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mardi 13 janvier 2026

AESH : les sénateurs, antiouvriers jusqu’au bout des ongles

Ils préfèrent les bas salaires

 

Avec la mutualisation, une situation qui s'est même encore dégradée
 

Le Sénat, avec le soutien du gouvernement, a rejeté une proposition de loi qui aurait accordé aux AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) un statut de fonctionnaire qui leur permettrait notamment de bénéficier d’une rémunération à temps plein. Aujourd’hui, 98 % des AESH ne travaillent que 24 heures par semaine en moyenne, pour un salaire ne dépassant pas 900 euros par mois.

         Le gouvernement comme les sénateurs refusent de payer davantage et de rendre moins précaire la condition de ces travailleuses qui permettent à des centaines de milliers de jeunes handicapés d’accéder à l’éducation, cela juge les discours sur l’école inclusive dont ils nous abreuvent. 

 

mardi 9 décembre 2025

Fauteuils roulants : le remboursement, un minimum !

Fauteuils roulants : le remboursement, un minimum !

Vingt ans après l’adoption, en février 2005, de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », Macron a annoncé que les fauteuils roulants seront désormais pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Publié le 03/12/2025

 


Pour toutes les personnes concernées, c’est évidemment une bonne nouvelle. Il était plus que temps, alors que c’était l’une des mesures réclamées par toutes les associations au moment où la loi handicap avait été discutée. Jusqu’à présent, la prise en charge de cet équipement, indispensable pour 1,1million de personnes au quotidien, relevait du parcours du combattant. Il leur fallait faire appel à au moins cinq organismes, voire plus, pour obtenir le financement, en tout ou en partie, de l’achat d’un fauteuil roulant. Et cette multiplication de dossiers auprès de la Maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH) pour obtenir une prestation de compensation du handicap (PCH), de la mairie ou encore du Centre communal d’action sociale (CCAS), n’aboutissait pas forcément à une prise en charge totale. Les handicapés devaient alors se débrouiller pour payer les quelques centaines, voire quelques milliers d’euros restant à leur charge.

Devant la presse, le gouvernement a reconnu le 28novembre que la situation était « injuste et indigne », ajoutant que « l’accès à la mobilité ne doit pas dépendre des moyens financiers ». Mais la prise en charge des fauteuils roulants n’est qu’un aspect de « l’accès à la mobilité », semé d’obstacles d’autant plus grands que les moyens financiers des personnes handicapées sont réduits. Car si la loi exige depuis 2005 que les lieux publics, les écoles, les transports soient accessibles aux personnes en fauteuil ou à mobilité réduite, on en est très loin ! L’accessibilité des logements est également un casse-tête. Des locataires de HLM en fauteuil après des accidents ou à cause de la progression d’une maladie, sont « prisonniers » de logements en étage dans des bâtiments sans ascenseur, faute de proposition alternative dans un parc HLM saturé. D’autres, propriétaires ou locataires de logements inadaptés, n’ont pas les moyens d’effectuer les travaux d’accessibilité nécessaires.

Macron et le gouvernement ne sont pas avares de déclarations sur les priorités sociales qu’ils se fixent. Ce qui manque à chaque fois pour les mettre en œuvre, ce sont les moyens.

                                          Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°2992)

 

lundi 24 novembre 2025

Argenteuil, handicap : aider à vivre la différence certes, mais avant tout le combat pour les moyens matériels et humains nécessaires

 

La question centrale des AESH

 

 

Une « quinzaine » sur le Handicap a lieu actuellement jusqu’au 3 décembre. Ma Ville consacre son dossier central sur ce sujet. Ce dernier commence par un constat : « 12 millions de Français vivent avec un handicap, dont 80% sont invisibles : troubles cognitifs, mentaux, psychiques, sensoriels » qui inaugure le premier article. » « Sensibiliser, comprendre, inclure : autant d’étapes pour construire une ville où la différence se vit naturellement » en est la conclusion.

         Que la municipalité et les services dédiés de la Ville fassent, ou pas, le maximum des possibilités à ce niveau, sera une question d’appréciation personnelle. Mais ne comptons pas sur la municipalité pour ouvrir le débat sur le sujet.

         Le problème est que la question dépasse totalement celle des choix et des moyens mis à sa disposition. Elle est une des questions sociales fondamentales qui relève de ce que la société est prête à mettre comme moyens pour qu’au-delà de l’aide pour faire « Vivre la différence » et « pour porter un autre regard sur le handicap », les personnes subissant ces handicaps puissent vivre réellement une vie humaine sur tous les plans.

         Aux côtés de la santé, de l’éducation, du soutien aux anciens, le handicap devrait être une priorité sociale absolue. Cela exige qu’une part notable des moyens humains et des moyens matériels nécessaires lui soient consacrée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans la réalité d’une société riche, mais où une part notable de cette richesse est accaparée et gâchée par une minorité pour des dépenses fastueuses et une spéculation sans frein.

         Pour en revenir à Ma Ville, il y manque vraiment un article sur la situation de l’intégration des enfants et adolescents subissant un handicap dans les établissements scolaires comme la loi l’exige. Pourtant l’évocation de la présence d’AESH revient à plusieurs reprises dans le dossier.

         Chacun sait que cette situation est aujourd’hui calamiteuse malgré le dévouement d’AESH sous-payées et surexploitées.

         Une municipalité soucieuse du Handicap, du sort des personnes et des familles, à défaut de donner une solution à un problème général, dénoncerait au moins la situation faite aux AESH. À défaut, Ma Ville aurait pu au moins consacrer un véritable article à ce sujet. DM