Municipales
2026 : Affirmer que les travailleurs doivent diriger !
Aux élections municipales de mars
2026, Lutte ouvrière présentera des listes dans plus de 250 villes. Elles
feront face à celles d’autres partis qui promettent monts et merveilles, sans
jamais rien tenir, et qui veulent faire croire que le sort des classes
populaires peut changer si elles votent pour le bon représentant, le bon chef.
Publié le 21/01/2026
Contrairement à eux, Lutte
ouvrière tient à affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur
eux-mêmes, sur leurs forces, leur organisation et leurs luttes collectives pour
changer leur sort. Et cela est possible car ils sont à la base de tout ce qui
se fait dans la société : dans les entreprises, les écoles, la santé, les
transports et la création des richesses empochées par les milliardaires.
Malgré cela, on voudrait faire
croire aux travailleurs qu’ils ne sont pas capables de savoir ce qui serait
juste et bon pour la société. Ils devraient se contenter de travailler, de
subir sans jamais décider et laisser la politique aux spécialistes. Mais qu’ont
prouvé les politiciens professionnels, ces notables qui se présentent comme les
grands spécialistes ? Ils ont appris dans les grandes écoles seulement à faire
fonctionner le système, l’État et les entreprises tels qu’ils sont et doivent
être selon eux. Ils ne remettent jamais en cause l’exploitation, la propriété
privée des capitaux, le droit des capitalistes d’ouvrir ou de fermer leurs
entreprises au gré de leurs intérêts sans tenir compte de ceux de la
collectivité. Et ils veulent faire croire qu’ils connaîtraient des solutions
miracle pour que ce même système, qui dure et écrase la population depuis des
décennies, change enfin !
Lutte ouvrière dit le contraire :
le monde du travail est le plus à même de prendre les bonnes décisions
politiques et économiques dans la société. Les ouvriers sur les chaînes de
production, les mères de famille qui gèrent leur budget et éduquent les
enfants, les employés de commerce et de banque qui voient passer les avoirs des
capitalistes, les manutentionnaires qui font circuler les marchandises, tous
peuvent voir ce qu’il en est de la réalité. Ils savent aussi quelle misère
représentent leurs salaires par rapport à ce qu’apporte leur travail. Ils
voient la réalité de l’augmentation des prix. Ils mesurent combien il faudrait
créer d’emplois dans les entreprises pour que le travail devienne supportable,
combien il faudrait embaucher dans les hôpitaux et les écoles. Ce savoir fait
d’eux les seuls vrais spécialistes de la société, ceux qui devraient la diriger
et décider.
Les travailleurs doivent se
sentir dans leur bon droit en défendant leurs intérêts et en s’exprimant
politiquement. Les dirigeants de ce monde l’emmènent vers une guerre
généralisée et Macron ne cesse de dire qu’il faudrait accepter de sacrifier la
jeunesse. Et ce ne serait pas aux travailleurs de décider si, oui ou non, ils
veulent leur obéir !
Dans tous les domaines, la
société devrait être dirigée par ceux qui la font tourner et non par les
serviteurs des quelques milliardaires qui en profitent. Les listes Lutte
ouvrière – Le camp des travailleurs et tous ceux qui les composent incarnent
cette volonté.
Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2999)