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mardi 24 février 2026

Argenteuil et la nature, le privilège d’un territoire largement préservé où les édiles n’y sont pour pas grand-chose. Et un bilan très limité en la matière. Bilan 2020-2026 (21). Le 27.8.25.

 

Un bilan très limité dans une ville marqué par la nature

 

Photo Région Ile de France, la butte d'Orgemont

Pour la municipalité, à Argenteuil, « la nature gagne du terrain ». Elle nous ressort à l’appui, la Canopée, la Plataneraie, et le chemin de halage, des espaces sans doute transformés, mais sans guère de plus de « nature ». Pour le « patrimoine arboré et diversifié », c’était une occasion de rappeler le rôle essentiel des agents territoriaux. C’est raté, comme quasiment dans toutes les rubriques du Bilan.

         Deux écoles anciennes doivent bénéficier d’un aménagement végétal, c’est bien, et cela devrait être une priorité d’investissements pour l’ensemble des groupes scolaires de la Ville. Mais le nombre de parc de quartier et leur aménagement n’a pas augmenté, alors que c’est essentiel pour les enfants.

         Dans tous les cas, il s’agit de rappeler que la commune a la chance de bénéficier d’une situation exceptionnelle sur le plan des espaces non urbanisés. Les buttes d’Orgemont et des Châtaigniers, comme résultat de l’exploitation passée du gypse, des carrières ou des milliers de travailleurs donnèrent de leur sueur et de leur sang.

         Au terme de dizaines d’années de remblayage, l’extension de la butte d’Orgemont aux promeneurs est excellente une excellente chose attendue depuis longtemps. C’est chose faite, la municipalité n’y est pratiquement pour rien. Certes, aux abords, quelques aménagements, et le travail d’agents territoriaux.

         La préservation et l’aménagement possible de la Plaine rurale de la route de Cormeilles sont le résultat de l’abandon de la deuxième tranche de construction de la Zone à Urbaniser en Priorité du Val-Nord. Le jardin de mon grand-père, exproprié il y a 80 ans, est toujours retourné à belle nature. Cet aménagement n’avance pas.

         Il y a un espace qui est sous-employé par la Ville, cette butte d’Orgemont qui permettrait de concentrer bien plus d’évènements que les deux ou trois actuellement organisés. Pourquoi, le Forum des associations n’y aurait-il pas lieu ? Dans un quartier périphérique, ce serait super.

Donc un bilan positif pour cet aspect, mais finalement tout à fait limité. DM. (À suivre. Argenteuil, le logement, une crise toujours plus prégnante pour de nombreux Argenteuillais. Un bilan 2020-2026 bien limité (22)

samedi 14 février 2026

ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

 ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

Macron s’est rendu le 10 février à Dunkerque, sur le site où ArcelorMittal a claironné la construction d’un four électrique. L’investissement peut sembler important, 1,3 milliard d’euros. En réalité, il est loin de ce qui était annoncé au départ, lorsqu’il était question de produire ce que la direction appelait de l’acier « vert ».

Publié le 11/02/2026

 

Dans le projet actuel, le principal haut-fourneau continuera de fonctionner au charbon, alors qu’il était censé être remplacé par une installation au gaz et à l’hydrogène. Le nouveau four électrique permettra seulement de recycler davantage de ferraille. Au départ, le but était de supprimer les rejets carbone très importants de l’usine, environ 15 % des rejets carbone de l’industrie en France. Finalement, il ne s’agit plus que de les réduire d’un tiers. D’ailleurs, ces derniers mois, de nombreux ingénieurs venus spécifiquement pour ce projet sont repartis du site.

Macron est donc venu fanfaronner à Dunkerque pour dire qu’il avait répondu à toutes les attentes d’ArcelorMittal. Il a notamment repris à son compte une expression très utilisée par la direction du groupe, selon laquelle il faut « dérisquer » l’investissement. Cela signifie que l’État se porte garant des profits du grand patronat, notamment par le fait que la moitié de l’investissement sera financée par l’argent public. Macron a également déclaré que la renationalisation d’EDF en 2022 avait été réalisée pour aider les industriels en leur fournissant une énergie abondante à des tarifs très bas. Et en effet, fin janvier, ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat d’approvisionnement, pour une durée de 18 ans, à un tarif inconnu… pour cause de secret commercial.

Les patrons de la sidérurgie ont également obtenu que des taxes soient imposées aux frontières de l’Europe, essentiellement pour se protéger de l’acier fabriqué en Chine. ArcelorMittal communique continuellement sur la nécessité d’être abrité de la concurrence mondiale, ce qui ne manque pas de piquant pour un groupe qui possède des usines et des mines sur tous les continents.

Avec sa modestie habituelle, Macron est donc venu annoncer qu’il avait sauvé la sidérurgie française. Mais, comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas dit un mot sur les centaines d’emplois que le groupe supprime en ce moment, ni sur les 5 600 emplois qu’il envisage de supprimer en Europe dans les mois à venir ; rien non plus sur les bénéfices qui ont été multipliés par 2,5 en 2025 par rapport à l’année précédente. Macron a bien travaillé pour les actionnaires d’ArcelorMittal et il tenait visiblement à ce que cela se sache.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3002)

jeudi 22 janvier 2026

Compagnies pétrolières : elles s’assoient sur l’environnement

Pour elles, seulement le profit est naturel

 

 

Une enquête journalistique, Fueling ecocide, dénombre plus de 7 000 aires naturelles protégées endommagées par les compagnies pétrolières dans le monde. Pollution de l’air, des sols et des eaux, déforestation, fuite des animaux : autour de la Grande barrière de corail comme des forêts tropicales latino-américaines ou africaines, la destruction est déjà en cours.

         De nombreuses entreprises sont impliquées, dont des « majors » européennes comme Shell et TotalEnergies.

         Face à la soif de profit capitaliste, la sauvegarde de l'environnement a autant de valeur que le prétendu « droit international » : aucune !

 

lundi 17 novembre 2025

Environnement : les irresponsables

 Environnement : les irresponsables

Publié le 12/11/2025

La COP 30 est l’occasion pour les médias et un certain nombre d’experts et d’associations de relancer une campagne sur le thème de la « consommation responsable ».

Un « expert du climat » affirmait ainsi sur France Bleu : « Chaque région, chaque personne, chaque collectivité doit faire le maximum pour diminuer ses émissions, expliquait-il. On peut par exemple diminuer les transports routiers et développer le plus possible le train. On peut aussi limiter sa consommation en viande et diminuer les vacances en avion. » C’est une façon de renvoyer chacun à sa responsabilité de consommateur, laissant délibérément de côté la responsabilité écrasante des industriels.

Les capitalistes contrôlent de bout en bout les chaînes de production et de distribution ; ce sont eux qui choisissent de défricher des centaines de milliers d’hectares de forêt amazonienne pour cultiver toujours plus de soja, de cacao ou de café. Et si l’étendue de ces cultures augmente, ce n’est pas parce que des consommateurs irresponsables en voudraient toujours plus, mais parce que des capitalistes ont besoin d’accroître leur taille et celle de leurs profits. Comme il n’est pas question de s’en prendre aux puissances financières qui mettent la planète en coupe réglée, il ne reste plus qu’à se tourner vers les consommateurs.

Les consommateurs, eux, ne peuvent consommer que ce que les industriels mettent sur le marché, sans contrôler les prix ni décider de leurs salaires, de plus en plus insuffisants, et sans savoir dans quelles conditions sont produites les marchandises qu’ils achètent. Quant à consommer moins, bien des familles populaires y sont contraintes faute de moyens, mais cela ne change rien pour le climat.

                                                   Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2989)

mardi 14 octobre 2025

Argenteuil, risques environnementaux, les plus modestes aux premières loges… sur les deux rives

 

La maîtrise des aménagements, un aspect du socialisme

 

Port de Gennevilliers (merci Wikipédia) 

Il a beaucoup été question de risques environnementaux lors du dernier conseil municipal d’Argenteuil mardi dernier. Ancien espace Pirelli du Val-Notre-Dame, réaménagement de la déchetterie, espace de transbordement dans le port de Gennevilliers de pétrole brut sur des barges pour les diriger vers la Basse-Seine…

         Ancienne région industrielle, les risques environnementaux ont marqué cette partie de la Région parisienne. Cela a été renforcé par l’aménagement du complexe portuaire de Gennevilliers. La population de la région subit en conséquence une pollution très importante, faisant de cet espace un espace de pollution majeur.

         La conclusion évidente serait de se dire : stop, la coupe est pleine ! Mais ce n’est pas ainsi que cela se passe sous le capitalisme. Pour celui-ci, dans l’aménagement de l’espace dominent des intérêts privés, l’inégalité de fait, et derrière les apparences de ce que l’on veut bien divulguer, le secret.

         En revanche, la conclusion que la population devrait tirer de cette situation serait la liquidation de cet état de fait pour imposer des choix d’investissement dans la transparence, dans l’égalité des risques. Cela s’appelle maîtriser le fonctionnement de la société, le socialisme.

         En attendant, à défaut, pour n’en rester qu’aux sujets débattus lors du dernier conseil municipal, la santé et le bien-être des habitants subissent des conséquences désastreuses.

         Et sur ce plan, habitants d’Argenteuil, de Gennevilliers, ou des alentours, nous sommes tous dans la même galère, en l’occurrence, pour sourire malgré tout un peu, dans la même péniche. DM