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lundi 26 octobre 2026

Mouvement de la jeunesse 2026, affiches en Mai 68, pancartes innombrables en octobre 2026

 

La jeunesse est l’énergie créatrice de la Révolution

 


 

La profondeur d’un mouvement social se mesure de multiples façons. L’une d’entre elles, générale à tous les mouvements, est l’émergence de l’envie d’échanger entre les participants du mouvement. Une autre est l’inventivité que se donnent les participants à s’exprimer publiquement aux regards des autres par le port d’un message. Le mouvement de la jeunesse 2026 est marqué par l’inventivité et la profusion de la « pancarte ». Développons.

         Nous étions bien serrés dans la rame de métro qui nous conduisait hier Porte d’Italie pour aller manifester. D’Opéra à cette Porte, il y avait assez long. La discussion s’est vite engagée avec deux participants, deux étudiants en fin d’étude de médecine. Une discussion chaleureuse, à l’image de toutes les discussions rapides mais aussi intéressantes que nous allions avoir dans cette manifestation. S’ils me lisent, salut à ces deux jeunes !

         Ils avaient confectionné les deux pancartes qui illustrent cette brève. Je leur ai promis de les poster sur F., mais mon envie de le faire va bien au-delà de cette promesse. Elles illustrent à merveille cette inventivité dont je parlais. Des pancartes différentes par dizaines de milliers depuis le début du mouvement.

         Le matériel, essentiellement du carton, ce n’est pas cher, ce n’est pas lourd, cela convient. On réfléchit, et par ce fait on réfléchit au mouvement, à sa signification, à l’État, à la société dans laquelle nous vivons, aux espoirs que l’on porte… Un acte de progrès de la conscience. Et cette dernière est tout pour l’avenir, du mouvement actuel comme de l’avenir de la société elle-même.

         En Mai 68, les Beaux-Arts de Paris donnèrent le ton qui se conserve précieusement aujourd’hui. Mais les pancartes d’aujourd’hui vont bien au-delà. Elles ont un caractère plus massif, plus populaire, et sont le stimulus de maturation de dizaines et de dizaines de milliers de jeunes. DM

vendredi 14 août 2026

Argenteuil, le musée d’Orsay, Monoprix, si près d’Argenteuil, mais si loin de ses habitants

 

Certes, l’Art, la mode, et l’ « art de vivre », un joli lien…

 

Jour d’été, Berthe Morisot, Bois de Boulogne, 1879

Dans le cadre des festivités initiées en septembre pour le 40ème anniversaire de son ouverture dans l’ancienne gare d’Orsay, le musée éponyme a initié un partenariat avec une enseigne que l’on n’attendait pas, Monoprix, qui a, c’est vrai, une place dans l’histoire récente de la mode et du design.

         Évoquer Monoprix c’est remuer à Argenteuil le couteau dans la plaie après la fermeture récente de son magasin local, mais nous pourrons toujours aller voir sur place ce qu’il en est de cette collaboration. Quant à la municipalité qui a également entrepris une collaboration avec le Musée, ce Monoprix-là la réveillera peut-être de son silence sur la disparition du magasin.

         De note côté, le Musée d’Orsay, cela nous rappelle une chose.

         Comme nous aurions aimé que ses dirigeants aient une véritable sollicitude à l’égard d’Argenteuil et de son Impressionnisme lorsqu’ils ont été mis au courant qu’un projet immobilier qui allait avoir des conséquences irrémédiables contre les vestiges du paysage local qui inspira le pinceau de Monet, de Sisley, de Renoir, et de bien d’autres…

         Mais entre les activités très artistiques et politiques au sein de ce monde bourgeois, et le soutien au combat émérite de simples habitants pour la conservation des restes d’un paysage patrimonial, ces gens-là ont choisi. Ce fut motus et bouche cousue.

         En attendant, le projet Fiminco a été relégué. L’occasion de répéter une nouvelle fois : bravo au Comité Jean Vilar. DM

samedi 25 juillet 2026

Répression : Liberté pour El Mahdi Lyoubi

 

Faire taire la jeunesse : mission impossible

 

 

Connu sous le nom de Mehdi Black Wind, le rappeur et réalisateur marocain a été arrêté à Casablanca le 13 juillet. Il doit passer au tribunal pour avoir dit dans l’un de ses morceaux « je ne crois ni aux cheikhs ni aux rois ». Il est le 4e rappeur poursuivi en justice pour avoir soutenu le mouvement de protestation de la GenZ. Inculpés pour outrage, ils ont déjà été condamnés à des mois de prison ferme ou avec sursis. La monarchie marocaine n’en finit pas de chercher à faire taire la jeunesse.

Un rassemblement de soutien a eu lieu à Marseille où Medhi vit depuis plusieurs années, un autre est prévu devant le tribunal de Casablanca.