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samedi 30 mai 2026

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

samedi 16 août 2025

« restructurations » Ascometal : patrons voyous et Etat complice !

J’achète l’usine, je la vends, le grand Monopoly capitaliste

  


NovAsco (ex-Ascometal) est de nouveau placé en redressement judiciaire, le quatrième en 11 ans. Le dernier repreneur, le fonds d’investissement financier Greybull, avait promis il y a un an d’investir 90 millions d’euros dans l’entreprise. Il n’en a versé que… 1,5 million ! L’État, lui, a bien versé 75 millions sur les 85 millions promis, et cet argent n’a pas été perdu pour tout le monde…

Les 760 travailleurs du groupe, encore une fois menacés de se retrouver licenciés, n’ont pas à payer pour la rapacité des patrons qui se sont succédé, au fil des années et des plans de reprise, pour s’enrichir en vidant les caisses avec la complicité de l’État. 


mardi 15 juillet 2025

Argenteuil, Grande distribution du Centre Côté Seine, clients et travailleurs agités dans tous les sens

Le grand Monopoly capitaliste

 

On prend une autre enseigne et on recommence : gâchis pour tous

Carrefour a racheté il y a peu de temps le supermarché Casino du Centre commercial Côté Seine. On change l’enseigne, sans doute avec bien des choses, et les travailleuses et travailleurs à qui on n’a rien demandé changent de patrons. Mais voilà, quelques mois seulement après le changement d’enseigne, rebelote, un nouveau changement est dans les clous. Ce magasin Carrefour, ex-Casino, va tomber dans l’escarcelle d’Intermarché. L’enseigne va à nouveau changer, les travailleuses et travailleurs à qui on n’a rien demandé vont encore changer de patron. 

         L’affaire n’est pas tout à fait finalisée. Mais elle a de quoi déjà donner le tournis aux travailleurs ainsi qu’à la clientèle.

         Cela fait suite à un accord avec l'Autorité de la concurrence (ADLC). La proximité directe avec le Carrefour Sannois et celui de Sartrouville faisait tout de même un peu désordre.

         Oui, mais il y a un Intermarché à 800 mètres, et un autre, celui de la Cité Joliot-Curie, à cinq minutes en voiture de Côté Seine ?

         On peut craindre que ce ne soit pas le dernier épisode pour cet aspect local du grand Monopoly capitaliste. DM