Affichage des articles dont le libellé est inflation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est inflation. Afficher tous les articles

vendredi 20 mars 2026

Face à l’inflation : augmenter les salaires !

Face à l’inflation : augmenter les salaires !

Vagues de froid, vagues de sécheresse, pire : Covid, guerre en Ukraine, guerre au Moyen-Orient, marche à la guerre généralisée… tout sert de prétexte pour augmenter les prix et tout converge vers une nouvelle hausse brutale.

Publié le 18/03/2026

L’augmentation du coût de production des composants électroniques expliquerait bien des augmentations, dont les 30 % de hausse en cinq ans des réparations automobiles et des multiples appareils utilisant ces composants. La spéculation liée à la guerre a entraîné une hausse immédiate du carburant (pourtant stocké depuis des mois) et de l’énergie, comme de tout ce qui est produit en utilisant gaz, électricité ou fioul. Ainsi en va-t-il des emballages plastiques qui envahissent les rayons alimentaires, mais aussi des produits de base.

Les pâtes augmentent parce que le blé coûterait davantage aux céréaliers par suite de l’augmentation des prix du fioul des machines agricoles et des engrais azotés, dont la fabrication est très dépendante du pétrole. L’huile de tournesol augmente de près de 20 %, son cours étant lié à celui des biocarburants, lui-même indexé sur le prix du pétrole. La guerre au Moyen-Orient touchant notamment l’approvisionnement de l’Europe occidentale en pétrole, l’explication est toute trouvée à la hausse de bien des produits alimentaires de base.

Des Michel-Édouard Leclerc et autres Dominique Schelcher, figures capitalistes de la grande distribution, en profitent – publicité gratuite – pour se présenter comme les défenseurs des consommateurs, poussant ceux-ci à multiplier leurs recherches de promotions, avant de réduire leurs achats. Les ménages font des économies d’énergie (13 à 14 % de baisse de consommation sur un an), à commencer par le chauffage. Mais rien n’y fait vraiment. Dispersés, individualisés, otages en quelque sorte, les consommateurs que sont les familles populaires ne peuvent rien contre la hausse des prix.

En revanche, en tant que travailleurs, en tant que salariés, ils sont en position d’exiger du patronat, petit, moyen et surtout des groupes capitalistes qui dominent l’ensemble, que les salaires augmentent au moins autant que l’inflation, en suivant la hausse des prix.

Or c’est loin d’être le cas. Les salaires sont quasiment bloqués depuis des années et, l’inflation les grignotant impitoyablement, le pouvoir d’achat qu’ils permettent est en baisse. Une statistique sur des accords salariaux, publiée mi- février, évalue à 1,73 % la hausse moyenne des salaires programmée en 2026, calculée sur l’ensemble des salaires brut de l’entreprise. Les chiffres sont en diminution constante depuis quatre ans. Chez Renault, par exemple, alors que le groupe affiche des résultats plus que confortables et paye des dividendes à l’avenant, l’augmentation générale de l’année n’est que de 1 %, auquel peut s’ajouter, au bon vouloir de la hiérarchie, 0,9 % d’augmentation individuelle.

C’est bien là qu’est le principal moyen pour la classe ouvrière de lutter contre les conséquences des hausses des prix : imposer par la lutte l’augmentation des salaires et leur indexation sur les prix aux capitalistes richissimes.

                                                                            Viviane Lafont

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui Vendredi 20 mars : de 15 heures à 16 heures, marché du Val-Nord - Et de 17 h.15 à 18 heures 15 au carrefour Babou.

Samedi 21 mars : -de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie,

-de 10 h.30 à midi, centre commercial Joliot-Curie.

Dimanche 22 mars, de 10 h.30 à 11 h.30, marché Héloïse.

vendredi 6 mars 2026

Prix aux rayons : contre les requins, union des petits poissons !

Les seuls alliés des travailleurs

 

 

Au terme des négociations entre la distribution et les fournisseurs le 1er mars, les enseignes se veulent rassurantes : les prix des produits alimentaires de base ne devraient pas augmenter au-delà de 1 %, contrairement à ceux de la viande, des œufs ou du chocolat. Ça ne fait pas oublier que les prix ont flambé de 23 % depuis 2021.

         Dans le bras de fer pour fixer les prix en rayons, les consommateurs n’ont aucun allié. Ce sont eux et les travailleurs eux-mêmes qui devront imposer le contrôle des prix à toutes les étapes de la chaîne et la levée du secret commercial. 

 

mardi 16 septembre 2025

Inflation : le compte n’y est pas

 Inflation : le compte n’y est pas

Publié le 10/09/2025

 

Selon l’Insee, en ce mois d’août, l’augmentation générale des prix à la consommation a atteint le rythme de 0,9 % en un an. Dans le monde des statistiques, l’inflation semble donc un lointain souvenir… Mais, dans les rayons des magasins, celles et ceux qui font les courses racontent une tout autre histoire.

C’est la rentrée et les zones commerciales sont arpentées par des familles qui achètent les fournitures scolaires, en plus des courses habituelles de la semaine. L’inflation a cessé ? Il n’y a qu’à voir le prix d’une calculatrice, d’une trousse ou d’un cartable pour en douter. Et ce n’est pas la prime de rentrée scolaire qui suffit à couvrir tous ces frais, d’autant que, pour beaucoup, elle sert à payer le loyer et à éviter le découvert, au moins pour ce mois. Alors, dans les quartiers populaires, dans les parcs, les parents échangent les bons tuyaux pour acheter moins cher.

Le chiffre de l’inflation a beau être faible, il n’en demeure pas moins positif, ce qui signifie une nouvelle augmentation des prix. Sans oublier que celle-ci s’applique à des produits dont les prix ont déjà largement augmenté ces dernières années. Car cela fait cinq ans que les prix à la consommation flambent.

Les géants de la grande distribution disent que la hausse des prix est due à la guerre en Ukraine ou aux mauvaises récoltes. Peut-être, mais ça ne les empêche pas de se servir au passage comme les montants de leurs bénéfices le montrent. Le chiffre qui l’illustre le mieux est celui de la rentabilité des magasins calculée par mètre carré d’hypermarché. Elle a augmenté de 15,8 % entre 2020 et 2024 alors que les volumes d’achats baissaient de 4 % sur la même période.

L’inflation n’est pas un phénomène naturel, c’est aussi un racket organisé par les Carrefour, Auchan, Leclerc, etc.

                                                           Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2980)

vendredi 1 novembre 2024

Carte grise : sombre record en Normandie. À qui le tour ?

 

Et ils nous dirons que l’inflation a disparu

 

 

Hervé MORIN, président de la Région Normandie, relaie la politique gouvernementale en augmentant de 30% l'achat d'une carte grise à partir du 1er janvier 2025. Avec la précédente augmentation, le prix de la carte grise aura subi, en deux ans, une hausse de 72%. Cette année, le prétexte d'économies draconiennes est mis en avant. En Normandie, nous détiendrons le record de la carte grise la plus chère du pays.

En tout cas, nous voilà prévenus : nous allons subir des attaques à tous les étages pour servir une politique au service du grand patronat.