Affichage des articles dont le libellé est justice ?. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est justice ?. Afficher tous les articles

mardi 21 avril 2026

Amiante : quand la justice disculpe. Ateliers SNCF de Saintes (Charente-Maritime)

La seule vraie condamnation sera l’expropriation des grands groupes responsables

 

 

La justice vient de relaxer l’ex-directeur de l’EIMM (technicentre) de Saintes, 25 ans après un dépôt de plainte contre X de Sud-Rail et de trois cheminots pour mise en danger de la vie d’autrui.

         Le plus scandaleux est que seul ce directeur – lui-même malade de l’amiante, ce qui a pesé dans sa relaxe – ait été mis en examen : cela permettait de ne juger qu’une « négligence », le retard de 14 mois dont il s’est rendu responsable, et pas les profiteurs de l’amiante.

         L’amiante est dénoncé comme mortel depuis 1906 mais n’a été interdit qu’en 1997, et a enrichi entre-temps les industriels qui l’ont utilisé dans la construction, comme Saint-Gobain, ou dans les trains, comme Alstom, avec la complicité de la direction de la SNCF. Aucun des responsables de ces derniers n’était dans le box.

         Une autre plainte, déposée par la famille d’un travailleur de l’EIMM de Saintes mort de l’amiante en 2008, avait débouché sur un non-lieu. C’est une démonstration de la nécessité que les travailleurs exproprient les grands groupes capitalistes et contrôlent eux-mêmes les entreprises même publiques.

 

jeudi 9 avril 2026

Violences policières, justice d'exception !

 

Souhaits de bien du courage et d’obstination à cette Défenseure des droits

 

Crédit photo : Rawpixel.com

Six ans après la mort de Cédric Chouviat lors de son interpellation par quatre policiers, la Défenseure des droits en est encore à demander au ministère de l’Intérieur que des procédures disciplinaires soient lancées.

         Le livreur de 42 ans avait été plaqué au sol, face contre terre, son casque sur la tête, soumis à une clef d’étranglement. « J’étouffe », avait-il répété à neuf reprises. Trois des policiers sont renvoyés devant la justice mais aucune date n’est fixée pour un procès.

         L’État protège ses policiers même quand leur responsabilité est évidente.

vendredi 20 mars 2026

Procès des CRS ayant tabassé des Gilets jaunes : de quoi conforter un sentiment d’impunité.

 

Quand la justice se hâte avec lenteur

  


Les CRS accusés d'avoir tabassé des manifestants dans un Burger King lors d’une manifestation de Gilets Jaune, en 2018, ont écopé de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis.

         La justice, pourtant, a tout fait pour repousser ce jugement et l’envoyer aux oubliettes.

         Les autorités policières, quant à elles, ont d’abord refusé de donner les noms des agresseurs, qui ont mis quatre ans à être identifiés grâce aux bandes de vidéosurveillance.

         Finalement condamnés sept ans après les faits, ces policiers sortent libres du tribunal. De quoi conforter leur sentiment d’impunité.