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samedi 29 août 2026

Argenteuil, Monoprix, entre les décisions capitalistes et l’intérêt des habitants, un gouffre

 

Il était un fois Monoprix à Argenteuil


 

 

 

Merci à Emmanuel Gomis de m’avoir transmis ces deux dernières photos prises sur le vif mardi. L’enseigne du magasin Monoprix du carrefour Jean Allemane a été démontée ce jour-là. Exit ce magasin utile à Argenteuil depuis 60 ans.

         Les capitalistes décident de ce qu’ils veulent produire et où ils veulent le faire. C’est ce que l’on appelle la propriété intangible des moyens de production. Ils changent de production et de localisation quand ça leur chante. La loi les protège, leur loi de classe.

         Au-delà de la nostalgie que nous ressentons, nous avons en tête qu’il faudra bien que la société se débarrasse un jour de cette propriété privée des moyens de production. C’est le programme des communistes, des vrais, les révolutionnaires révolutionnaires internationalistes.

         Débarrassés de ce fondement du capitalisme, les habitants décideront collectivement de là où l’intérêt général nécessite de produire telle chose et à tel endroit. Cela sera vrai pour la production comme pour la distribution des produits. DM 

Petit ajout : le PDG de Monoprix n’a jamais répondu à la lettre accompagnant les signatures de la pétition de protestation au sujet de la fermeture du magasin. On l’imagine la regardant et disant à part soi : « Mais que me veulent ces manants de la bourgade d’Argenteuil ». C’est vrai, à la manière d’un jour de 1788.

samedi 30 mai 2026

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

samedi 16 août 2025

« restructurations » Ascometal : patrons voyous et Etat complice !

J’achète l’usine, je la vends, le grand Monopoly capitaliste

  


NovAsco (ex-Ascometal) est de nouveau placé en redressement judiciaire, le quatrième en 11 ans. Le dernier repreneur, le fonds d’investissement financier Greybull, avait promis il y a un an d’investir 90 millions d’euros dans l’entreprise. Il n’en a versé que… 1,5 million ! L’État, lui, a bien versé 75 millions sur les 85 millions promis, et cet argent n’a pas été perdu pour tout le monde…

Les 760 travailleurs du groupe, encore une fois menacés de se retrouver licenciés, n’ont pas à payer pour la rapacité des patrons qui se sont succédé, au fil des années et des plans de reprise, pour s’enrichir en vidant les caisses avec la complicité de l’État.