… Et pendant ce temps, des
milliards de profits
Mercredi 6 mai, la direction a
annoncé le montant de la prime de participation : 2057 € contre 4473 €
l’an dernier. Une baisse de plus de moitié qui touche tous les sites Airbus.
Cette annonce, à Nantes aussi, a provoqué une surprise teintée de colère dans
la mesure où le groupe a réalisé des bénéfices à hauteur de 5,2 milliards
d’euros, et augmente de 6 % les dividendes aux actionnaires, soit plus de 2,5
milliards d’euros.
Cette
baisse de prime est prise comme une provocation. Elle fait suite à des NAO qui
n’ont aboutit qu’à 0,9 % d’augmentation générale, soit 18 euros mensuels pour
les petits salaires. Et ceci dans le contexte actuel d’envolée des prix du
carburant qui touche beaucoup de salariés, habitant parfois très loin du site.
Le
lendemain, jeudi 7 mai, à l’appel de la CGT, des débrayages d’une heure ont
réuni une centaines de grévistes pour l’équipe du matin et 80 pour celle
d’après-midi, tous secteurs confondus. Tout ceci dans un climat de montée en
cadences de production pour les avions en fortes commandes et un esprit de
caserne affiché par une maîtrise aux ordres.
Un appel
à reprendre les débrayages d’une heure lundi 11 a été voté lors des
rassemblements. La direction, de son côté, annonce une réunion le lendemain
mardi. En attendant, les discussions vont bon train, sur les primes mais aussi
sur l’inflation et les salaires qui ne suivent pas...