Face à l’inflation : augmenter les salaires !
Vagues de froid, vagues de
sécheresse, pire : Covid, guerre en Ukraine, guerre au Moyen-Orient, marche à
la guerre généralisée… tout sert de prétexte pour augmenter les prix et tout
converge vers une nouvelle hausse brutale.
Publié le 18/03/2026
L’augmentation du coût de
production des composants électroniques expliquerait bien des augmentations,
dont les 30 % de hausse en cinq ans des réparations automobiles et des
multiples appareils utilisant ces composants. La spéculation liée à la guerre a
entraîné une hausse immédiate du carburant (pourtant stocké depuis des mois) et
de l’énergie, comme de tout ce qui est produit en utilisant gaz, électricité ou
fioul. Ainsi en va-t-il des emballages plastiques qui envahissent les rayons
alimentaires, mais aussi des produits de base.
Les pâtes augmentent parce que le
blé coûterait davantage aux céréaliers par suite de l’augmentation des prix du
fioul des machines agricoles et des engrais azotés, dont la fabrication est
très dépendante du pétrole. L’huile de tournesol augmente de près de 20 %, son
cours étant lié à celui des biocarburants, lui-même indexé sur le prix du
pétrole. La guerre au Moyen-Orient touchant notamment l’approvisionnement de
l’Europe occidentale en pétrole, l’explication est toute trouvée à la hausse de
bien des produits alimentaires de base.
Des Michel-Édouard Leclerc et
autres Dominique Schelcher, figures capitalistes de la grande distribution, en
profitent – publicité gratuite – pour se présenter comme les défenseurs des
consommateurs, poussant ceux-ci à multiplier leurs recherches de promotions,
avant de réduire leurs achats. Les ménages font des économies d’énergie
(13 à 14 % de baisse de consommation sur un an), à commencer par le
chauffage. Mais rien n’y fait vraiment. Dispersés, individualisés, otages en
quelque sorte, les consommateurs que sont les familles populaires ne peuvent
rien contre la hausse des prix.
En revanche, en tant que
travailleurs, en tant que salariés, ils sont en position d’exiger du patronat,
petit, moyen et surtout des groupes capitalistes qui dominent l’ensemble, que
les salaires augmentent au moins autant que l’inflation, en suivant la hausse
des prix.
Or c’est loin d’être le cas. Les
salaires sont quasiment bloqués depuis des années et, l’inflation les
grignotant impitoyablement, le pouvoir d’achat qu’ils permettent est en baisse.
Une statistique sur des accords salariaux, publiée mi- février, évalue à 1,73 %
la hausse moyenne des salaires programmée en 2026, calculée sur l’ensemble des
salaires brut de l’entreprise. Les chiffres sont en diminution constante depuis
quatre ans. Chez Renault, par exemple, alors que le groupe affiche des
résultats plus que confortables et paye des dividendes à l’avenant,
l’augmentation générale de l’année n’est que de 1 %, auquel peut s’ajouter, au
bon vouloir de la hiérarchie, 0,9 % d’augmentation individuelle.
C’est bien là qu’est le principal
moyen pour la classe ouvrière de lutter contre les conséquences des hausses des
prix : imposer par la lutte l’augmentation des salaires et leur indexation sur
les prix aux capitalistes richissimes.
Viviane
Lafont
Les prochaines permanences prévues à
Argenteuil :
-Aujourd’hui Vendredi
20 mars : de 15 heures à 16 heures, marché du Val-Nord - Et de 17 h.15
à 18 heures 15 au carrefour Babou.
Samedi 21 mars : -de 10 h. à 10 h.30 au
marché des Coteaux,
-de 11 h. à midi au marché de la Colonie,
-de 10 h.30 à midi, centre commercial Joliot-Curie.
Dimanche 22 mars, de 10 h.30 à 11 h.30, marché
Héloïse.