent collecté par la TVA n’était pas compensé par la bourgeoisie, ce serait une belle entourloupe ! 

Et le pire est à venir. On nous annonce une flambée des prix du gaz, des engrais, de l’alimentation, du plastique, et des pénuries, comme celle de l’hélium indispensable à la fabrication des ordinateurs et des smartphones. Par ricochet, tous les prix vont donc exploser. 

Le seul et unique moyen de ne pas être roulés dans la farine et d’assurer nos intérêts vitaux est que nos salaires, nos allocations et nos retraites suivent les hausses de prix et que nous nous organisions pour les contrôler nous-mêmes. 

Il faut donc se battre pour récupérer sur nos salaires l’équivalent du trou creusé par la flambée des prix de l’essence et de tous les autres produits. Si nous avons perdu 50 ou 100 € en mars, il nous faut 50 ou 100 € en plus sur notre salaire.

Tous les patrons répercutent les hausses de coûts sur leurs prix. Pour eux, il n’est jamais question de réduire leurs marges et d’amputer leurs bénéfices. Et il faudrait que nous, travailleurs, nous acceptions privations sur privations ? Tout cela pour que la grande bourgeoisie continue de nager dans l’opulence et pour que le gouvernement investisse des milliards dans la guerre ! 

Non, nous n’avons pas à être sacrifiés parce que les profiteurs de guerre font exploser leurs prix et leurs marges, en plus d’être engraissés par l’État ! 

Il n’y a pas 36 solutions, il faut faire payer le grand patronat. L’argent qui manque pour les salaires se trouve dans les milliards de profits qui s’accumulent dans les grands groupes industriels et financiers. 

On n’arrêtera la chute de notre niveau de vie qu’au travers d’un soulèvement des travailleurs contre la bande de voleurs, d’irresponsables et de criminels qui trouvent dans la guerre une immense source d’enrichissement et de spéculation. Les grèves, les manifestations, l’organisation collective sont nos seuls moyens de les empêcher de plonger l’ensemble du monde du travail dans la misère, les salariés comme les indépendants et les petits producteurs. 

Nous ne sommes pas encore en mesure d’empêcher les exploiteurs et les va-t-en guerre de mettre le monde à feu et à sang, de semer la mort et de nous mener, nous aussi, à la guerre. Mais essayons de transformer la colère qui monte sur le carburant pour engager le combat. 

Commençons par dire non à leur racket. Indexation des salaires sur l’inflation, mois après mois ! Confiscation des bénéfices des profiteurs de guerre pour les besoins de la population laborieuse ! 

                                                    Nathalie ARTHAUD

 

« Où allons-nous ? »

Une réunion Lutte ouvrière ouverte à tous

Jeudi 9 avril à 19 h.30

Espace Nelson Mandela à Argenteuil

 

samedi 22 novembre 2025

Gaza : pendant la paix de Trump, la guerre aux Palestiniens continue

 

Gaza : pendant la paix de Trump, la guerre aux Palestiniens continue

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, lundi 17 novembre, une résolution présentée par les États-Unis autorisant la création d’une force internationale à Gaza.

Publié le 19/11/2025

 


Après être parvenu, fin septembre, à imposer son plan au gouvernement israélien et au Hamas, Trump tenait visiblement à lui donner une reconnaissance internationale en obtenant le soutien de l’ONU, qu’il ne se prive pourtant pas de dénigrer à la moindre occasion. Pour s’assurer d’un vote favorable, et notamment de l’abstention de la Russie et de la Chine, une vague allusion à « l’autodétermination palestinienne et un statut d’État » a été ajoutée, alors que cela ne figurait même pas dans le texte initial.

Reprenant les principaux points du plan Trump, la résolution adoptée prévoit la mise en place d’un Comité de la paix qui aura mandat de gérer l’ « administration de transition » de Gaza jusqu’au 31 décembre 2027. En exigeant de présider ce comité, Trump a clairement affiché sa volonté de mettre en place une forme de protectorat américain, au sein duquel la population palestinienne n’aura aucunement le droit de déterminer son avenir.

Quant à la « force de stabilisation internationale » (ISF) qui doit être déployée à Gaza, on ne sait encore rien de sa composition, mis à part le fait que le gouvernement israélien a refusé qu’elle comprenne des soldats turcs. Son déploiement est censé conduire progressivement au retrait de l’armée israélienne, sans qu’aucun calendrier ait été précisé.

En attendant que cette force soit déployée, si toutefois elle finit par voir le jour, l’armée israélienne continue d’occuper près de la moitié de l’enclave palestinienne. Le plan Trump a ainsi délimité une « ligne jaune », le long de laquelle les pelleteuses israéliennes ont créé un no man’s land et installé des blocs de béton peints en jaune. La protection de cette nouvelle frontière donne un prétexte aux soldats israéliens, si tant est qu’ils en aient besoin, pour poursuivre le massacre commencé il y a plus de deux ans. Plus de 260 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre.

La situation matérielle des Gazaouis ne s’est pas non plus améliorée. Les premières pluies hivernales qui se sont abattues sur l’enclave ont inondé les camps de fortune dans lesquels survivent plus de 1,5 million d’entre eux, détruisant couvertures, matelas et vêtements. Alors que le plan Trump prévoyait l’entrée quotidienne à Gaza de 600 camions pour acheminer l’aide humanitaire, seuls 100 à 200 parviennent à franchir chaque jour les points de passage et une partie des cargaisons est destinée à la vente. En outre, les autorités israéliennes interdisent de nombreux articles en prétendant qu’ils peuvent être détournés de leur usage, comme par exemple les tentes avec arceaux métalliques, les grands autoclaves permettant de stériliser des outils chirurgicaux, les seringues de vaccination… et jusqu’aux graines de pommes de terre !

Le plan Trump n’apporte aux habitants de Gaza ni la fin de la guerre ni celle de la famine et des souffrances. Le fait qu’il ait reçu l’appui de l’ONU, des chefs des États arabes, ainsi que du président de l’Autorité palestinienne, montre que les Gazaouis ne peuvent se fier à aucun de ces dirigeants.

                                                           Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2990)

 

Halte à la guerre sans fin contre les Palestiniens !

Halte à la colonisation et à l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Gaza !

Netanyahou assassin et fauteur de guerre, puissances impérialistes complices !

Une manifestation à l’appel de l’Association France-Palestine Solidarité et de nombreuses autres associations est organisée :

Samedi 29 novembre à Paris

14 heures, place de la République

Lutte ouvrière appelle ses militants et sympathisants à y participer.

mardi 21 octobre 2025

États-Unis : des manifestations réussies

 

La voie à développer

 

 

Sept millions de personnes ont manifesté aux États-Unis samedi 18 octobre contre Trump et sa politique sous le slogan « No Kings » (pas de rois). Elles protestaient en particulier contre les arrestations massives d’étrangers par la police de l’immigration, ICE.

         De quoi encourager tous ceux qui veulent résister à la politique autoritaire de Trump, et aux rois capitalistes qui mettent le pays et le monde en coupe réglée pour leurs profits.

 

Samedi 8novembre prochain, Cercle Léon Trotsky

Les Etats-Unis sous Trump : l'autoritarisme au service du grand capital

à 15h00

Théâtre de la Mutualité – 24, rue Saint-Victor, Paris 5e Métro Maubert-Mutualité

(Participation aux frais : 3 euros)