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vendredi 19 juin 2026

Migrants : l'Europe sous-traite la détention

 

Une politique digne de l’esclavagisme

 

Traduction : « Des conditions cauchemardesques »

Le Parlement européen vient d'approuver la possibilité pour les pays de l’UE de nouer des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l'Europe. Les personnes déboutées du droit d'asile, refusées par leur pays d'origine, y seraient envoyées, en procédure accélérée.

         C'est un pas de plus dans la répression des migrants.

samedi 30 mai 2026

Migrants : Centres de rétention : il faut les fermer !

 Centres de rétention : il faut les fermer !

Plusieurs associations dénoncent l’augmentation de la durée d’internement dans un centre de rétention administratif (CRA), alors que le Sénat a approuvé le 20 mai un texte sur la possibilité de l’augmenter encore.

Publié le 27/05/2026

En 2025, les personnes enfermées dans les vingt-deux centres de rétention situés en France hexagonale ont été plus nombreuses (16 467) qu’en 2024 (16 228), selon le bilan annuel publié par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant pour informer ces personnes sur leurs droits. Mais surtout, la durée moyenne d’enfermement s’est allongée : elle a été d’un peu plus de trente- trois jours, contre près de dix-sept jours en 2020.« Plus de quarante ans après l’ouverture des premiers centres de rétention administrative (1984), l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus préoccupantes pour les droits des personnes étrangères privées de liberté », estiment les associations.

Le texte discuté au Sénat, soutenu par le gouvernement, prévoit d’allonger de trois à sept mois (soit deux cent dix jours) la durée maximale en CRA pour les personnes condamnées par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. C’est évidemment une façon particulièrement insidieuse et révoltante de mettre un trait d’égalité entre les migrants, les sans-papiers et les délinquants, voire les personnes dangereuses. Cette mesure pour laquelle Bruno Retailleau s’est agité lorsqu’il était au gouvernement avait pourtant été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée.

Le seul crime de ces prisonniers est de vouloir survivre en fuyant la misère de leur pays, misère dont l’impérialisme français fait partie des responsables. Il faut la fermeture de tous les centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers !

                                                            Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3017)

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

jeudi 21 mai 2026

Argenteuil, Val d’Oise, comme ailleurs, les difficultés de la « régularisation »

 

Le piège d’un « chaos administratif »

  

Lorsque je passe devant la Sous-préfecture rue Pierre Guienne, je me dis que j'ai de la chance de ne pas avoir besoin de "papiers" 

Il y a quelques jours nous avons évoqué le rapport d’une opération de contrôle chapeautée par la préfecture du Val d’Oise dont nous commentions la liste des délits et autres situations en délicatesse avec la légalité. Nous pensions que mettre sur le même plan (sur la même liste sans façon) des vrais délits et des personnes en situation irrégulière n’est humainement pas juste.

         Aujourd’hui, la situation des personnes étrangères voulant être régularisées est catastrophique.

         Nous avons pioché les éléments suivants dans la « Lettre de l'asile et de l'intégration », du 18 mai, newsletter bimestrielle de France terre d'asile, une association d’aide et de soutien aux migrants (https://www.france-terre-asile.org/).

         « La complexité croissante des procédures d’accès ou de renouvellement des titres de séjour, l’engorgement des préfectures et les défaillances de l’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) placent de nombreuses personnes étrangères dans une situation de forte précarité administrative. Dans l'attente de la délivrance de documents officiels, elles basculent, souvent de manière prolongée, dans l’irrégularité, entraînant des ruptures de droits. Face à ces carences, les réponses politiques actuelles peinent encore à apporter des solutions effectives. »

         Et de citer le cas particulier suivant :

         « Khalil, menuisier marocain installé en France, voit son titre de séjour « salarié » expirer en juin 2023 et dépose une demande de renouvellement. Entre-temps, lui et son employeur découvrent qu’une nouvelle autorisation de travail est exigée à chaque changement d’entreprise pour les titulaires d’un titre de séjour pour motif économique. Or celle de Khalil, liée à son précédent contrat, n’est plus valable. Son employeur dépose alors une demande en son nom, restée sans réponse. Faute d’autorisation de travail, la préfecture refuse de renouveler sa carte de séjour. Khalil se retrouve ainsi piégé dans un «cycle dirrégularité sans fin» : sans autorisation de travail, pas de titre de séjour, et sans titre ou récépissé valide, pas dautorisation de travail. Malgré les démarches répétées de son employeur, labsence de réponse de ladministration entraîne la perte de son emploi au printemps 2025. Ce n’est qu’en juin 2025 qu’il obtient enfin un document provisoire de trois mois, lui permettant de travailler légalement. »

         « L’histoire de Khalil, relatée dans un rapport d’Amnesty International, est loin de constituer un cas isolé. … » On peut absolument la généraliser :

         « … Une instruction du ministère de l’Intérieur, datée du 9 avril, indique que près de 930 000 personnes ont un dossier en attente. L’«augmentation exponentielle» des saisines de la Défenseure des droits concernant le droit des étrangers confirme ce constat alarmant : passées d’environ 6000 en 2019 à 50 000 en 2025, elles représentent 41% du total des saisines en 2025. »

……………

         Pour en revenir à ce qui nous avait choqué, nous espérons que les personnes dont l’irrégularité était signalée, selon nous de façon malencontreuse, auront bénéficié de la compréhension des autorités, ce que nous imaginons bien volontiers. DM

samedi 16 mai 2026

Méditerranée : une guerre ouverte contre les migrants

 

Un réseau bien organisé contre les migrants

 

 

Un navire de sauvetage de migrants de l’organisation Sea Watch a été pris pour cible par les garde-côtes libyens qui lui ont tiré dessus.

         Si les tireurs sont libyens, ce sont les puissances de l’Union européenne qui sont les commanditaires de ce genre d’exactions. Ces États riches, qui criminalisent les familles qui migrent dans l’espoir d’une vie meilleure, délèguent une partie de leur lutte meurtrière contre l’immigration : le bateau des garde-côtes avait été fourni par l’Italie.