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dimanche 10 mai 2026

Salaires : Augmenter le smic ne suffira pas !

Augmenter le smic ne suffira pas !

Publié le 05/05/2026

 

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré que le smic allait augmenter « d’au moins 2 % » au 1erjuin si le chiffre de 2,2 % d’inflation se confirmait.

C’est seulement constater le caractère automatique de l’augmentation du smic. Selon le Code du travail, dès que le chiffre officiel de l’inflation dépasse les 2 %, le salaire minimum doit augmenter de 2 %. Cela correspondrait à une trentaine d’euros net par mois. Pour qui fait au moins deux pleins de carburant dans la période, cette somme ne compensera même pas la hausse de cette dépense. Quant à tous ceux dont le salaire dépasse à peine le smic… ils n’auront comme satisfaction que l’idée que, petit à petit, le smic le rattrapera et qu’alors eux aussi auront droit dans l’avenir à cette royale augmentation automatique.

Tout ce que l’État annonce pour faire face à la marée montante des prix, accélérée par la guerre en Iran, est dérisoire. Et s’il y a bien une chose qui devrait monter en flèche, c’est la colère dans les couches populaires.

                                                             P.R. (Lutte ouvrière n°3014)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 10 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

vendredi 20 mars 2026

Face à l’inflation : augmenter les salaires !

Face à l’inflation : augmenter les salaires !

Vagues de froid, vagues de sécheresse, pire : Covid, guerre en Ukraine, guerre au Moyen-Orient, marche à la guerre généralisée… tout sert de prétexte pour augmenter les prix et tout converge vers une nouvelle hausse brutale.

Publié le 18/03/2026

L’augmentation du coût de production des composants électroniques expliquerait bien des augmentations, dont les 30 % de hausse en cinq ans des réparations automobiles et des multiples appareils utilisant ces composants. La spéculation liée à la guerre a entraîné une hausse immédiate du carburant (pourtant stocké depuis des mois) et de l’énergie, comme de tout ce qui est produit en utilisant gaz, électricité ou fioul. Ainsi en va-t-il des emballages plastiques qui envahissent les rayons alimentaires, mais aussi des produits de base.

Les pâtes augmentent parce que le blé coûterait davantage aux céréaliers par suite de l’augmentation des prix du fioul des machines agricoles et des engrais azotés, dont la fabrication est très dépendante du pétrole. L’huile de tournesol augmente de près de 20 %, son cours étant lié à celui des biocarburants, lui-même indexé sur le prix du pétrole. La guerre au Moyen-Orient touchant notamment l’approvisionnement de l’Europe occidentale en pétrole, l’explication est toute trouvée à la hausse de bien des produits alimentaires de base.

Des Michel-Édouard Leclerc et autres Dominique Schelcher, figures capitalistes de la grande distribution, en profitent – publicité gratuite – pour se présenter comme les défenseurs des consommateurs, poussant ceux-ci à multiplier leurs recherches de promotions, avant de réduire leurs achats. Les ménages font des économies d’énergie (13 à 14 % de baisse de consommation sur un an), à commencer par le chauffage. Mais rien n’y fait vraiment. Dispersés, individualisés, otages en quelque sorte, les consommateurs que sont les familles populaires ne peuvent rien contre la hausse des prix.

En revanche, en tant que travailleurs, en tant que salariés, ils sont en position d’exiger du patronat, petit, moyen et surtout des groupes capitalistes qui dominent l’ensemble, que les salaires augmentent au moins autant que l’inflation, en suivant la hausse des prix.

Or c’est loin d’être le cas. Les salaires sont quasiment bloqués depuis des années et, l’inflation les grignotant impitoyablement, le pouvoir d’achat qu’ils permettent est en baisse. Une statistique sur des accords salariaux, publiée mi- février, évalue à 1,73 % la hausse moyenne des salaires programmée en 2026, calculée sur l’ensemble des salaires brut de l’entreprise. Les chiffres sont en diminution constante depuis quatre ans. Chez Renault, par exemple, alors que le groupe affiche des résultats plus que confortables et paye des dividendes à l’avenant, l’augmentation générale de l’année n’est que de 1 %, auquel peut s’ajouter, au bon vouloir de la hiérarchie, 0,9 % d’augmentation individuelle.

C’est bien là qu’est le principal moyen pour la classe ouvrière de lutter contre les conséquences des hausses des prix : imposer par la lutte l’augmentation des salaires et leur indexation sur les prix aux capitalistes richissimes.

                                                                            Viviane Lafont

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui Vendredi 20 mars : de 15 heures à 16 heures, marché du Val-Nord - Et de 17 h.15 à 18 heures 15 au carrefour Babou.

Samedi 21 mars : -de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie,

-de 10 h.30 à midi, centre commercial Joliot-Curie.

Dimanche 22 mars, de 10 h.30 à 11 h.30, marché Héloïse.

vendredi 6 mars 2026

Prix aux rayons : contre les requins, union des petits poissons !

Les seuls alliés des travailleurs

 

 

Au terme des négociations entre la distribution et les fournisseurs le 1er mars, les enseignes se veulent rassurantes : les prix des produits alimentaires de base ne devraient pas augmenter au-delà de 1 %, contrairement à ceux de la viande, des œufs ou du chocolat. Ça ne fait pas oublier que les prix ont flambé de 23 % depuis 2021.

         Dans le bras de fer pour fixer les prix en rayons, les consommateurs n’ont aucun allié. Ce sont eux et les travailleurs eux-mêmes qui devront imposer le contrôle des prix à toutes les étapes de la chaîne et la levée du secret commercial.