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dimanche 2 août 2026

Argenteuil, incendie chez Greenrécup, la pollution catastrophique sur la région n’avait pas besoin de cela

 

Maîtriser les localisations industrielles = renverser le capitalisme

  



Un très important incendie a détruit dans la nuit de vendredi à samedi l’entreprise Greenrécup, une entreprise majeure de récupération de déchets dont des déchets industriels dangereux, installée à Argenteuil dans la zone industrielle du Val, non loin de Sartrouville. 156 pompiers auraient été mobilisés pour réussir à éteindre le sinistre.

         Première constatation. Nulle information sur le site de la Ville, alors que des odeurs, et donc des particules continuent à circuler comme me le rappelait une proche de Lutte ouvrière du bout de la rue du Perreux, proche donc du sinistre dont la bronchite ne va pas de cette façon s’arranger. Un élu de permanence devait pourtant être sur place, comme il se devrait en tout cas.

         Deuxième constatation, si l’on regarde sur internet, ce ne sont pas les entreprises de traitement de déchets sur la Ville qui manquent, et c’est un problème.

         C’est un problème qui s’ajoute à ceux occasionnés par la proximité des unités importantes de traitement des déchets du port de Gennevilliers. Je rappelle que la zone d’Argenteuil-Gennevilliers est une des plus polluées d’Europe, au vue également de sa situation en bord de cuvette parisienne.

         Les particules fines générées par ces déchets, leur transport, leur emmagasinement et leur traitement sont un danger potentiel radical pour la santé de tous. Mais sous le capitalisme avec ses corollaires de décisions pour l’essentiel privées des localisations, non déterminées par les intérêts de la population, ces risques sont une donnée seulement très marginale. DM

lundi 20 juillet 2026

Pont de Gênes : des condamnations, mais un système qui perdure

 

La loi du profit

 

Pont Morandi à Gênes en 2012

Le procès de l’effondrement du pont de Gênes, en 2018 en Italie, qui avait fait 43 morts, vient de s’achever. L’enquête a montré que l’effondrement avait été provoqué par un défaut d’entretien du pont, et aurait donc pu être évité. Sur 53 accusés, 32 ont été condamnés à des années de prison, pour la plupart d’anciens cadres de la société gestionnaire du viaduc, ou encore un ex-cadre du ministère de l’Infrastructure et des Transports italien.

Si pour une fois des dirigeants d’entreprise et leurs relais complaisants dans l’appareil d’État ont été condamnés, le système économique qui pousse à faire toujours plus de profits quelles qu’en soient les conséquences, lui, n’était pas sur le banc des accusés. Et cela prépare malheureusement d’autres catastrophes.

dimanche 10 mars 2024

SNCF, catastrophe ferroviaire d'Erckwersheim : procès d’une catastrophe où les lampistes risquent gros

 

Ordres d’en haut, sanctions en bas ?

 


Le procès de la catastrophe ferroviaire d'Erckwersheim, où onze personnes ont trouvé la mort en 2015 lors d'un essai en « survitesse » d'une nouvelle ligne grande vitesse, s'est ouvert.

         Un rapport a confirmé que l'ordre de pousser la vitesse à 255 km/h au lieu des 176 km/h imposés dans cette partie de la voie était venu d'en haut. Le conducteur n'était pas informé du niveau de survitesse, ni qu'on lui demandait ainsi de franchir les limites techniques supportées par la voie. La seule responsable est la direction de la SNCF, en recherche permanente d'économies incompatible avec la sécurité.

         Or bien que la SNCF et ses filiales Réseau et Systra soient mises en examen et risquent des amendes, les seuls accusés qui pourraient être condamnés à de la prison sont le conducteur, le cadre traction qui l'accompagnait et un expert de Systra. La loi est bien faite pour éviter de tels désagrément aux PDG et actionnaires d'entreprises coupables...