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samedi 20 juillet 2024

Assemblée, entreprises, collectivités, à tous les niveaux, la nécessité du contrôle des travailleurs

Assemblée : surveillance démocratique ou contrôle des travailleurs ?

Publié le 17/07/2024

Jeudi 11 juillet, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé à « mettre sous surveillance l’Assemblée », ce qui lui a aussitôt valu d’être taxée de « factieuse » par la droite.

L’idée même qu’on puisse demander des comptes aux élus, voire de les contraindre à tenir leurs promesses, l’idée que les travailleurs ont des exigences et pourraient avoir leur mot à dire, tout cela hérisse le poil du patronat, des macronistes, de la droite et du RN.

En revanche, aujourd’hui, les patrons et l’État à leur service contrôlent les travailleurs dans tous les aspects de leur vie : ils connaissent leurs revenus, la composition du foyer, les aides perçues, l’état de santé… Par contre, sur les comptes des entreprises, on ne sait que ce que les patrons veulent bien en dire, sans qu’on puisse rien vérifier de l’évasion fiscale, de leurs montages financiers, des multiples aides de l’État, des dégrèvements d’impôts, de charges, etc.

Lorsque les patrons poussent de grands cris en jurant qu’ils ne peuvent pas payer un salaire minimum de 1 600 euros car cela coulerait l’économie, qui peut vérifier leurs affirmations ? Les dividendes, eux, augmentent d’année en année, sans que cela provoque autre chose que des louanges.

Les travailleurs produisent toutes les richesses et sont présents dans tous les rouages de la société. Ils ont intérêt et sont légitimes à demander des comptes. Ensemble, ils pourraient examiner les livres de comptes, échanger et vérifier leurs informations, en abolissant tous les secrets bancaires, commerciaux, diplomatiques, derrière lesquels patronat et politiciens cachent leurs magouilles. On verrait alors ce qui se cache derrière la propagande patronale qui prétend faire faire toujours plus de sacrifices aux classes laborieuses.

Cela irait bien au-delà de la simple vérification des votes et des actions des parlementaires et ne pourrait être le fait que de la classe ouvrière mobilisée dans son ensemble et en permanence.

Ce n’est sans doute pas cette perspective que propose Sophie Binet mais c’est pourtant cela qui est nécessaire.

                                               Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2920)

 

jeudi 15 février 2024

Argenteuil, Hillion : « démocratie locale » et « démocratie locale », comparaison

 

Le projet contre l’espace Jean Vilar, c’est un peu nos Algues vertes. Que les bouches des conseillers s’ouvrent

 


Question « démocratie locale », il n’y a rien de commun entre une petite commune, une moyenne et une grande telle Argenteuil. Ce n’est pas seulement une question de taille, mais surtout de positionnement par rapport aux habitants.

         Une municipalité d’une petite commune est directement sous les yeux des habitants. Ses membres sont très souvent à l’image de ceux de la commune. C’est encore vrai pour des communes moyennes. En l’occurrence, je peux constater le fonctionnement de celle d’Hillion dans les Côtes d’Armor, vous savez, celle des « Algues vertes ».

         Le bulletin municipal pour une commune de moins de 7000 habitants est aussi riche, même davantage, que celui d’Argenteuil, 110 000 habitants. Il y est au moins rendu-compte systématiquement des conseils municipaux.

         Dans le numéro de janvier, très intéressant, la tribune de la minorité d’une municipalité tendance Modem (l’ancien maire est devenu député) rapporte que lors du conseil municipal d’octobre, la question du soutien éventuel au maire pour qu’il aille en justice à l’encontre des auteurs du film « Les algues vertes » a été posée. Résultat : 13 pour, 7 contre et 6 abstentions, alors que l'Opposition municipale ne comprend que 3 conseillers sur 27 ! (À ce jour, aucune plainte n’a été déposée selon le bulletin, et c’est tant mieux !). Ce qui signifie qu’une partie des conseillers de la majorité municipale n’a pas voté avec celle-ci sur ce sujet. J’ai tout de suite pensé au conseil municipal d’Argenteuil, et au jour espéré (?) où une partie des conseillers municipaux de la majorité conduite par Georges Mothron exprimera véritablement ce qu’ils pensent. Sur le projet Jean Vilar par exemple.

         Il est vrai que la population n’a guère l’occasion de rencontrer ces élus de notre belle ville d’Argenteuil, et de leur dire à deux doigts des moustaches ce qu’ils pensent de leurs errements. Elle n’en a surtout pas l’habitude. Mais cela peut aussi changer.

         Bref, il y a « démocratie locale » et « démocratie locale ». DM

samedi 17 octobre 2020

Argenteuil, élus, cumul des mandats : bien loin de ce qui serait normal et nécessaire

 

Un surprenant système de « représentation » à l’image d’une « démocratie » bien particulière

 

                                                                      Cadeaux !        Photo Brahim Argenteuil perso

Xavier Péricat, le premier adjoint au maire d’Argenteuil cumule. Il était jusqu’à présent non seulement adjoint au maire, mais aussi conseiller territorial de l’établissement Boucle-nord de la Métropole du grand Paris. Suite à la démission d’un conseiller régional élu il y a cinq sur la liste sur laquelle il figurait, le voilà dorénavant conseiller régional. Si cela ne s’appelle pas cumuler les mandats, on n’y comprend plus rien.

         De deux choses l’une, soit ces mandats électoraux sont des sinécures qui ne demandent aucun travail, soit l’adjoint y va perdre la santé, d’autant plus qu’il n’est pas le dernier à se montrer dans les initiatives municipales et autres. Nous espérons qu’il n’a pas conservé en plus une activité professionnelle.

         Non, ce n’est pas sérieux.

         Lorsque le monde du travail se lèvera, non seulement leurs délégués, dans le cas où ils seront nécessaires, ne cumuleront pas ainsi les délégations, mais en plus, ils seront révocables par leurs mandats à tout moment. DM