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lundi 6 juillet 2026

Chronique ouvrière de la canicule dans les entreprises. Ici, à Renault-Cléon

 Renault – Cléon : un vent de fraîcheur

Dès le lundi 22 juin en début d’après-midi, dans l’usine Renault de Cléon, il faisait 38 oC sur certains postes de la chaîne de montage du moteur M.

Publié le 01/07/2026

La hiérarchie ayant annoncé qu’il y aurait deux pauses chaleur sur l’ensemble de l’après-midi, c’était la goutte d’eau de trop ! Les travailleurs du Kitting ainsi que ceux de la logistique se mettaient en droit de retrait et rapidement, l’information circulait sur l’ensemble de la chaîne. Ainsi à 14 h 30, une quarantaine de travailleurs quittaient leur poste et mettaient par écrit leurs revendications : une pause toutes les heures, des ventilateurs, une diminution du temps de travail, une baisse de la cadence et des bouteilles d’eau.

En vue d’une rencontre avec le chef de département, des représentants étaient élus, un pour chaque secteur de l’atelier, mais le RH annonçait que le chef de département était tout à fait d’accord pour recevoir… les « représentants syndicaux ». D’où un vote et le refus des travailleurs : ils avaient déjà leurs représentants. Le chef de département céda sur la plupart des revendications, s’engageant à ce que tout soit mis en place… le lendemain. L’arrêt de travail dura donc jusqu’à la fin de l’équipe.

Le lendemain, la direction de l’atelier avait installé de gros refroidisseurs et des ventilateurs, les pauses étaient accordées, la chaîne tournait bien moins vite. Mais les bouteilles d’eau se faisant toujours attendre, les travailleurs se passaient le mot et s’organisaient pour cesser de nouveau le travail. En cinq minutes chrono, les chefs d’ateliers et les chefs d’unité ont alors ramené des dizaines de bouteilles.

Les travailleurs de la chaîne de montage ont donné le ton pour l’ensemble de l’usine. Toute la semaine, ceux de différents ateliers ont cessé le travail pour se faire respecter. Mercredi 24 juin, la direction de l’usine annonçait que le jeudi après-midi ne serait pas travaillé sur l’ensemble de l’usine. Pour ceux du montage, cette annonce était le résultat de leur démonstration déterminée.

Et voilà comment toute la semaine, un petit vent frais a pu souffler dans les ateliers.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3022)

samedi 27 juin 2026

Renault – Douai : produire plus, même dans la fournaise

 Renault – Douai : produire plus, même dans la fournaise

Publié le 24/06/2026

À l’annonce des prévisions de canicule, tous les syndicats ouvriers de Renault Douai ont appelé la direction à améliorer le « plan chaleur » qu’ils avaient eux-mêmes négocié deux mois plus tôt. Car ce plan a déjà révélé ses limites.

Lors de l’épisode de canicule du 21 au 30 mai, il y avait eu de nombreux malaises sur chaîne, et même sans débrayages le mécontentement avait été très sensible dans les ateliers. Les syndicats (FO, CGT, SUD, CFDT) se sont fait l’écho de ce que souhaitent les travailleurs : plus de pauses fraîcheur, ralentissement de la cadence, fins de poste plus tôt, de l’eau en permanence, autrement dit tout ce qui n’a pas existé en mai. Les syndicats appelaient à la grève, mais la direction a dit non à tout. Elle a expliqué que l’alerte n’était pas rouge dans le Nord mais seulement orange, et que donc tout allait bien… Elle a surtout insisté sur la nécessité de produire plus, et plus vite : en 2025, 156 000 véhicules sont sortis de l’usine. La direction en veut 225 000 en 2026. Donc, il n’est pas question de traîner ni d’arrêter plus tôt ! Et en avant pour une nouvelle hausse des cadences… sans personnel supplémentaire.

Mardi 23 juin, il a plu le matin et la température n’était « que » de 28°C, ce qui veut quand même dire 30°C dans certains ateliers. Mais la chaleur revient en force, les travailleurs rentrant pour l’équipe d’après-midi se disaient prêts à cesser le travail « si ça devenait insupportable ».

À 14 heures, pour éviter les débrayages, la direction a finalement accepté des pauses supplémentaires et une heure de départ anticipé à 35°C, prise sur les compteurs temps des salariés

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

mercredi 17 juin 2026

Guerres et bonnes affaires : pour Renault – Thalès, une raison d’être

Pour Renault, le militaire à tout va

  


Au salon Eurosatory, qui regroupe en région parisienne près de 2 000 exposants spécialistes de tous types d’armements derniers cris, Renault et Thales ont présenté le prototype d’un véhicule bardé d’instruments de communications, de mesures, d’analyse destiné à être une sorte de centre de renseignements et de commandement sur roues, pour l’armée française.

         Après la fabrication de drones, Renault cherche à profiter de plus en plus de l’argent déversé dans les budgets militaires : un retour aux origines de son expansion lors de la Première Guerre mondiale.

 

dimanche 14 juin 2026

Restructurations chez Renault : travailleurs Renault et prestataires, à Villiers-Saint-Frédéric, prendre ensemble l’initiative

 

Renault Yvelines : Renault doit payer

 

 

Mercredi 10 juin, la direction de Renault du site de Villiers-Saint-Frédéric, dans les Yvelines, a organisé un comité social et économique pour le projet : « relocalisation des activités, moyens et équipes de Villiers-Saint-Frédéric ».  En fait, c’est la fermeture du site qui est prévue d’ici fin 2026 et 2027.

         Ce site comprend 800 travailleurs, dont 300 travailleurs prestataires. La direction veut transférer les travailleurs au Technocentre, à Aubevoye et Lardy. En revanche, elle ignore totalement les prestataires. Quid de leur avenir ?

         Cette situation est scandaleuse. Toutes ces réorganisations vont bouleverser la vie de tous : des trajets plus longs, des déménagements, les horaires décalés pour les conjoints, les conséquences pour les enfants, des frais supplémentaires.

         Des salariés ont pris l’initiative de faire des t-shirts protestant contre la fermeture du site. Mercredi matin, Ils ont apostrophé les délégués CFDT et CGC, en désaccord avec eux. Une trentaine de salariés se sont invités à la réunion de la direction. Ensuite ils lui ont tourné le dos en leur montrant leurs t-shirts, et ils sont sortis. Plus d’une centaine de travailleurs se sont rassemblés à l’entrée du site. Des prises de parole ont rappelé que ce sont les travailleurs qui doivent s’organiser eux-mêmes, pour se mobiliser et faire payer la direction.

samedi 24 janvier 2026

Renault : la guerre de demain commence aujourd’hui

 

L’ennemi principal est dans notre pays

 

 

C’est maintenant officiel : le groupe Renault va se lancer dans la fabrication de drones dans les usines du Mans et de Cléon.

         Il ne s’agit pas de drones civils qui pourraient servir à de l’exploration ou à des sauvetages, non il s’agit bien de drones militaires qui serviront demain dans les combats qui sèmeront la mort comme on le voit dans les reportages sur l’Ukraine.

         Renault s’était déjà enrichi en fabricant des armes lors des deux guerres mondiales. Et évidemment les travailleurs de Renault n’ont jamais eu leur mot à dire dans ces décisions.

         On nous présente cela comme une préparation contre « le danger russe ». Mais le vrai danger ce sont les dirigeants va-t-en guerre et les capitalistes qui font du profit avec des engins de mort.