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dimanche 25 janvier 2026

Surendettement : l’explosion

 Surendettement : l’explosion

Publié le 21/01/2026

 

Selon la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement, qui a atteint 148 000, a augmenté de 10 % pour la deuxième année consécutive. Cela illustre la plongée dans la pauvreté d’une partie croissante du monde du travail.

Ces dossiers sont déposés par des personnes dans l’incapacité de faire face à leur dette et jugées par un tribunal. Celui-ci peut autoriser un rééchelonnement ou, dans certains cas, l’annulation de la dette.

Selon un bénévole d’une association d’aide aux surendettés, « jusqu’à présent, on traitait surtout le surendettement par rapport aux crédits qu’on ne pouvait pas rembourser, mais ce qu’on remarque de plus en plus aujourd’hui est une difficulté à affronter les charges journalières, loyer, chauffage, gaz, électricité… » Une perte d’emploi, le départ à la retraite, ou un simple arrêt maladie se traduisent par une baisse du pouvoir d’achat et plongent bien souvent des travailleurs dans la spirale de l’endettement.

Un ancien cheminot, à la suite d’un arrêt maladie, a par exemple vu son salaire tomber à 1 300 euros net alors que sa femme et lui doivent rembourser 3 600 euros par mois. Ayant déposé un dossier, il explique ainsi cette situation : « La chute de salaire, on commence à prendre des crédits, c’est un cercle vicieux. On se dit, non, on ne va pas y arriver, donc on reprend un crédit, mais en fait, ça nous augmente notre taux d’endettement. » Et bon nombre de vautours financiers se nourrissent des taux usuraires qu’ils peuvent imposer aux personnes surendettées.

Le gouverneur de la Banque de France s’est dit « attentif à l’augmentation inattendue du nombre de dossiers », mais surtout parce qu’il doit « mobiliser des effectifs supplémentaires pour y faire face ».

Pour qu’une telle descente aux enfers soit impossible, le minimum serait que chaque travailleur puisse vivre dignement de son salaire ou de sa retraite.

                                                   Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2999)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 25 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 26 janvier, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

vendredi 23 janvier 2026

Frais bancaires : le racket continue

Frais bancaires : le racket continue

Publié le 21/01/2026

En 2026, les frais bancaires devraient augmenter en moyenne de 3 %, d’après une étude publiée le 15 janvier par l’association de défense des consommateurs CLCV, qui se base sur les grilles de prix appliquées par les banques à partir du 1er février.

Ce sont les frais de gestion courante des comptes, forfaitaires, qui augmentent le plus, de 6 %, après une augmentation de 8 % en 2025. Leur tarif moyen, autour de 25 euros, est totalement indu. En effet, la gestion des comptes est très largement informatisée et ne coûte quasiment rien. Cela vaut d’ailleurs pour de nombreuses opérations, comme les très mal nommées « commissions d’intervention », qui ne sont que des factures, par exemple de 20 euros à chaque rejet de prélèvement chez certaines banques.

Il existe bien des lois qui plafonnent certains de ces frais bancaires, mais les plafonds sont si élevés que, dans les faits, ils ne protègent absolument pas les clients. Des ministres ont bien parlé, ces dernières années, de changer cela, mais rien n’a été fait.

Les frais bancaires représentent une importante source de profits, souvent plus de 40 % du revenu d’activité des banques de détail. Du racket pur et simple !

                                                      Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2999)

 

mardi 20 janvier 2026

Découvert bancaire et racket permanent

Travailler, mais ne pas pouvoir en vivre, le capitalisme !

 

Crédit photo : RawPixel

Un récent sondage confirme qu’avoir son compte bancaire à découvert au cours du mois est inévitable pour un quart des ménages en France. Et pour 10 % des familles, c’est dès la première quinzaine.

         Les agios, que les foyers dans le rouge se voient contraints de verser aux banques, sont une ponction de plus sur leurs revenus déjà insuffisants. Et ce n’est pas le durcissement prévu de la réglementation sur les découverts qui va y arranger quoi que ce soit.

         Engendrer avec une telle constance de la misère au milieu de l’opulence, c’est bien le capitalisme : il a fait plus que son temps !

 

vendredi 9 janvier 2026

Électricité : pseudo baisse et vraie hausse

 

-10 euros + 250 euros = ?

 

 


Le ministre de l’Économie a annoncé une baisse de 5 % de l’abonnement à l’électricité à partir du 1er février, soit environ 10 euros… par an. Quelle générosité ! Parallèlement, dès le 1er janvier, l’Arenh, mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de sa production à un prix fixé par l’État, disparaît. D’après l’UFC Que Choisir, cela va entraîner une augmentation de 250 euros supplémentaires par an pour un foyer ayant une consommation moyenne au tarif réglementé.

         Le calcul est vite fait : les factures vont de nouveau prendre un coup de tension.