Côté établissements, lumière. Côté municipalité, une face sombre
Tenu en février dernier au lycée Julie-Victoire Daubié
Argenteuil viendrait d’être
labellisée 100% EAC (Éducation Artistique et Culturelle). Ce label est décerné
par le ministère de l’Éducation nationale. Et si la nouvelle était confirmée,
ce serait tout à l’honneur des personnels de ce ministère qui se décarcassent à
longueur d’années pour tenter de contrer les ravages opérés sur l’art et la
culture.
Contre
vents et marée, ces personnels donnent d’eux-mêmes et bien au-delà de leurs
obligations. Nous avons en tête le formidable effort fait par les professeurs
des écoles sur la Ville pour la défense du Livre et de la Lecture avec l’investissement
des conseillères pédagogiques et le soutien financier de la direction
académique du Val d’Oise. Nous pensons également à l’accueil du grand Salon du
Livre et des Lecteurs qui depuis trois ans a lieu dans un lycée de la Ville. Et
nous pourrions ajouter de très nombreuses autres initiatives.
Mais
la question avec ce type de label est qu’il soit utilisé à d’autres fins, en l’occurrence
par la municipalité d’Argenteuil pour sa promotion personnelle.
Et
sur le terrain de l’Éducation Artistique et Culturelle, loin de ce label, la
municipalité d’Argenteuil mériterait un label du désintérêt pour ne pas dire
plus.
La
culture est en crise dans le service correspondant de la Ville d’Argenteuil.
Face à la longue fermeture de la médiathèque Desnos, la municipalité n’a pas
jugé bon de confirmer l’ouverture d’un local et d’un service de remplacement
dans le quartier du Val-Nord, un des plus pauvres et des plus périphériques.
Elle boycotte l’association qui porte le Salon du Livre, Sous les couvertures. Elle
a neutralisé depuis près de trois ans maintenant la salle qui portait bien des
évènements artistiques et culturels…
Bref,
de ce côté-là, la messe est dite. Si l’attribution de ce label était confirmée,
de son côté, ce serait comme un sacrilège de s’en prévaloir. DM