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jeudi 9 avril 2026

Détroit d’Ormuz : des milliers de marins en danger

 Détroit d’Ormuz : des milliers de marins en danger

En évoquant les risques entraînés par le blocage du détroit d’Ormuz, les États, les gouvernements et la grande presse ne se sont guère étendus sur le sort des 20 000 marins concernés. Ils étaient bloqués en pleine mer, sans possibilité d’aller à terre ou d’être ravitaillés.

Publié le 08/04/2026

Certes le porte-parole des armateurs français a assuré que seuls les volontaires restaient à bord, avec une prime de risque, et que les autres étaient rapatriés. La CGT des officiers, de même qu’un syndicat de marins grec, ont exigé le rapatriement sans condition des équipages. Le syndicat international des ouvriers du transport (ITF) a été reçu par l’organisme patronal correspondant et a obtenu l’assurance de la bonne volonté des armateurs…

Il n’empêche que huit marins sont morts à la suite de six attaques de navires dans le détroit et qu’on n’a constaté nulle part de rapatriement des équipages. De plus, l’ITF a fini par publier le 28 mars plus d’un millier de courriers émanant des marins bloqués. Ils réclament des vivres, de l’eau, des médicaments, des rapatriements. Ceux qui sont d’accord pour rester à bord afin d’assurer la maintenance exigent le doublement de leur salaire, comme le prévoit la convention en vigueur signée par l’ITF et les armateurs.

On voit donc que cette convention, fort peu protectrice mais qui comprend en effet le rapatriement obligatoire aux frais de l’armateur lorsque le navire est en zone de guerre et le doublement du salaire de l’équipage de maintenance, n’est pas appliquée. Pire encore, la convention ne concerne que 10 000 à 15 000 navires sur les 60 000 immatriculés qui naviguent et 250 000 marins sur le million et demi qui sont embarqués, soit autant de familles et de villages qui dépendent de leurs salaires, aux Philippines, en Inde, en Indonésie ou ailleurs. Quelle est donc la situation réelle des 20 000 marins bloqués, combien dépendent d’armateurs sans foi ni loi, combien sont ravitaillés, combien sont malades ? On doute que les armateurs, qui ne se donnent pas la peine de faire parvenir de la nourriture et des médicaments à leurs équipages, fassent de gros efforts pour les rapatrier et leur payer leur dû.

Des milliers de marins sont donc abandonnés comme ils l’avaient été, en plus grand nombre encore, lors de l’épidémie de Covid. La valeur de la cargaison d’un de ces navires- prison bloqués dans le détroit d’Ormuz, voire celle d’un seul missile qui passe au-dessus, suffirait à payer le rapatriement et les arriérés de salaire de tout l’équipage.

                                                              Paul Galois (Lutte ouvrière n°3010)

 

LUTTE OUVRIERE

RÉUNION PUBLIQUE

Ce soir Jeudi 9 avril 2026 à 19 h.30

Espace Nelson Mandela

82, avenue du Gl Leclerc à Argenteuil

Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des salaires et des pensions.

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 10 avril, de 15 heures 30 à 16 heures 30, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

  

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 


 

dimanche 22 mars 2026

Détroit d’Ormuz : les conséquences d’une interruption

 Détroit d’Ormuz : les conséquences d’une interruption

Les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se limitent pas aux zones de combat : une grande partie de la population mondiale commence déjà à en payer le prix à travers les hausses de prix et les pénuries, provoquées en particulier par le blocage du détroit d’Ormuz.

Publié le 18/03/2026

Les cours étant mondiaux, tous les pays du monde sont touchés par la hausse du prix de l’énergie, même ceux qui ne dépendent pas complètement du pétrole et du gaz du Moyen-Orient, comme la France, et même ceux qui en produisent : au Nigeria, le prix à la pompe a augmenté d’environ 20 % en une semaine. Mais, dans certaines régions, le risque de pénurie s’ajoute à l’augmentation des prix.

Il est possible que les États-Unis aient comme objectif, dans cette guerre, de compliquer l’accès de la Chine au pétrole et au gaz du Moyen-Orient ; quoi qu’il en soit, cette stratégie pèse déjà sur d’autres pays qui en sont dépendants. En Inde, les difficultés d’approvisionnement en gaz de cuisine ont conduit des restaurants à fermer et à réduire leur activité, voire certains à utiliser du bois ou du charbon de bois. En Asie du Sud-Est, certains gouvernements imposent une réduction de la consommation d’énergie : aux Philippines, la semaine de travail a été ramenée à quatre jours dans les administrations publiques, et en Birmanie le régime a introduit des restrictions de circulation avec des jours alternés selon les plaques d’immatriculation.

Le pétrole et le gaz ne servent pas seulement à se chauffer ou à rouler, mais sont indispensables dans de nombreuses chaînes de production, en particulier les engrais agricoles. Or l’Inde importe 40 % de son urée et des engrais à base de phosphate depuis le Moyen-Orient ; l’Égypte et une grande partie de l’agriculture africaine en dépendent également et, s’ils n’y ont plus accès, les rendements baisseront. Et même si les belligérants relâchent la pression sur le détroit ou si les armateurs trouvent des voies alternatives et si une petite partie des exportations reprend, le renchérissement du coût du transport entraînera de toute façon une augmentation des prix qui se répercutera sur les prix alimentaires dans des régions où des dizaines de millions de femmes et d’hommes ne mangent déjà pas à leur faim.

En déclenchant la guerre contre l’Iran, l’impérialisme américain a provoqué, sur une grande partie de la planète, une crise qui ne fait probablement que commencer. Si cette guerre n’est pas encore mondiale dans sa géographie, elle l’est déjà dans ses effets.

                                                        Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3007)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui

Dimanche 22 mars, de 10 h.30 à 11 h.30, marché Héloïse.

jeudi 25 septembre 2025

CMA CGM : monstre marin toujours plus glouton

Des milliards à gogo, au prix d’une gigantesque exploitation

 

 

Le groupe français CMA CGM, numéro 3 mondial du transport maritime, vient d’annoncer le rachat du groupe britannique Freightliner UK Intermodal Logistics.

         Après avoir acheté pour 20 milliards de dollars d’infrastructures portuaires aux États-Unis, cela va permettre au groupe du multi-milliardaire Saadé d’étendre encore les tentacules de son empire.

         Le montant du rachat n’a pas été dévoilé, et on les comprend : les sommes dépensées dans ces opérations, qui ne créent aucune richesse nouvelle, par des capitalistes qui dévorent leurs concurrents illustrent la folie de leur système.

 

samedi 9 août 2025

Sommet contre la pollution aux plastiques : une nouvelle comédie

 

Humanité malTraitée

 


 

Des représentants de 176 États, des ONG et de l’industrie pétrochimique se sont retrouvés pour discuter d’un « traité mondial contre la pollution aux plastiques ».

A peine 10 % des plastiques sont très partiellement réutilisés. Le reste est brûlé ou pollue les terres et les océans, ravageant la biodiversité. Ces substances toxiques sont aussi responsables de la mort de centaines de milliers de travailleurs et de consommateurs tous les ans.

Ces ravages sont connus depuis des décennies mais la production plastique progresse fortement.

L’industrie du plastique pèse 1 000 milliards de dollars par an : pour les TotalEnergies et autres industriels de la pétrochimie, comme pour les États à leur service, il n’y a que cela qui compte. Alors il n’y a rien à attendre de ce sommet.

vendredi 18 juillet 2025

Nucléaire, pardon, irresponsabilité nucléaire

Papa, c’est quoi ce fut au bout de ton hameçon ?

 

De 1945 à 1993, les industriels de la filière nucléaire ont immergé 200 000 futs de déchets radioactifs dans l’Atlantique, sans se soucier le moins du monde des conséquences.

         Une mission scientifique a cartographié et analysé une partie de cette décharge. Elle annonce que, pour l’instant, tout va bien.

         Pour les actionnaires de l’époque et leurs descendants, certainement.