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mercredi 17 décembre 2025

Argenteuil, une famille à Argenteuil, la famille AUDIN, une soirée d’hommage, un Atelier d’histoire-Sous les couvertures, demain jeudi 18 décembre à 19 h.30 à l’espace Nelson Mandela

 


 

La connaissance est essentielle pour avoir des convictions. Celle des rapports entre l’Algérie et la France nous permettent de comprendre bien des éléments de la situation d’aujourd’hui. Cela est d’autant plus vrai à Argenteuil, une ville marquée par une immigration algérienne d’un siècle.

         Rendre hommage dans un Atelier d’histoire Sous les couvertures à Michèle AUDIN et à sa famille se justifiait à plus d’un titre.

         D’abord en hommage à Michèle, l’aînée de la famille, née en 1954 à Alger. Pour sa volonté de diffuser la culture des humbles, pour sa disponibilité à répondre à nos sollicitations pour nos rencontres passées.

         Rendre hommage à une famille marquée à jamais par un drame. Jusqu’à la disparition de chacun des enfants, de Louis en 2006, de Pierre en 2023, de Michèle il y a un mois, et de Josette en 2019, la vie familiale et l’itinéraire de chacun ont été marqués par l’enlèvement par l’armée de Maurice AUDIN le 11 juin 1957, sa disparition, et un combat de plus de 60 ans pour faire reconnaître la vérité. Celle-ci sera admise seulement en septembre 2018, quelques mois avant la disparition de Josette AUDIN. L’État reconnaissait sa responsabilité dans l’assassinat et la disparition de Maurice.

         Ce fut une histoire algérienne. Celle d’un couple dénonçant la situation coloniale, et c’est peu de le dire, de l’Algérie des années 1950. Membres du Parti Communiste Algérien, ces militants avaient la conviction qu’un avenir commun était possible pour tous dans le futur pays nouveau.

         Ce fut une histoire argenteuillaise quand, aux côtés d’autres « Pieds rouges », la famille se retrouva à Argenteuil, en 1966, suite au coup d’État militaire de Boumedienne. Josette AUDIN allait enseigner au lycée Romain Rolland de la Ville jusqu’à sa retraite en 1991.

         Jeudi soir, de 19 heures 30 à 22h-22 h.30, nous nous retrouverons à espace Mandela, pour un entretien avec l’historienne et proche de la famille Sylvie Thénault, et pour partager les souvenirs des uns et des autres sur les parcours d’une famille dont nous devrons garder l’histoire et la mémoire. DM

 

samedi 22 novembre 2025

Argenteuil, histoire, patrimoine, une réflexion utile et nécessaire et pas uniquement culturelle

Que choisir de l’intérêt public, ou de l’intérêt des promoteurs et des aménageurs ?


 
 

Jeudi soir à l’auditorium de la MJC d’Argenteuil, un entretien était organisé avec Élise LANGUIN, férue d’histoire et d’histoire locale, membre de la Société Historique et Archéologique d’Argenteuil et du Parisis (SHAAP) dans le cadre d’un Atelier d’histoire Sous les couvertures-MJC. Il portait sur la question du « patrimoine », de son intérêt pour la culture et l’histoire mais aussi avec son implication sociale, celle de son rapport avec les questions d’aménagement.

         En partant d'un vestige important à protéger mais qui ne l’est pas encore réellement, « l'enseigne au griffon » de l’ex-imprimerie Coulouma de la rue de Diane, l'histoire très riche de cette imprimerie où furent imprimés les premières éditions de la prestigieuse édition La Pléiade a été abordée. Il fut ensuite question de l'histoire de cette protection du Patrimoine en France qui débute pour l'essentiel au moment de la Révolution française. Mais la protection des éléments (objets, bâtiments, paysages...) se heurte à un dilemme entre intérêt public et propriété privée, individuelle ou des collectivités. Cela se complique lorsque cette dernière est celle très prégnante des communes. Préserver ou supprimer les entraves à l'aménagement et l'urbanisation ? Vaste question certes. À Argenteuil, la préservation du Patrimoine n’a jamais été jusqu’à ce jour une préoccupation essentielle des municipalités successives. L’exemple-type de ce désintérêt a été donné par l’absence de protection d’un bâtiment majeur pourtant du patrimoine historique d’Argenteuil, l'Hôtel-Dieu de la rue Pierre Guienne et de ses annexes.

         À ce propos, aucune information ne circule sur les fouilles nécessaires portant sur l’emplacement des bâtiments qui ont été dernièrement arasés rue Paul-Vaillant Couturier, face à une des sorties du centre commercial Côté Seine. La réponse attendue est d’importance, il s’agit d’un espace du vieux bourg médiéval de la Ville non loin de l’ancien couvent des Ursulines. Qu’en est-il ? On attend. DM

 

mardi 11 novembre 2025

Argenteuil, réunion inter-comités de quartiers, si au moins c’était l’occasion d’un bon gueuleton

 

De quoi contribuer à mettre le public de son côté

 

 

L’existence de « comités de quartier » permet au moins aux participants de se rencontrer et de nouer des affinités. Tout cela ne mange pas de pain, et si les habitants qui y participent sont contents, c’est très bien. Mais que l’on ne nous parle pas de démocratie, même locale. Si cette dernière existait vraiment, les sujets de discussion des membres ne se limiteraient pas aux questions relevant des différents quartiers mais prévoiraient une discussion générale sur l’incidence de l’actualité sur la vie des habitants de la Ville, mais aussi sur l’activité et les décisions de la municipalité. On en est loin, et on peut constater les limites de l’affaire lorsque cette dernière amène avec insistance les membres de comités à décider l’utilisation des 50 000 euros dévolus pour chaque quartier à la réalisation de son grand dada du mandat, les fresques…

         Puisque nous évoquons ces Comités, il est à signaler qu’ils vont s’unir en fin de semaine, samedi 15, dans une grande réunion Inter-quartiers à la Cave. Le maire d’Argenteuil, lui qui doit rester légalement discret depuis le 1er septembre, sera-t-il présent ? On ne sait. En tout cas, les choses ont été préparées de telle façon que la réunion attire la clientèle. Mieux qu’un accueil café-viennoiseries, un buffet convivial de fin de matinée, capable d’adoucir les plus hostiles, est prévu. Mars approche…

         Quand il s’agit d’agapes municipales, me revient toujours en tête ce qu’évoque Karl Marx (si si !) dans un de ses textes. Pour attirer en sa faveur les troupes parisiennes à la veille du coup d’État du 2 décembre 1851 qui allait installer sa dictature, Louis-Napoléon Bonaparte organisa la veille la bombance dans les casernes, à l’aide de bon vin et de saucisson. Bien évidemment, il n’y a entre cette initiative historique et cette réunion du 15 novembre aucun rapport. DM