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dimanche 26 avril 2026

Aides familiales Somme : assez des salaires de misère !

 Aides familiales Somme : assez des salaires de misère !

Mercredi 14avril, les aides familiales employées par Valloires Domicile, dans la Somme, étaient en grève. Entre les horaires, les salaires et laide au carburant dérisoire quelles perçoivent, les raisons saccumulent pour faire monter la colère.

Publié le 22/04/2026

Valloires Domicile, association financée par le conseil départemental, intervient auprès de personnes âgées ou malades. Les 80 aides, indispensables au maintien à domicile de ces personnes, font des kilomètres dans les villages autour de Crécy-en-Ponthieu dans leur véhicule personnel. L’explosion des prix du carburant rend cela de plus en plus dur. Tous les contrats sont à temps partiel, mais l’amplitude des horaires de travail fait que la journée peut commencer à 7 heures pour se terminer à 21 heures, avec de nombreuses coupures. Le tout pour des salaires qui ne dépassent pas les 1 100euros.

Depuis des années, l’indemnisation est bloquée à 0,38 euro du kilomètre et à une somme bien insuffisante pour remplir le réservoir. D’autant que les trajets sont calculés au plus juste, du panneau de sortie d’une commune au panneau d’entrée dans l’autre, et tant pis pour celle qui doit se rendre dans un domicile à plusieurs kilomètres de là !

Par ailleurs, la direction, qui se donne beaucoup de mal pour payer le moins possible, imagine des plannings qui permettent de réduire encore une indemnisation déjà dérisoire. Lors du rassemblement, une travailleuse en a témoigné : « Les prix de l’essence augmentent, mais pas nos indemnités kilométriques ni nos salaires. Lundi, j’ai parcouru 54 kilomètres et seuls dix vont m’être payés ! »

À une vingtaine avec leurs soutiens, les grévistes se sont rassemblées pour réclamer l’augmentation des salaires et de l’indemnisation kilométrique ainsi qu’une organisation des horaires en deux équipes, 7 h-14 h et 14 h-21 h. La direction profite en effet des journées à rallonge imposées aujourd’hui pour rajouter des interventions au dernier moment, menaçant les employées de sanction disciplinaire si elles les refusent. La directrice a eu le culot de se justifier en disant que, si les travailleuses avaient un rendez-vous médical et présentaient un justificatif, on ne leur donnait pas d’intervention supplémentaire. Voilà ce qu’il en est de la « liberté » de ces travailleuses durant leurs temps de coupure !

Le président de l’association a fait étalage de son incompétence, se renseignant auprès des travailleuses pour connaître la différence entre le mode prestataire, où l’on est employé de la structure, et le mode mandataire, où elle n’est qu’un intermédiaire. Quant à la directrice, elle a affirmé être « à l’écoute » des salariées. Cette écoute ne remplira pas les réservoirs des salariées et elles réclament un conseil d’administration extraordinaire pour discuter sérieusement de leurs revendications.

                                                                                      Correspondant LO

jeudi 16 avril 2026

Hausse des carburants : Les salaires aussi doivent être en hausse permanente

Ne comptons que sur nous-mêmes

 

 

"Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés. Le gouvernement y veillera". C’est ce qu’avait annoncé Lecornu au moment de l’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient, et alors que le prix du baril était annoncé à la baisse. Résultat : le prix du litre de gazole a bien baissé… de 6,5 centimes. Une sinistre blague, juste le temps que l’annonce du blocus d’Ormuz par Trump fasse repartir les prix à la hausse !

         Pour s’en sortir, une seule solution : augmenter les salaires et les indexer sur les prix, à commencer par ceux du carburant. Mais pour l’imposer, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

 

lundi 13 avril 2026

Inde : grèves pour les salaires

En Inde comme partout, la grève, l’arme des travailleurs

 

 

En Inde, les ouvriers de l'automobile se battent pour des augmentations de salaires et refusent de subir les conséquences de la fermeture du détroit d'Ormuz. Les prix du gaz, et donc de la nourriture, ont augmenté de manière phénoménale en quelques semaines. Des ouvriers ont même déserté les usines pour retourner dans leur village, leurs salaires ne leur permettant plus de vivre.

         Confronté à une vague de grèves et de manifestations, le patronat a fini par reculer : dans l'État de l'Haryana, où sont concentrées de nombreuses usines automobiles, les ouvriers ont imposé une hausse de 35 % du salaire minimum, le portant à 165 dollars mensuels.

         En Inde comme ici, quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre !

 

samedi 11 avril 2026

Une grève dans le chocolat : des profits à 80%, des miettes de cacao pour les travailleurs

 Perpignan : Les travailleurs de Cémoi en grève pour les salaires

Publié le 10/04/2026

Le groupe CEMOI rassemble plusieurs entreprises agroalimentaires spécialisées dans la production de chocolat et de confiseries, et possède une quinzaine d’établissements dans le monde, dont 9 usines et deux entrepôts en France.

En 2025, CEMOI a dégagé 192 millions d'euros de bénéfices, en hausse de 35% par rapport à 2024, mais pour la direction il n'était pas question de lâcher autre chose que des miettes aux travailleurs.

Lors des négociations salariales annuelles, la direction a annoncé la couleur : 0,9% d'augmentation générale (moins de 30 euros), des augmentations individuelles selon le bon vouloir des chefs et limitées à 0,4 %, et seulement 150 euros de prime annuelle.

Avec l'augmentation du coût de la vie que chacun peut mesurer, autant dire que le compte n'y était pas du tout.

C'est un sentiment d'indignation que les travailleurs ont ressenti face à l'intransigeance patronale, qui campe sur ses positions et pleure la bouche pleine, les revendications portant notamment sur 1,7 % d’augmentation générale et 1500 euros de prime.

C'est dans ce contexte que l'appel à la grève des syndicats de l'usine de Perpignan (environ 400 salariés) à compter du mardi 07 avril a rencontré un écho favorable auprès des travailleurs de la production, mais aussi ceux du siège social, installé à quelques kilomètres.

Et depuis mardi, la majorité des travailleurs des trois équipes de semaine sont en grève. La détermination est certaine, et les travailleurs discutent en AG de l’organisation de leur mouvement. Un piquet de grève a été mis en place, de même qu’une caisse de grève. La  reconduction de la grève a été voté jeudi pour vendredi.

jeudi 2 avril 2026

Ehpads :Travail précieux, salaires honteux ! À l’Ehpad privé Les Feuillants (Vienne) comme partout ailleurs

 

Les primes ne feront jamais le salaire

 

 

C’est par ce slogan que les travailleuses de la maison de retraite des Feuillants, située à Poitiers, ont manifesté leur exigence d’avoir une véritable augmentation salariale. La direction, pour la leur refuser, a usé d’une entourloupe en intégrant la prime Ségur dans le calcul du taux horaire, gonflant artificiellement celui-ci. Las, bien conscientes que la prime ne fait pas le salaire, ces travailleuses ne s’en sont pas laissé conter et se sont mises en grève six jours fin février, pour reprendre leur mobilisation depuis le 23 mars face au refus de la direction de négocier.

         Celle-ci a usé de toutes les cordes de l’intimidation pour faire cesser le mouvement : recours à un huissier, à l’intérim pour remplacer les grévistes, à la fin de contrat de travailleuses en CDD grévistes (pourtant prévues au planning avant la grève), dépôt de plainte contre une élue PCF solidaire,…

         Propriété de la holding Vivalto Partners, qui compte comme investisseurs la BNP, le Crédit agricole, etc., et dont un dirigeant affichait une fortune de 200 millions d’euros, ce n’est pas l’argent qui manque pour rémunérer dignement ces travailleuses dont les métiers sont utiles à la collectivité.

         La mobilisation a essaimé vers deux autres Ehpad du département et gagne en sympathie dans la population. Contrairement aux actionnaires, qui s’enrichissent du travail des autres, ces travailleuses n’auront pas volé leur augmentation.