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dimanche 9 février 2025

Droit du sol : xénophobie décomplexée

 

Le seul but de cette propagande odieuse : faire oublier les vrais problèmes des classes populaires

 

 

Alors qu’à Mayotte la population se bat pour survivre sur l’île dévastée par Chido, les députés macronistes, LR et RN ont adopté une loi qui restreint encore plus durement l’accès à la nationalité française d’enfants nés sur le sol français.

         Engagés dans une surenchère xénophobe permanente, ces politiciens souhaitent remettre en cause ce droit du sol en métropole. La gauche crie au scandale, mais elle n’a jamais abrogé les lois Pasqua de 1993 et 1998 qui écornaient ce droit et pourrissent toujours la vie de nombreuses familles.

         Aucune de ces lois n’a réglé les problèmes des classes populaires : la misère, la vie chère et le chômage, à Mayotte comme ailleurs. Et pour cause, cette propagande odieuse qui divise les exploités n’a qu’un but : les faire oublier.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui dimanche 9 février, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 10 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

vendredi 26 avril 2024

Procès en terrorisme : intimidation et répression. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière qui vient de paraître

Procès en terrorisme : intimidation et répression

Publié le 24/04/2024

Coup sur coup, plusieurs militants syndicaux ou politiques ont été convoqués par la police, traînés devant les tribunaux et même condamnés pour « apologie du terrorisme », pour avoir simplement dénoncé la responsabilité d’Israël dans la violence que subissent les Palestiniens.

Jean-Paul Delescaut, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Nord, vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende par le tribunal de Lille. Relaxé de l’accusation d’« incitation à la haine », il a été condamné pour avoir rappelé dans un tract, au lendemain de l’attaque du 7 octobre par le Hamas, la responsabilité de l’État d’Israël dans l’oppression des Palestiniens et l’enchaînement de violence à Gaza. Le 20 octobre, il avait été arrêté brutalement à son domicile et placé en garde à vue.

Rima Hassan, candidate franco-palestinienne sur la liste LFI pour les élections européennes, est également convoquée par la police, le 30 avril, pour apologie du terrorisme. Elle est accusée de n’avoir pas suffisamment pris de distance avec le Hamas dans ses interventions où elle dénonçait les exactions de l’armée israélienne. Le 18 avril, une conférence de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan sur la Palestine a été interdite par le préfet du Nord sous le prétexte fallacieux que la sécurité des participants n’y aurait pas été assurée. D’autres militants ou personnalités politiques, de LFI, comme la présidente de son groupe à l’Assemblée, Mathilde Panot, du NPA ou de Révolution permanente sont convoqués, suite à des plaintes déposées systématiquement par des organisations sionistes comme l’association Jeunesse française juive.

Que des associations pro- israéliennes attaquent leurs adversaires politiques n’a rien d’étonnant. Mais, quand des procureurs de la République font le choix de donner suite à ces plaintes, quand des juges, comme celui de Lille, décident de condamner des militants syndicaux, quand des préfets interdisent des réunions ou des manifestations de soutien aux Palestiniens, cela devient une atteinte à la liberté d’expression, une tentative de faire taire ceux qui contestent le soutien de la France au terrorisme d’État d’Israël et dénoncent le massacre à Gaza. Macron peut bien déclarer, comme il l’a fait en toute hypocrisie après l’interdiction de la conférence lilloise de Mélenchon, qu’il est pour laisser ses adversaires s’exprimer, il sait pouvoir compter sur des préfets, des juges et des policiers pour museler les voix discordantes.

Cette répression inacceptable s’inscrit dans la campagne médiatique visant à justifier le soutien aux dirigeants israéliens et à présenter tous ceux qui les critiquent comme des défenseurs des dictateurs et du terrorisme. Elle est destinée à intimider toute la population pour la pousser à marcher au pas derrière la politique du gouvernement. Il faut refuser cette intimidation.

                                                 Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2908)

 

Ce soir

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

 

Aujourd’hui vendredi 26 avril : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 27 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 28 : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi 15, marché Héloïse ;

--Lundi 29 avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

samedi 14 octobre 2023

Droit international : droit du plus fort

Un droit reflet des rapports de forces mondiaux

 


Alors que le gouvernement israélien a ordonné le blocus complet de Gaza, privant d’eau, d’électricité et de nourriture plus de deux millions d’habitants de ce territoire surpeuplé, des organismes internationaux comme l’ONU et l’Unicef s’émeuvent de la catastrophe en préparation et en appellent au respect du droit international.

         Mais le droit international n’empêche pas les conflits qui ensanglantent la planète, car il n’y a pas d’arbitre impartial entre les États. Il est au contraire le reflet des rapports de forces mondiaux et, quand il n’est pas la voix directe de l’impérialisme, il est réduit à l’impuissance.