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vendredi 21 mars 2025

Salaires : l’action continue à Safran-Villaroche

 Safran – Villaroche : la lutte pour les salaires continue

Les débrayages et actions quotidiennes se poursuivent à Safran Villaroche, en Seine-et-Marne. La direction, dans le cadre des négociations annuelles, campe sur sa proposition de 42 euros d’augmentation pour les plus bas salaires.

Publié le 19/03/2025

 

De simple protestation au début, le mouvement s’est renforcé et les grévistes sont déterminés autour de leur revendication de 100 euros net d’augmentation minimum. Les bénéfices de Safran ont été de trois milliards en 2024, en hausse de 50 %, ses actionnaires ont vu leurs dividendes augmenter de 32 %, que les salariés comparent à leur 2 %. Le groupe a même consacré 5 milliards uniquement à acheter ses propres actions, afin d’en faire monter les cours. Profitant d’un contexte de plus en plus guerrier, celles-ci ont encore augmenté de 25 % en trois mois.

Après la journée de grève du 5 mars à l’appel de la CGT et FO, qui avait vidé les ateliers dès le 6, certains avaient enchaîné sur une ou deux journées de grève supplémentaires. Et dès le lundi 10, les ouvriers en équipe décidaient d’eux-mêmes de débrayer quotidiennement une heure. Depuis, autour de 150 travailleurs par équipe se rassemblent et agissent chaque jour : manifestation sur le site en appelant les autres travailleurs des ateliers et bureaux à les rejoindre, diffusion d’un tract à la sortie de la normale à la gare routière, irruption dans une réunion du CSE et visites dans plusieurs bâtiments du site se succèdent. Les travailleurs en ayant assez des chefs qui tournent comme des mouches autour des assemblées, ils ont trouvé la solution en se réunissant dans des locaux fermés. Une cadre de direction a bien tenté de les en faire sortir, mais les huées l’ont convaincue que c’était plutôt à elle de s’en aller.

Inquiète de l’enracinement du mouvement, la direction a d’ailleurs proposé une rencontre avec des grévistes… pour finalement faire savoir qu’elle ne lâcherait rien sur les salaires.

Lundi 17 mars, quelques salariés de l’équipe du matin ont proposé un tract signé des travailleurs en lutte, soutenus par FO et la CGT, et qui a été adopté par l’assemblée : « Nous exigeons 100 euros minimum. Ouvriers, techniciens, ingénieurs et cadres, rejoignez-nous dans le mouvement ! » Pour entraîner les salariés de la normale, mardi 18 mars, une centaine d’ouvriers du matin étaient avec leur banderole sur le rond-point d’arrivée des voitures et des bus et ils prévoyaient de diffuser ensuite leur tract à la cantine.

La CGT de Villaroche, qui soutient et aide la lutte, a prévu un rassemblement au siège à Corbeil jeudi 20 à midi : cela a été approuvé par les assemblées de travailleurs des deux équipes, qui s’y retrouveront ensemble pour s’adresser à ceux de l’usine de Corbeil. La peur que la direction peut avoir d’une contagion est le meilleur atout du mouvement.

                                                     Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2955)

vendredi 14 mars 2025

Groupe Safran : mobilisation pour les salaires

Groupe Safran : mobilisation pour les salaires

La direction de Safran a communiqué aux syndicats ses décisions d’augmentation de salaires pour l’année 2025. Les montants dérisoires ont provoqué des réactions dans l’ensemble des sites du groupe, les syndicats appelant à des réunions d’information, à des débrayages et à des rassemblements.

Publié le 12/03/2025

 

Au bout de quelques semaines, la direction n’a quasiment rien changé à ses annonces : on est maintenant autour de 1 % d’augmentation générale, avec un minimum à 42 euros brut, et un budget de 1,5 % pour les augmentations individuelles, promotions, ancienneté, etc.

À l’usine de Villaroche, mardi 4 mars, des heures d’information syndicale ont réuni autour de 1 000 salariés, et le lendemain la grève a rassemblé plus de 500 personnes qui ont manifesté dans l’usine. Une centaine de grévistes d’autres sites, principalement de Corbeil, étaient venus les rejoindre. Les ateliers sont restés déserts toute la journée. Les deux jours suivants, la production a été sérieusement ralentie, certains grévistes étant restés à la maison tandis que d’autres, venus sur le site, se rassemblaient au bâtiment Montage et manifestaient.

Lundi 10 mars, des heures d’information syndicale se sont à nouveau tenues, mais elles n’ont cette fois regroupé quasiment que des travailleurs des ateliers. Des débrayages et des rassemblements quotidiens ont été décidés. Des actions similaires sont également prévues sur d’autres sites. À l’usine de Commercy, dans la Meuse, qui emploie autour de 200 personnes à la fabrication d’aubes de moteurs, la grève est totale depuis le 5 mars, avec piquet de grève à l’entrée du site.

Bien que certains syndicats du groupe aient signé l’accord, le mécontentement est général devant les augmentations ridicules proposées, et dans le bâtiment Montage, beaucoup veulent poursuivre les actions. La CGT ayant avancé le chiffre de 100 euros d’augmentation dans un tract, cette somme est reprise par les grévistes.

Les profits réalisés par Safran sont énormes et représentent 40 000 euros par salarié, mais la direction, en phase avec la politique de l’ensemble du patronat et du gouvernement, ne veut rien lâcher.

Leurs discours sur les efforts à faire dans un contexte de concurrence internationale et d’escalade guerrière n’ont pas empêché les travailleurs de se mobiliser et de relever la tête.

                                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2954)

 

mardi 11 mars 2025

Thalès, colère sur les salaires à Cannes-Thales Alenia Space

 

Lutter pour une vraie hausse des salaires

 

 

Jeudi 6 mars, plusieurs centaines de travailleurs de l’usine Thales Alenia Space de Cannes ont débrayé dans l’après-midi et sont partis en cortège dans la zone industrielle alentour. Il y a de quoi être en colère : la direction ne propose aucune augmentation dans les négociations salariales ! D’un autre côté, les actionnaires se mettent plus de deux milliards d’euros de dividendes dans les poches et l’action Thales s’envole avec les perspectives de contrats d’armement qui se concrétisent sur fond d’explosion des budgets militaires, et de l’autre rien pour les travailleurs qui, eux, produisent.

         Les travailleurs de Thales ont bien raison de se mobiliser pour de vraies augmentations !

dimanche 9 mars 2025

Thalès - Toulouse : le retour du jeudi de la colère !

Prendre sur les profits

 

 

La direction comptait sur les vacances pour que la mobilisation se calme et faire passer des augmentations salariales de seulement 2%. C'est raté.  Sur le site Eisenhower, mardi 4 mars, plus d'une centaine de travailleurs ont débrayé pour manifester dans les différents bureaux. Le jeudi 6, les syndicats appelaient à la grève. Ce sont 180 salariés qui se sont retrouvé devant l'entrée du site pour montrer leur colère. Ils ont affirmé leur volonté de reconduire le mouvement jeudi prochain, des regroupements communs avec Thalès Alenia space sont prévus.

         Les syndicats revendiquent 3,5 % d'augmentation. C'est très raisonnable comparé aux résultats exceptionnels du groupe : 870 millions d'euros versés en dividendes et rachat d'actions, 12% d'augmentation du chiffre d'affaire, des carnets de commande pleins... les travailleurs de Thalès ont mille fois raison de se mobiliser !