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samedi 17 janvier 2026

Mélenchon-Mitterrand : héritage revendiqué

 Mélenchon-Mitterrand : héritage revendiqué

L’hommage de Jean-Luc Mélenchon à François Mitterrand, à l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, est instructif.

Publié le 14/01/2026

Pour lui « l’Union de la gauche était un programme de transition vers le socialisme ». Mais « ce qui en est résulté est une autre affaire ».

Le dirigeant de la France insoumise, qui fut élu de Marseille, joue là au « ravi de la crèche ». Mitterrand avait commencé une carrière politique à l’extrême droite à la fin des années 1930 pour la terminer en apothéose, comme président réputé « de gauche » de 1981 à 1995. Sans même entrer dans le détail de sa politique et de ses méandres, il est évident qu’il a toujours œuvré pour la préservation de l’ordre, de la propriété, de l’État et du pouvoir de la grande bourgeoisie. Ni ses discours variés, ni le soutien du Parti communiste français et des syndicats, ni l’adulation des intellectuels de gauche et des journalistes du même métal pour le président socialiste à l’époque ne peuvent masquer cette réalité : la situation des travailleurs et l’ordre du monde n’ont pas changé avec Mitterrand, ils ont même empiré. Il n’est que de mettre le nez à la fenêtre aujourd’hui pour s’en persuader.

Alors, ou Mélenchon est un naïf, ou il prend ses lecteurs, et électeurs, pour des naïfs. Comment se fier à ce genre « d’insoumis » ?

                                                          P. G. (Lutte ouvrière n°2998)

jeudi 18 décembre 2025

Chili : faux amis et vrais ennemis des travailleurs

 

Quand la gauche est discréditée et lui a ouvert un boulevard

 

 

Au Chili, José Antonio Kast a remporté l’élection présidentielle avec 58,2 % des voix. Admirateur du dictateur Pinochet, adulateur de Trump et Milei, ce candidat d’extrême droite a eu le soutien des grands médias, de la « bonne société » chilienne, contre sa rivale qualifiée au second tour, Jeannette Jara.

         Membre du Parti communiste chilien, celle-ci est surtout ministre du gouvernement de gauche en place depuis 2019. Alors que les conditions de vie des classes populaires ont empiré ces dernières années du fait de la crise mondiale et de la flambée des prix, ce gouvernement n’a pas voulu s’en prendre à la bourgeoisie. La gauche s’est donc discréditée et elle a ouvert un boulevard à un ennemi déclaré des travailleurs.

vendredi 21 février 2025

Nouveau Front Populaire : chamailleries entre marchands d’illusions. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2951

 Nouveau Front populaire : chamailleries entre marchands d’illusions

Dimanche 16 février, Jean-Luc Mélenchon a inauguré une nouvelle saison de la série « les aventures du NFP ». Le leader de La France insoumise (LFI) caractérise désormais son alliance avec le PS comme « toxique ».

Publié le 19/02/2025

 


 

« Je me suis lourdement trompé, les socialistes n’ont jamais eu l’intention d’être nos partenaires. Ils voulaient se servir de nous » a déclaré Mélenchon. Il a pourtant atteint l’âge de 73 ans, dont 55 de vie politique, a été élu sénateur socialiste pour la première fois en 1986 et a occupé depuis quasiment toutes les fonctions imaginables. Il a été dirigeant du PS au pouvoir et dans l’opposition, puis chef de son propre parti et candidat à l’élection présidentielle. Mais Mélenchon n’en serait pas moins un naïf, un innocent, le ravi de la crèche politicienne que des socialistes machiavéliques auraient trahi. À d’autres !

Le NFP a été constitué par LFI, le PS, le PCF, les écologistes et quelques mouches du coche plus ou moins décoratives le 10 juin 2024 en vue des élections législatives, après la déroute de leurs listes concurrentes à l’élection européenne et l’arrivée en tête de celle du RN. Cette alliance avait un seul ciment, le dégoût légitime des électeurs de gauche devant la montée de l’extrême droite, et une politique : constituer un cartel électoral pour sauver le maximum de sièges. La suite a été, après le premier tour, le front républicain, c’est-à-dire le désistement, même pas toujours réciproque, en faveur des macronistes et de la droite. C’est ainsi que le NFP entra dans la carrière en appelant à voter pour ceux qui aujourd’hui étranglent les travailleurs, de B

orne à Darmanin en passant par les amis de Retailleau et ceux de Bayrou. Et chacun, au NFP, revendique comme un titre de gloire ce tour de passe-passe qui a consisté à transformer des ennemis ouverts des travailleurs en sauveurs et contribue à repousser des millions d’électeurs populaires vers le RN.

Aujourd’hui les calculs immédiats des divers larrons divergent. En particulier le PS, parti qui sert fidèlement le grand capital à chaque passage aux affaires depuis plus d’un siècle, fait ce qu’il faut pour que le gouvernement Bayrou perdure, de façon, dit-il, à stabiliser la vie politique. Le PS n’a donc pas voté les deux dernières motions de censure proposées par LFI, s’attirant ce procès en trahison. Les écologistes, qui ont voté la censure, plaident pour le maintien de l’unité, PS compris. Le PCF se divise entre ceux qui n’ont pas voté la censure et les autres, et attend de savoir de quel côté va tomber la pièce. Le spectacle a tout de la comédie car tout ce petit monde se réconciliera d’une façon ou d’une autre dès que de nouvelles nécessités électorales se feront sentir, à commencer par les élections municipales de 2026.

Pendant ce temps, le grand patronat impose sa politique, les sommets de l’État la mettent en œuvre et le gouvernement l’enrubanne d’un discours de plus en plus réactionnaire et xénophobe qui n’a pas grand-chose à envier à celui du RN. Dans cette situation, le NFP, loin de défendre les intérêts des classes populaires, comme il le prétend, a contribué à les désarmer en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes ; Darmanin et Retailleau, pour des remparts contre l’extrême droite ; les lois du marché, pour la loi éternelle. Et les quatre partis qui le constituent continuent à le faire, ensemble ou séparément.

                                              Paul Galois (Lutte ouvrière n°2951)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd'hui vendredi 21 février, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 22 : de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Dimanche 23 février, de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 24 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

mercredi 28 août 2024

Toujours pas de gouvernement-titulaire : Le feuilleton politicien continue

 

Très loin des véritables problèmes du monde du travail

 

 

Malgré les assurances données par la gauche et Castets sur son sens de la responsabilité et des compromis pour rassurer la bourgeoisie, Macron a fermé la porte à un gouvernement Nouveau Front populaire.

« Déni de démocratie », se plaignent les dirigeants de la gauche. Or, au nom du front républicain, ils ont fait voter pour les macronistes, ministres inclus. Et ils pleurnichent à présent que cela se retourne contre eux et leur barre la route des ministères. Comme dit le proverbe, on n’est jamais trahi que par les siens…

Les travailleurs, eux, n’ont rien à regretter, car tous les gouvernements ont toujours été de loyaux gestionnaires des affaires de la bourgeoisie, gauche comprise.

lundi 26 août 2024

Gouvernement : « Tambouille politicienne » saison 2

 

Plus dur que les Légos, «« construire des coalitions »

 

 

Invités par Macron, ainsi que tous les autres partis représentés à l’Assemblée, les dirigeants de la gauche sont donc allés plaider leur cause, accompagnés de Lucie Castets, leur candidate au poste de Premier ministre. Celle-ci a répété qu’elle était prête à négocier des compromis avec les partisans de Macron et la droite, tous ennemis déclarés et avérés des travailleurs, pour « construire des coalitions » au Parlement. 

Ce n’est vraiment pas à Matignon que les travailleurs obtiendront satisfaction !