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lundi 2 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, lorsque des militants ont perdu de vue la classe ouvrière…

 

Des prolétaires sans lesquels la société s’arrête

 

Des Colis, mais combien de travailleurs pour les manipuler ?
 

Le cœur d’une discussion samedi avec une militante d’une des deux listes de gauche qui seront présentes lors des prochaines élections municipales à Argenteuil était éloquent pour comprendre les terrains bien différents sur lesquels, les uns et les autres, nous menons campagne.

         Pour notre part, nous considérons que dans cette société qui se trouve dans un profond cul-de-sac, ce sont les producteurs, le monde du travail, les travailleurs, qui offrent la seule issue. Ils font fonctionner la société, ils devraient la diriger en le faisant de façon rationnelle, et en la débarrassant de la loi du profit.

         Cette partisane m’a répondu : « Mais il n’y a plus de classe ouvrière ! ». Cela démontre comment la mémoire du terme lui-même s’est perdue dans les sables. Les ouvriers, ce ne sont pas uniquement ceux qui travaillent dans l’industrie, mais l’ensemble de ceux qui « œuvrent », la classe ouvrière.

         Quant à la classe ouvrière industrielle, elle n’a jamais été aussi nombreuse. Pour le voir, il suffit de regarder plus loin qu’avec ses lunettes nationales. L’on découvre alors qu’à la mondialisation capitaliste répond l’existence d’un gigantesque prolétariat mondial qui demain, uni autour du projet révolutionnaire, aura les moyens d’abattre le capitalisme. Certes si l’on en reste à une vision nationaliste, on ne voit rien et l’on ne comprend rien.

         Quant à ceux qui œuvrent ici, il suffit de passe deux heures à la gare d’Argenteuil dans le petit matin pour voir toutes les catégories de travailleuses et de travailleurs aller dans toutes les directions, là où l’activité les appelle pour faire fonctionner la société.

         Cette réalité du « camp des travailleurs », nous voulons la faire exister et entendre lors des élections municipales qui viennent. DM

jeudi 29 janvier 2026

Municipales 2026 : Affirmer que les travailleurs doivent diriger !

Municipales 2026 : Affirmer que les travailleurs doivent diriger !

Aux élections municipales de mars 2026, Lutte ouvrière présentera des listes dans plus de 250 villes. Elles feront face à celles d’autres partis qui promettent monts et merveilles, sans jamais rien tenir, et qui veulent faire croire que le sort des classes populaires peut changer si elles votent pour le bon représentant, le bon chef.

Publié le 21/01/2026

 

Contrairement à eux, Lutte ouvrière tient à affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leurs forces, leur organisation et leurs luttes collectives pour changer leur sort. Et cela est possible car ils sont à la base de tout ce qui se fait dans la société : dans les entreprises, les écoles, la santé, les transports et la création des richesses empochées par les milliardaires.

Malgré cela, on voudrait faire croire aux travailleurs qu’ils ne sont pas capables de savoir ce qui serait juste et bon pour la société. Ils devraient se contenter de travailler, de subir sans jamais décider et laisser la politique aux spécialistes. Mais qu’ont prouvé les politiciens professionnels, ces notables qui se présentent comme les grands spécialistes ? Ils ont appris dans les grandes écoles seulement à faire fonctionner le système, l’État et les entreprises tels qu’ils sont et doivent être selon eux. Ils ne remettent jamais en cause l’exploitation, la propriété privée des capitaux, le droit des capitalistes d’ouvrir ou de fermer leurs entreprises au gré de leurs intérêts sans tenir compte de ceux de la collectivité. Et ils veulent faire croire qu’ils connaîtraient des solutions miracle pour que ce même système, qui dure et écrase la population depuis des décennies, change enfin !

Lutte ouvrière dit le contraire : le monde du travail est le plus à même de prendre les bonnes décisions politiques et économiques dans la société. Les ouvriers sur les chaînes de production, les mères de famille qui gèrent leur budget et éduquent les enfants, les employés de commerce et de banque qui voient passer les avoirs des capitalistes, les manutentionnaires qui font circuler les marchandises, tous peuvent voir ce qu’il en est de la réalité. Ils savent aussi quelle misère représentent leurs salaires par rapport à ce qu’apporte leur travail. Ils voient la réalité de l’augmentation des prix. Ils mesurent combien il faudrait créer d’emplois dans les entreprises pour que le travail devienne supportable, combien il faudrait embaucher dans les hôpitaux et les écoles. Ce savoir fait d’eux les seuls vrais spécialistes de la société, ceux qui devraient la diriger et décider.

Les travailleurs doivent se sentir dans leur bon droit en défendant leurs intérêts et en s’exprimant politiquement. Les dirigeants de ce monde l’emmènent vers une guerre généralisée et Macron ne cesse de dire qu’il faudrait accepter de sacrifier la jeunesse. Et ce ne serait pas aux travailleurs de décider si, oui ou non, ils veulent leur obéir !

Dans tous les domaines, la société devrait être dirigée par ceux qui la font tourner et non par les serviteurs des quelques milliardaires qui en profitent. Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs et tous ceux qui les composent incarnent cette volonté.

                                                    Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2999)

 

dimanche 18 janvier 2026

Livret A : pas de cadeaux aux petits épargnants

 

Une inflation déclarée loin de l’inflation réelle

 

 

Sur proposition de la Banque de France, le ministre de l’Économie a annoncé une baisse du taux du livret A, qui va passer de 1,7 à 1,5 %. Ce livret sur lequel tant de familles modestes placent leurs quelques économies va donc voir son rendement diminuer encore, au prétexte que l’inflation est officiellement stabilisée.

         Mais l’inflation réelle, elle, continue, si bien que la baisse du taux du livret A va éroder encore un peu plus le pouvoir d’achat des classes populaires. Sûr qu’elles ne pourront pas faire l’économie... d’une lutte pour reprendre tout ce que la bourgeoisie a volé !