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mardi 16 septembre 2025

En Grande-Bretagne comme ici : une seule classe ouvrière

 

Une agression ignoble contre la fraction immigrée de la classe ouvrière

  


En Grande-Bretagne, une manifestation d’extrême droite contre l’immigration a rassemblé plus de 100 000 personnes à Londres. Alors que la crise frappe durement les classes populaires, les immigrés sont devenus depuis des années la cible des politiciens de tout bord, y compris la gauche au pouvoir. L’extrême droite surfe sur la vague et appelle carrément à des « déportations de masse ».

         C’est une agression ignoble contre la fraction immigrée de la classe ouvrière et une politique de division. En détournant contre cette cible la colère qui devrait viser les capitalistes, elle leur rend un grand service.

jeudi 14 août 2025

Migrants : à bas les frontières !

 

L'urgence d’une planète sans frontières et sans capitalisme

  


« Quand j'ai promis que je ne reculerai devant rien pour sécuriser nos frontières, j'étais sérieux », s'est félicité le Premier ministre britannique Keir Starmer jeudi 7 août, faisant allusion aux premiers placements en détention de migrants arrivés au Royaume-Uni sur des embarcations de fortune. Le traité franco-britannique, conclu en juillet dernier par Macron et Starmer, stipule en effet que les migrants ayant traversé la Manche par le biais de passeurs sont désormais expulsables vers la France.

Les dirigeants de l’Union européenne auront beau entourer leurs frontières de barbelés de plus en plus hauts, rien n’empêchera des femmes et des hommes de fuir les guerres et la barbarie provoquées par l’impérialisme lui-même. Liberté de circulation et d’installation pour tous !

mardi 24 juin 2025

Irlande du Nord : l’extrême droite derrière les émeutes racistes

 Irlande du Nord : l’extrême droite derrière les émeutes racistes

Lundi 9 juin à Ballymena, en Irlande du Nord, après l’inculpation de deux adolescents d’origine roumaine pour tentative de viol, une marche blanche a dégénéré en attaques violentes contre les domiciles de travailleurs immigrés.

Publié le 18/06/2025

Les violences se sont étendues les nuits suivantes à plusieurs autres villes, dont Belfast, la capitale. Sous prétexte de solidarité avec une victime d’agression sexiste, les émeutiers ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur des maisons habitées non seulement par des Roms récemment installés mais aussi par des travailleurs européens et asiatiques embauchés depuis des années comme « premiers de corvée » à l’abattoir ou à l’usine, en supermarché ou en Ehpad. La police, après avoir laissé faire, a fini par procéder à des arrestations, une fois devenue elle-même la cible des hooligans. Dans l’espoir de sauver leur peau, des familles ont affiché sur leur porte un drapeau britannique, d’autres ont fui précipitamment, tandis que des voitures et des commerces étaient également incendiés.

L’Irlande du Nord, province la plus pauvre du Royaume-Uni, est une poudrière. Travail précaire, délabrement des services publics : les problèmes sociaux y sont décuplés. Et si les étrangers n’y représentent pas plus de 4 % de la population, ils sont les boucs émissaires d’une extrême droite qui surfe sur la colère sociale en la détournant du véritable responsable de la misère, à savoir la bourgeoisie. Prenant une pose outragée, la ministre travailliste de l’Irlande du Nord a dénoncé des « violences insensées ». Mais le gouvernement Starmer qui, à l’instar de son prédécesseur conservateur, traite chaque migrant comme un criminel en puissance, est coupable lui aussi de ces exactions.

Ces émeutes visant à terroriser les travailleurs d’origine étrangère font écho à celles qui, en août 2024, avaient éclaté à Belfast – et dans une trentaine de villes anglaises – suite au meurtre au couteau de trois fillettes près de Liverpool par un jeune déséquilibré d’origine rwandaise. Elles rappellent aussi les attaques anti-migrants qui ont touché Dublin, capitale de la République d’Irlande, à plusieurs reprises depuis l’été 2023. À chaque fois, les rumeurs les plus folles au sujet des migrants, accusés de tous les maux à partir de tel ou tel drame monté en épingle, ont été répandues par la « fachosphère » via les réseaux sociaux. La mobilisation sur le terrain de militants d’extrême droite a fait le reste, les nombreux jeunes désœuvrés et prêts à en découdre constituant une masse de manœuvre hautement inflammable.

En Irlande du Nord, outre la main de l’agitateur britannique d’extrême droite Tommy Robinson, récemment sorti de prison, il est aisé de deviner celle des gangs unionistes, ces protestants fanatiques et mafieux, champions du maintien de la province au sein du Royaume-Uni : ils n’ont eu qu’à ressusciter les méthodes abjectes utilisées maintes fois entre 1968 et 1998 pour terroriser la population catholique. Liés plus ou moins discrètement à eux, les politiciens unionistes qui propagent la haine xénophobe en continu sont évidemment eux aussi responsables du récent déchaînement de violence. Il a suffi d’un post de l’un d’eux (le ministre chargé des questions sociales au sein du gouvernement de la province) pour révéler aux pogromistes l’adresse du centre de loisirs où s’étaient réfugiées les victimes des premières attaques, et offrir ainsi une nouvelle cible à leur rage.

Des rassemblements ont eu lieu pour dénoncer les agressions contre les travailleurs immigrés et leur famille. Reste que le terreau sur lequel prospèrent les apprentis fascistes est celui du capitalisme pourrissant, de plus en plus fertile. Les jeunes révoltés doivent trouver une issue et elle ne peut être que dans la révolution sociale.

                                                    Thierry Hervé (Lutte ouvrière n°2968)

mardi 10 juin 2025

L'armée avant la santé : en Grande-Bretagne… mais elle n’est pas la seule

 

Crever pour crever, quel que soit le lieu

 

Crédit photo : Simon Dawson (N° 10 Downing Street)

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré faire siennes les conclusions d’un rapport remis par trois « experts » recommandant une nouvelle hausse des dépenses militaires. Au nom de la prétendue « menace russe », il serait urgent pour le pays de consacrer au moins 2,5 % de son PIB à la défense et de se doter de sous-marins nucléaires et d’usines de munitions en plus.

         Le même Starmer explique, depuis le retour des travaillistes au gouvernement il y a onze mois, qu’il n’a pas les moyens d’investir dans le sauvetage du système de santé, et il taille dans les allocations aux retraités, aux malades, aux handicapés, aux plus pauvres en général.

         Entre la santé des marchands de canon et celle de la population, son cœur ne balance pas !