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mercredi 9 septembre 2026

Argenteuil, municipalité et loi de 1905, tralala et petit souci culturel

 

Pour sourire un peu, en guise de fraternité œcuménique

 

Elle n'est tout de même pas en or ? Les finances de la Ville...
 

Dimanche, en fin d'après-midi, une cérémonie a eu lieu à la Basilique catholique d'Argenteuil. Son nouveau curé était intronisé en ses lieux et sa fonction religieuse de curé. Sur ce plan, il n’y a rien à dire des initiatives privées de cette communauté chrétienne locale.

         Là où il y en a davantage, c’est à propos du tralala municipal et de son interprétation par le second du maire d’Argenteuil. Que ce dernier soit présent, encore rien à dire. Mais pourquoi cette offrande en grande pompe d’une clé symbolique. Une vraie clé de l’église suffisait, non ? Nous allons y revenir.

         Mais l’étonnant surtout, c’est le compte-rendu qu’en a fait sur sa page Facebook son second : « Cet après-midi, c'est en compagnie de Georges Mothron, maire de Ville d'Argenteuil (officiel) que nous assistons à la remise symbolique des clefs de la Paroisse de la Basilique… »

         Les clefs de la paroisse ? Vous n’y êtes vraiment pas, monsieur le second. Selon la loi de 1905 dite de Séparation de l’Église et de l’État, les édifices construits avant cette date sont la propriété des communes. Et il n’est pas étonnant que le maire remette, symboliquement au moins, la clé de ces constructions. Mais cela n’a rien à voir avec les « clefs de la Paroisse ».

         La Paroisse, cette communauté des voisins, est une structure privée de ses adeptes, la communauté paroissiale.

         Monsieur le second du maire, quelle confusion !

         Comme vous allez regretter que nous ne soyons pas croisés au lycée Georges Braque, vous comme élève, et moi, modestement en tant que professeur d’histoire. DM

vendredi 4 septembre 2026

Balladur : mort d’un serviteur de la bourgeoisie

 

Face à la jeunesse mobilisée, il était tombé sur un os

  


Édouard Balladur, ancien Premier ministre de droite sous la présidence d’un Mitterrand de gauche, est mort à l’âge vénérable de 97 ans. Sa fierté, disait-il dans une de ses dernières interviews, avait été de faire passer, en 1993, le nombre d'annuités pour toucher une retraite à taux plein de 37,5 à 40 ans. Réforme accompagnée d’un changement de calcul du montant de la pension, diminuant celle-ci considérablement.

         Ce politicien de droite aura cependant eu un mérite : en 1994, en voulant imposer le CIP, un Smic payé à 80 % pour les moins de 26 ans, il avait déclenché une vaste mobilisation de la jeunesse. Défilant tous les jours aux cris de « Balladur ordure, Mitterrand tout autant », les jeunes avaient fait alors reculer son gouvernement !

vendredi 28 août 2026

“La bataille de Gaulle” : une propagande cocardière

 À propos de “La bataille de Gaulle” : une propagande cocardière

En ce moment sur les écrans, la superproduction qu’est La Bataille de Gaulle ne reprend pas le mythe habituel de la lutte « des démocraties contre le fascisme » mais c’est pour faire l’éloge de l’union patriotique incarnée par le général.

Publié le 12/08/2026

Si les deux épisodes montrent bien que l’essentiel de la bataille du général visait à faire une place à l’impérialisme français, aux côtés des alliés anglo-saxons, ils le font évidemment en chantant ses louanges.

Le réalisateur, ancien conseiller de Dominique de Villepin, montre un de Gaulle d’abord très isolé. Alors qu’il est réfugié à Londres en juin 1940 après avoir refusé l’armistice, la quasi-totalité du personnel politique de la Troisième République, ainsi que le patronat, se sont ralliés sans état d’âme à Pétain. De Gaulle, lui, fait le choix de représenter les intérêts de la bourgeoisie française, au même titre que Pétain… mais dans le camp adverse. Il lance ses premières recrues à l’assaut des colonies françaises d’Afrique pour obtenir des ralliements parmi les gouverneurs coloniaux. Il peut en tirer quelques troupes sans poids militaire réel, qu’il envoie se battre jusqu’au suicide contre une armée allemande bien plus puissante, pour montrer la volonté combattante de la « France libre » et obtenir que Churchill, puis Roosevelt le reconnaissent comme un représentant crédible de l’impérialisme français.

Lorsque l’armée américaine débarque en Algérie fin 1942, sans en avertir de Gaulle, c’est encore avec les représentants de Vichy que Roosevelt négocie. Le général reste encore quantité négligeable pour les dirigeants américains, et le film montre comment, à l’approche du débarquement de Normandie en 1944, ils envisagent de placer la France sous une administration américaine, l’AMGOT, avec sa propre monnaie et ses propres préfets. Si les dirigeants américains finissent par abandonner ces plans, c’est parce qu’ils ont compris que de Gaulle sera la meilleure carte à jouer pour maintenir l’ordre social après la chute du régime de Pétain.

Et si cela apparaît possible, c’est que le PCF offre à de Gaulle sa capacité à encadrer la classe ouvrière. Cet aspect est largement passé sous silence dans le film, à part une allusion à l’intégration du PCF dans le Conseil national de la résistance. Les dirigeants américains et la bourgeoisie française consentirent en effet à l’alliance avec ce parti car Staline s’était montré, lui aussi, préoccupé d’éviter que la chute du nazisme n’entraîne des mouvements révolutionnaires en Europe ou dans les colonies.

De Gaulle utilisa le PCF pour restaurer le pouvoir de la bourgeoisie, en lui évitant d’affronter la révolte populaire. Le PCF se chargea en effet, avec la CGT qui lui était liée, d’encadrer la classe ouvrière, de lui imposer de nouveaux sacrifices pour remettre en route la machine économique du patronat. Le terme de « Résistance » cachait la réalité de cette politique, contraire aux intérêts des travailleurs et des peuples colonisés.

Si on voit dans le film le général Leclerc intégrer une compagnie formée de communistes et d’anarchistes espagnols aux côtés de ses troupes coloniales, la « Libération » n’a pas été la victoire pour laquelle les uns et les autres étaient prêts à se sacrifier. La fin de la guerre signifia le maintien de l’ordre social, en France comme ailleurs, de la domination sur les colonies et même du pouvoir de Franco en Espagne. En 1945, les armées de Leclerc allaient partir en Indochine pour y rétablir brutalement l’administration coloniale française.

La préoccupation de De Gaulle dans son combat « pour la France » était la défense des intérêts de la bourgeoisie française et de son empire, dans le cadre d’un nouvel ordre mondial sous domination américaine. La politique « patriotique » du PCF rallié à de Gaulle, abandonnant toute perspective indépendante pour les travailleurs et les opprimés, rendait un grand service à la bourgeoisie. Quant aux prétendus acquis sociaux du CNR, ils n’étaient que la menue monnaie payée par la bourgeoisie pour maintenir l’asservissement de la classe ouvrière.

Aujourd’hui, ce film qui dénonce l’hégémonie des États-Unis rencontre logiquement un large écho. Mais son message prônant l’union sacrée autour de la défense de la patrie, salué par les politiciens de tous bords, de Retailleau à Roussel en passant par Mélenchon et Villepin, survient à point dans l’actuel contexte guerrier. Il fait partie du piège habituel destiné à faire accepter au bon peuple l’idée de se sacrifier pour la gloire d’un autre impérialisme, bien français celui-là.

                                              Serge Fauveau (Lutte ouvrière n°3028)

mardi 18 août 2026

Argenteuil, Côté Seine, une belle décoration, mais une erreur…

 

Pour le patrimoine, être précis, et surtout le préserver

 

 

Il n’y a pas à dire, elle me plaît bien la décoration évoquant Argenteuil au premier niveau du centre commercial Côté Seine, côté entrée gare, qui cache un alignement de plusieurs coques commerciales vides. Sincèrement, elle vaut le détour. Je me suis simplement demandé si elle n’avait pas été sponsorisée par la paroisse catholique locale, là il n’y aurait rien à dire, affaire privée. Si en revanche, la municipalité y a mis des sous..., mais son premier adjoint saura me détromper…

         Revenons à cette décoration. Très bien, mais pourquoi transmettre une contre-vérité aux passants qui passent et qui veulent s’instruire ?

         La Basilique Saint-Deny n'a pas été édifiée "à partir du XIIIème" siècle mais a été construite en 1865-1866 !

         Certes, cette erreur est un péché véniel, mais méritait tout de même à être signalée.

         Terminons sur une note positive, je me répète, l’ensemble de la décoration mérite le déplacement. DM