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mardi 27 janvier 2026

Michelin : Mépris salarial

 

Ils sont vraiment gonflés

 


Débrayage devant l'usine de la Combaude en 2024

Le résultat des réunions sur les salaires vient de tomber : ce sera seulement 1% d’augmentation générale pour les ouvriers et rien pour les autres salariés. Alors que certains techniciens ou cadres avaient déjà eu zéro l’an passé. Grand seigneur, Michelin ose prétendre ainsi « préserver les premiers niveaux de rémunération ».

         Par contre, les actionnaires se sont partagé 1,649 milliard d’euros en 2025. Et sur deux ans, ce sont plus de trois milliards d’euros qu’ils ont empoché.

         Les bénéfices 2025 du groupe ne seront connus que mi-février, mais il a déjà annoncé qu’il avait mis 2,1 milliards de côté (appelé cash-flow).

         Ce mépris suscite des réactions. Des débrayages ont eu lieu vendredi, notamment à l’usine de Cataroux ou à celle des Gravanches. Et plusieurs discutent comment remettre cela cette semaine.

lundi 19 janvier 2026

Grève : Quand Les Echos se mettent en grève…

Pour les salaires, par la grève lui répondit l’écho

 

La force des travailleurs c’est la grève

La rédaction du journal patronal Les Echos, propriété du groupe LVMH, était en grève le 16 janvier, pour revendiquer une hausse de salaires. Ses journalistes ont voté cette action à la quasi-unanimité, exprimant leur écœurement face au mépris de leur patron Bernard Arnault qui, du haut de ses milliards, leur propose une revalorisation salariale qu’ils jugent insultante.

         L’arme de la grève ne serait donc pas un « chantage insupportable » ni une « prise d’otages » ? Les plumes des Echos s’en souviendront-elles quand elles couvriront les prochaines grèves de cheminots ou d’éboueurs

 

vendredi 16 janvier 2026

Salaires : une lutte d’ensemble s’impose

 

Salaires : une lutte d’ensemble s’impose

Publié le 14/01/2026

 

 

Selon une enquête menée par une officine patronale auprès de 944 sociétés établies en France, 71 % des entreprises envisagent en 2026 d’accorder à leurs salariés exclusivement des augmentations individuelles « au mérite, promotionnelles ou exceptionnelles », un nombre doublé par rapport à l’année dernière.

Même si ce chiffre est à prendre avec précaution, cela signifie un progrès de la politique du « diviser pour régner », comme si le salaire était une récompense individuelle réservée aux plus méritants au gré de la hiérarchie. Et tant pis pour celles et ceux qui tombent malades, ou tout simplement n’arrivent pas à tenir la cadence, la fréquence des appels téléphoniques ou le nombre de dossiers à traiter ! Les chefs, ou managers dans le langage patronal, ont le feu vert pour agiter la carotte et accroître la pression, aux dépens des conditions de vie de chacun. De cette concurrence accrue entre travailleurs, il s’ensuit, comme l’écrivait Karl Marx à propos du salaire aux pièces, « une élévation de salaires individuels au- dessus du niveau général qui est accompagnée d’une dépression de ce niveau lui-même ».

Le capitalisme use toujours des mêmes méthodes de division. Les travailleurs doivent lui opposer la solidarité entre exploités, l’organisation et la mobilisation pour imposer que les salaires augmentent en suivant la hausse des prix.

                                                       Jean Sanday (Lutte ouvrière n°2998)