Fruits et
légumes : à prix d’or
Publié le 12/08/2026
La ministre de l’Agriculture a
annoncé un plan pour qu’aucun agriculteur ne soit « laissé seul ». Dans
l’immédiat, c’est devant les étals de fruits et légumes que l’on se sent un peu
seul.
Le kilo de tomates en grande
surface atteint facilement 4 euros et, en pleine saison, le
melon va de 1,60 à 2 ou 3 euros. Les haricots verts ont
augmenté de 25 % en un an. Dans l’ensemble, les légumes ont tous augmenté de 10
% sur la même période.
La sécheresse et les fortes
chaleurs affectent le développement des jeunes plants. Selon les
professionnels, les légumes d’automne ou d’hiver subiront le même sort pour les
mêmes raisons : les choux seront rares… et chers.
L’évidence de la situation
climatique n’explique cependant pas tout. La tendance à l’augmentation du prix
des fruits et légumes existe depuis au moins dix ans : elle se chiffre à 62 %
sur cette période, tandis que l’inflation générale est de 21 %. Des
observateurs attribuent une partie de cette tendance à la grande distribution,
dont les propriétaires sont tentés de justifier la valse des étiquettes par la
crise climatique.
Quoi qu’il en soit, pour pouvoir
consommer les cinq fruits et légumes par jour que recommandent les autorités
sanitaires, à défaut d’être Bernard Arnault ou une autre grosse légume, il
faudra imposer de véritables augmentations des salaires et des pensions.
Viviane Lafont (Lutte ouvrière
n°3028)
Les prochaines permanences et rendez-vous
prévus à Argenteuil :
-vendredi
14 août, de 11 h. à midi, carrefour Babou.
-samedi
15 août, de 10 h. 30 à midi centre cl cité Joliot-Curie.