Un énorme gâchis pour la vie associative et collective
Initié en catimini par le maire
précédent (qui n’a jamais précisé comment il comptait, lui, s’y prendre), le
projet visant à liquider l’espace actuel Jean Vilar pour son urbanisation sous
forme d’une énorme verrue bâtie a été vécue comme une catastrophe par nombre
d’habitants. Liquidation du complexe communal des fêtes Jean Vilar, de son
grand parking, et de l’espace-jardin public boisé lui attenant.
La protestation s’organisa dès l’annonce du projet. Elle donna naissance au
Comité Jean Vilar. Dès le début, nous savions puisque j’en fus, que l’énorme
majorité de la population refusait cette destruction étonnante et irréversible
d’un des vestiges de l’ancienne « Île ». Le succès rapide de la
signature parmi les habitants de la pétition qui réclamait l’abandon du projet
indiquait qu’il n’y avait pas photo : 85% de la population était au bas
mot d’accord avec le Comité. Certes, ce refus ne s’est pas transformée en une
colère qui seule aurait pu faire entendre raison très vite aux édiles.
Au moment des élections municipales de 2020, la municipalité sortante fit mine
de geler le projet. Une fois installée pour un nouveau mandat, elle reprit de
plus belle la même voie, avec un projet modifié à l’extrême marge. À
l’occasion, elle n’eut de cesse de se gausser de ses adversaires, les
présentant comme des ringards, des nostalgiques, ou encore des
« Soixante-huitards » attardés. Elle ne voulut pas longtemps
comprendre que le Comité Jean Vilar continuait à exprimer le refus de la
population, alors même qu’un sondage qu’elle avait elle-même commandé avait
indiqué l’attachement profond des Argenteuillais à l’espace Jean Vilar et à
leur salle des fêtes.
Un an et demi avant les prochaines élections municipales, à la surprise de
tous, la municipalité abandonnait son projet. Elle le fit sans explications
pour la population, continuant à distillé son animosité envers le Comité Jean
Vilar, mais sachant sans doute que cette affaire serait pour elle une épine
plantée dans son bilan lors des élections municipales 2026.
En attendant, le complexe Jean Vila a été neutralisé, vidé d’une partie de ses
installations, livré au manque d’entretien. Cette situation a entraîné la
disparition d’un évènement majeur de la vie locale et de sa réputation, Les
Cinglés du cinéma. Elle a conduit deux évènements parmi d’autres, mais de haut
apport associatif particulier, le Salon des numismates et le Salon du Livre et
des Lecteurs, à aller trouver dans la difficulté un refuge ailleurs.
Ce bilan calamiteux n’est nulle part évoqué dans le Bilan de la municipalité.
On comprend pourquoi. DM (Extrait
du blog « lo argenteuil » du 11.8.25.)