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mercredi 28 janvier 2026

Argenteuil, journal des Municipales, une occasion d’avoir de vraies discussions politiques sur l’essentiel de ce qui pèse et pèsera demain sur le monde du travail

 

Si près des vraies interrogations des travailleurs

 


Samedi 24.1.26.

« J’ai eu une première discussion avec un retraité qui me disait que “rien ne changera jamais si le peuple ne se révolte pas”. Nous avons parlé des attaques de la bourgeoisie française contre les travailleurs tout en la replaçant dans le cadre de la concurrence internationale. Il faisait également le lien entre la guerre économique et l’augmentation des tensions internationales et des conflits. Il me racontait : “ma femme, d’origine russe, au début de la guerre ne disait rien. Moi, je critiquais la Russie. Au bout de 5 jours elle m’a expliqué l’histoire des dernières décennies”. Il voyait bien que dans cette histoire les impérialistes occidentaux étaient eux aussi des fauteurs de guerre, voire les premiers à la manœuvre. Il n’était pas pour autant un soutien de Poutine. Nous avons aussi parlé de la force des travailleurs qui, unis et organisés, pouvaient et devaient prendre le pouvoir. Cela lui semblait évident. Dans les discussions sur le Groenland et le Venezuela Trump est souvent présenté comme un fou, un malade, et les réactions face à ces événements et déclarations laissent à penser que sa politique serait une sorte d’anomalie. Mais, en expliquant que ce sont les marchés et les ressources qui sont visées, il n’est pas difficile de faire comprendre que c'est là le fonctionnement normal de l’impérialisme, de ce système qui n’est pas régi par le droit international mais selon les rapports de force entre les grandes puissances.

         Néanmoins, on ressent parfois dans les discussions la pression à se ranger derrière notre gouvernement : “ils sont trop mous, ils ne font rien !” m’a par exemple dit une dame à propos de nos dirigeants et de l’Union Européenne. J’ai tenté de la convaincre que les seconds couteaux de l’impérialisme ne sont pas en reste dans cette course au partage du monde et qu’eux aussi ont commis des horreurs, et continuent d’en commettre, dans l’intérêt de leurs capitalistes. J’ai notamment évoqué le Groenland, où dès les années 1960 le Danemark a tenté d’industrialiser le territoire, regroupant les populations inuit dans les villes, avant de mener une campagne de contraception imposée à plus de la moitié des femmes inuit en âge de procréer, en majorité des enfants.

         J’ai également eu dans une discussion une remarque sur les “assistés” à qui l’on “donne trop alors qu’ils ne font rien”. Mais les gens abandonnent rapidement ces arguments quand on rappelle l’actualité récente et 200 ou 270 milliards d’euros versés chaque années aux grandes entreprises et qu’une autre bonne partie du budget de l’État va à l’armée qui se prépare à la prochaine guerre mondiale.

         J’ai également eu des discussions à propos de la “gauche de rupture” et de “l’union des gauches”. Sans rentrer dans des guerres de chapelle, je rappelais que dans cette période il fallait être intransigeant sur l’internationalisme et la nécessité que les travailleurs s’organisent en ne comptant que sur leurs propres forces. »

mercredi 14 janvier 2026

Élections : Droit de vote pour tous les travailleurs !

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                              Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2994)

 

lundi 12 janvier 2026

Argenteuil : campagne des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, journal de campagne.

Venezuela, Iran, Mercosur, au cœur des préoccupations

 

 

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale et générale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Ne pas discuter du contexte général, de la situation mondiale, de l’exacerbation de la concurrence commerciale et des tensions guerrières qui en découlent, ainsi que leur dimension à l’échelle du pays, serait être loin des problèmes fondamentaux mais également des préoccupations de chacun. C’est ce que confirment les discussions que nous avons pu avoir avec les habitants ces derniers jours.

         Dans ces échanges, nous répondons à leurs inquiétudes et à leurs préoccupations avec nos convictions et en nous appuyons sur les analyses de Lutte ouvrière.

         Cette campagne électorale s’inscrit dans notre activité pour la reconstruction d’un parti ouvrier, communiste et internationaliste. L’existence d’un tel parti ne permettrait pas seulement la présence partout d’un réseau collectif d’actions, de politisation et de solidarité, mais en premier lieu d’élaborer des analyses et de tracer des perspectives, en s’appuyant sur l’expérience du passé et en partant des intérêts du monde du travail et de l’avenir de la société.

         Les nombreuses discussions que les militants de Lutte ouvrière ont ces derniers jours sont à des années lumières sur ce que disent et écrivent les écuries présentes dans ces élections, qui en restent à un niveau du futur local. Elles ont porté sur l’affaire du Venezuela, la révolte en Iran, ou encore sur la question du Mercosur. DM