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mardi 16 septembre 2025

Inflation : le compte n’y est pas

 Inflation : le compte n’y est pas

Publié le 10/09/2025

 

Selon l’Insee, en ce mois d’août, l’augmentation générale des prix à la consommation a atteint le rythme de 0,9 % en un an. Dans le monde des statistiques, l’inflation semble donc un lointain souvenir… Mais, dans les rayons des magasins, celles et ceux qui font les courses racontent une tout autre histoire.

C’est la rentrée et les zones commerciales sont arpentées par des familles qui achètent les fournitures scolaires, en plus des courses habituelles de la semaine. L’inflation a cessé ? Il n’y a qu’à voir le prix d’une calculatrice, d’une trousse ou d’un cartable pour en douter. Et ce n’est pas la prime de rentrée scolaire qui suffit à couvrir tous ces frais, d’autant que, pour beaucoup, elle sert à payer le loyer et à éviter le découvert, au moins pour ce mois. Alors, dans les quartiers populaires, dans les parcs, les parents échangent les bons tuyaux pour acheter moins cher.

Le chiffre de l’inflation a beau être faible, il n’en demeure pas moins positif, ce qui signifie une nouvelle augmentation des prix. Sans oublier que celle-ci s’applique à des produits dont les prix ont déjà largement augmenté ces dernières années. Car cela fait cinq ans que les prix à la consommation flambent.

Les géants de la grande distribution disent que la hausse des prix est due à la guerre en Ukraine ou aux mauvaises récoltes. Peut-être, mais ça ne les empêche pas de se servir au passage comme les montants de leurs bénéfices le montrent. Le chiffre qui l’illustre le mieux est celui de la rentabilité des magasins calculée par mètre carré d’hypermarché. Elle a augmenté de 15,8 % entre 2020 et 2024 alors que les volumes d’achats baissaient de 4 % sur la même période.

L’inflation n’est pas un phénomène naturel, c’est aussi un racket organisé par les Carrefour, Auchan, Leclerc, etc.

                                                           Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2980)

vendredi 1 novembre 2024

Carte grise : sombre record en Normandie. À qui le tour ?

 

Et ils nous dirons que l’inflation a disparu

 

 

Hervé MORIN, président de la Région Normandie, relaie la politique gouvernementale en augmentant de 30% l'achat d'une carte grise à partir du 1er janvier 2025. Avec la précédente augmentation, le prix de la carte grise aura subi, en deux ans, une hausse de 72%. Cette année, le prétexte d'économies draconiennes est mis en avant. En Normandie, nous détiendrons le record de la carte grise la plus chère du pays.

En tout cas, nous voilà prévenus : nous allons subir des attaques à tous les étages pour servir une politique au service du grand patronat.

jeudi 4 juillet 2024

Supermarchés : une arnaque affichée reste une arnaque

Augmentons les salaires plus que le nombre d’affichettes !

 

 

Depuis le 1er juillet, les supermarchés sont censés mettre une affichette signalant, pendant 2 mois, les produits dont le poids ou le volume a été réduit mais pas le prix – ce que les journalistes appellent « shrinfklation ». Du moins si la mesure est réellement appliquée, car les grandes surfaces, sans surprise, rechignent à le faire...

         Ce nouveau gadget gouvernemental ne changera rien à la réalité : l'inflation, depuis des années, appauvrit les travailleurs. La seule solution, c'est une augmentation des salaires et leur indexation sur les prix réels, sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes. Un contrôle qui sera bien plus fiable que les déclarations des industriels et des distributeurs.

 

mardi 6 février 2024

Lait : éleveurs et consommateurs otages du profit

Le problème commun des producteurs de lait et des travailleurs

 

Pouvoir d’achat : vrai pour les petits agriculteurs, vrai pour les travailleurs

La multinationale Lactalis propose aux éleveurs une augmentation de 3,7 % du prix de leur lait ; l’union des éleveurs réclame 5 %, que la famille Besnier, propriétaire de Lactalis, aurait largement les moyens de payer ; mais pour les consommateurs, le prix final dépendra aussi des marges des distributeurs.

         Les éleveurs ne veulent plus servir de vache à lait aux capitalistes de l’agro-alimentaire et de la distribution. Les travailleurs doivent en exiger autant de leurs patrons et imposer que les salaires suivent l’évolution des prix !