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dimanche 30 août 2026

Retraites : le RN prépare l’après-promesse

 Retraites : le RN prépare l’après-promesse

Les dirigeants du RN entretiennent un savant flou sur leurs projets en matière de retraites. C’est qu’il leur faut à la fois gagner des voix parmi les travailleurs et rassurer le patronat sur leurs intentions réelles.

Publié le 26/08/2026

 

Il y a quelques mois, Bardella avait pris ses distances avec les promesses de Le Pen de revenir sur la réforme Macron. « Le système des retraites aujourd’hui n’est pas soutenable sur le plan économique », affirmait-il en mai, ajoutant que « l’âge de départ ne veut rien dire » et que seul devait compter le nombre d’années cotisées.

Depuis juillet, Le Pen a repris la main. Elle dit vouloir supprimer les 64 ans de la réforme Macron et permettre un départ à taux plein à 60 ans avec 40 annuités pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans. Mais pour ceux, très nombreux, qui ont commencé plus tard, l’âge et la durée de cotisation augmenteraient progressivement. Ainsi, avec 42 annuités, quelqu’un ayant commencé à 25 ans devrait travailler jusqu’à 67 ans.

De plus, Le Pen affirme que sa réforme « part du principe qu’on n’est pas assez à travailler en France ». Pour que son financement soit viable, il faudrait que le taux d’activité augmente, que les jeunes entrent plus tôt dans la vie active et que les seniors ne se retrouvent pas au chômage ou en invalidité. Mais ce n’est pas le président de la République qui décide de cela, ce sont les patrons ! Élue, Le Pen ne déciderait pas davantage que les gouvernements précédents quels salariés les entreprises embauchent, gardent ou licencient.

En fait, Le Pen avance déjà les justifications qui pourraient lui servir, si elle était élue, à expliquer qu’il n’y a plus assez d’argent dans les caisses et qu’il faut finalement travailler davantage. Cette valse-hésitation permet au RN de faire miroiter aujourd’hui la retraite à 60 ans à une partie des travailleurs, tout en donnant des gages au patronat.

                                                       Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3030)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 30 août : de 11 h. à midi au marché Héloïse.

jeudi 23 octobre 2025

Retraites complémentaires : mesure de rétorsion ridicule du patronat

Des caisses pourtant pleines

 

 

Les retraites complémentaires des salariés du privé seront gelées jusqu’au 31 octobre 2026. Le patronat a refusé l’augmentation pourtant dérisoire de 1 % que demandaient les syndicats. Il prend pour prétexte la suspension de la réforme des retraites : si elle est confirmée, elle permettra à des travailleurs de partir un peu plus tôt, et il faudra donc leur verser un peu plus en retraite complémentaire.

         Les caisses de l’Agirc-Arrco, qui gère ces prestations, sont pleines. Mais pour le patronat, il faut dès à présent reprendre de la main droite beaucoup plus que ce qu’il devra peut-être concéder de la main gauche.

 

dimanche 19 octobre 2025

Retraites : le bal des hypocrites

 Retraites : le bal des hypocrites

Lors de sa nomination, Bayrou s’était assuré de la non-censure du PS en échange de l’ouverture du « conclave sur les retraites ». Une fois celui-ci disparu, le PS ne pouvait rejouer la même pièce qu’en faisant monter les enchères.

Publié le 15/10/2025

Le PS a donc réclamé pour prix de sa complicité la « suspension » de la réforme des retraites.

Il s’agirait de reprendre la proposition de la CFDT qui est de stopper la hausse de l’âge minimum de départ à la retraite pendant 18 mois, jusqu’à la prochaine présidentielle. En échange, une nouvelle discussion serait organisée avec les « partenaires sociaux ». Elle ne pourrait déboucher, comme toutes les autres, que sur de nouveaux reculs. Ainsi la loi Touraine, ministre socialiste de Hollande, qui prévoit de porter progressivement la durée de cotisation à 43 ans, s’appliquerait de nouveau.

On n’entendra pas la CFDT s’en offusquer, ses dirigeants soutenant ouvertement l’augmentation de la durée de cotisation. Ils se déclarent même d’accord avec l’idée de laisser les pensions décrocher par rapport à l’inflation.

La dirigeante de la CGT, Sophie Binet, n’a pourtant rien trouvé de mieux qu’affirmer – contre toute évidence – que « la suspension ne pouvait être qu’une étape vers l’abrogation », invitant Macron à « revenir à ce pour quoi il a été élu », à savoir « faire barrage à l’extrême droite et répondre à l’urgence sociale », comme s’il y avait la moindre illusion à se faire sur la politique que Macron, ce serviteur de la bourgeoisie, pouvait mener !

Les travailleurs n’ont rien à attendre de cette comédie autour de la question des retraites. Les représentants de la bourgeoisie, de droite comme de gauche, se préparent en réalité à s’attaquer aux retraités, à diminuer les pensions en les gelant. Et pour s’y opposer, la lutte ne se livrera pas au Parlement, mais dans la rue et dans les entreprises.

                                                          Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2985)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 19 octobre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 20 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

jeudi 16 octobre 2025

Suspension des retraites : l'enfumage

Des sacrifices pour les classes populaires toujours en vue

 

 

Pour ne pas être censuré par les députés du PS, Lecornu a prononcé les mots magiques : il « suspend » la réforme des retraites. Mais suspension n’est pas abrogation. Outre que la réforme pourra être réactivée après le 1er janvier 2028, lors des nouvelles discussions annoncées, les travailleurs seront sommés de travailler ou de cotiser plus.

         Et dans le reste du budget gouvernemental, il y a la baisse des pensions des retraités actuels relativement à la hausse des prix, la hausse des franchises médicales, etc.

         Macron, Lecornu et la bourgeoisie n’ont pas du tout renoncé à imposer des sacrifices aux classes populaires.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 17 octobre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 18 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix         ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan ;

-dimanche 19 octobre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 20 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

lundi 6 octobre 2025

Lecornu se moque des femmes

 

+2 -1= 1 de plus dans tous cas

 

 

Lecornu toujours en recherche d’appuis ou au moins d’abstentions bienveillantes à l’Assemblée pour faire passer son budget, vient d’envoyer aux syndicats un courrier pour annoncer une « mesure relative à l’amélioration de la retraite des femmes ». La pension des mères de familles serait calculée sur les 24 meilleures années pour celles ayant un enfant ou les 23 meilleures pour celles ayant deux enfants ou plus, au lieu des 25 meilleures.

         Au regard des deux ans de vie volés en reculant la retraite à 64 ans, ces miettes « accordées » aux femmes sonnent comme un crachat. La seule réponse que cela mérite : mobilisation et colère.