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lundi 20 janvier 2025

Argenteuil, culture, quand le magazine qui lui est consacré fait l’impasse sur une part essentielle d’elle-même

Quand une part importante de « L’Essentiel » est passée sous silence

 


 

La municipalité a une « revue culturelle d’Argenteuil » intitulée « L’essentiel », un trimestriel dont le numéro de janvier-mars vient de paraître.

         Très bien, le seul problème est qu’une part très importante de l’activité culturelle sur la Ville est quasiment passée totalement sous silence. L’écrit et la lecture y sont absents à 99,9 %, alors que le Livre en particulier demeure un vecteur essentiel de ladite culture, qu’une part notable du budget municipal permet le fonctionnement des médiathèques, et que des dizaines et des dizaines de travailleurs municipaux y travaillent.

         Certes, on trouve une fois le mot « littérature » dans le texte de l’éditorial du maire d’Argenteuil de ce numéro de la revue, le « réseau des médiathèques » est bien cité au détour d’un paragraphe, mais l’activité de ce dernier n’a droit qu’à un minuscule encart à propos d’une exposition. Un absent total donc, le Livre.

         Pourtant, sur ce plan, la culture va connaître à Argenteuil un évènement majeur dans la quinzaine qui vient, le 12ème Salon du Livre et des Lecteurs des 1er et 2 février qui se tiendra dans un nouveau lieu, toujours un établissement scolaire, le lycée Julie-Victoire Daubié, Parc Maurice-Audin du Val-Nord. Un évènement auquel est pourtant associé la Ville au moins au niveau de la communication.

         Bref l’essentiel de la culture vient de perdre une part essentielle d’elle-même à Argenteuil, au moins à propos de l’information des habitants. DM

 

lundi 21 octobre 2024

Argenteuil, Nouvelle-Calédonie, Frapper l’épopée, avec Alice Zeniter la connaissance et la réflexion au rendez-vous mercredi dernier au Jean Gabin

 

Grâce à Alice Zeniter et Benoît Trépied, une soirée de culture totalement réussie

 

 

Mercredi dernier, l’association du Livre Sous les couvertures et la MJC d’Argenteuil organisaient une soirée autour du dernier roman d’Alice Zeniter, Frapper l’épopée. Cet évènement se tenait au cinéma Jean Gabin totalement adapté pour ce genre de rencontre. Une centaine de participants, un succès.

         L’autrice a pu échanger avec un chercheur spécialiste de l’archipel néo-calédonien, Benoît Trépied. Ils se rencontraient pour la première fois. Les propos du scientifique ont fait totalement écho au fond historique et sociologique du roman de l’autrice, preuve que le roman d’Alice Zeniter est aussi un puits de connaissances stimulant la réflexion sur ce « Caillou » situé à 20 000 kilomètres d’ici, et qui est ici dans le pays une terre largement méconnue.

         La Nouvelle-Calédonie est le fruit d’un épisode colonial inauguré pour l’État français en 1853. Longtemps, les autorités escomptèrent que le peuple « premier » kanak qui l’occupait allait s’éteindre à la manière des aborigènes d’Australie. Il n’en fut rien. Il survécut mais fut relégué dans une partie Nord du territoire.

         La Nouvelle-Calédonie devint une colonie pénitentiaire. La Commune de Paris du printemps 1871 et la révolte des Mokranis kabyles de la même année, défaites l’une et l’autre, y envoyèrent leur lot de forçats. Louise Michel fut l’une d’entre eux. D’autres flux migratoires y compliquèrent le peuplement. C’est un fait majeur aujourd’hui.

         La Nouvelle-Calédonie est une société de la complexité avec ses conséquences, dont témoigne la situation politique de l’archipel du demi-siècle passé et l’actualité de ces derniers mois.

         L’objectif de cet « Atelier d’histoire » n’était pas de réfléchir et de supputer sur cette actualité récente et de faire des pronostics pour l’avenir. Il était d’apporter des connaissances en partant d’un roman qui aident à les poser. Mission remplie. Maintenant, lisez le roman d’Alice Zeniter, Frapper l’épopée.

         On se met à rêver, au vu de la satisfaction de tous à la fin de cette excellente soirée, que bien d’autres initiatives du même genre aient lieu régulièrement dans cette salle du Jean Gabin. DM

Frapper l’épopée, Alice Zeniter, Flammarion, 22 euros, bien sûr à la librairie du Presse-papier à Argenteuil

 


 

 

dimanche 13 octobre 2024

Argenteuil, éducation populaire, face au recul de la culture, agir, même à contre-courant.

Diffuser la culture dans un cadre collectif et fraternel

 


 

Il existe sur la Ville quelques associations qui relèvent de ce que l’on appelle « L’éducation populaire ».

         Les milieux dominants et les couches aisées de la population sont en proximité avec l’action culturelle et éducative tout au long de leur vie, et cela dès l’enfance. Les conditions de leur parcours scolaire les ont privilégiés et approfondi l’écart au niveau de l’accès à la culture avec les milieux populaires. Bien d’autres éléments de la société actuelle y compris dans les pays riches accentuent encore cette tendance fondamentale.

         Les actions des réseaux d’ « éducation populaire » visent à contrer cette inflexion profonde. Elles furent longtemps portées par le mouvement ouvrier et syndical. Leur recul voire leur dégénérescence ont porté un mauvais coup à cette action culturelle dirigée vers les classes populaires.

         Mais des militants s’accrochent à cet objectif, et ils ont bien raison.

         Les militants révolutionnaires ne pensent pas que c’est le développement de la conscience et de la culture qui permettront qu’à partir d’un certain niveau cela entraîne le renversement du capitalisme. Ce sont les grandes expériences révolutionnaires qui provoquent de façon géométrique la conscience mais aussi l’appétence culturelles des masses d’individus engagées dans l’action collective.

         Mais quand ils le peuvent, là où ils le peuvent, ces militants mènent aussi en temps normal cette action dite d’éducation populaire. Ceux qui connaissent la grande fête de notre mouvement à Presles chaque année connaissent la place très importante occupée par la connaissance, la culture, l’art, le Livre.

         À Argenteuil, quand ils le peuvent, aux côtés de bien d’autres militants mais aussi de simples habitants, des militants de Lutte ouvrière soutiennent les actions d’éducation populaire voire y participent avec beaucoup d’énergie.

         Aujourd’hui, ils seront parmi d’autres à la brocante de l’association Sous les couvertures qui se tient de 9 heures 30 à 17 heures dans la halle du marché de la Colonie et qui propose des livres à des prix minuscules. Mercredi, ils participeront à la rencontre au cinéma Jean Gabin avec Alice Zeniter pour son roman « Frapper l’épopée » et Benoît Trépied, chercheur au CNRS. Un roman dont le sujet est la Nouvelle-Calédonie d’hier et d’aujourd’hui, rencontre que j’animerai. DM