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dimanche 26 juillet 2026

Hausse des prix : attaques en règle

 Hausse des prix : attaques en règle

Les prix des carburants sont repartis à la hausse depuis la reprise des frappes américaines sur l’Iran en juillet.

Publié le 22/07/2026

Les majors du pétrole, dont TotalEnergies fait partie, saisissent une nouvelle fois l’occasion de peser sur le cours du baril de Brent en spéculant sur les marchés et en agitant la menace de pénurie pour justifier cette hausse des prix. Elles réalisent ainsi de véritables profits de guerre, grâce à des opérations financières très rentables. En mars dernier, au commencement de la guerre, Total avait acheté des stocks énormes de brut en pariant sur la flambée de son cours. Le trust avait ainsi engrangé un milliard d’euros.

Plus généralement, la hausse des prix n’a rien d’une fatalité. À chaque fois, et quel que soit le prétexte, elle est décidée par les capitalistes pour augmenter leurs profits. Ils se moquent des répercussions sur l’ensemble de la population, comme de leur premier milliard !

Pour ne pas se retrouver pris à la gorge, les travailleurs ne peuvent compter que sur la force qu’ils représentent s’ils s’organisent pour imposer, ensemble, une hausse générale des salaires et leur indexation sur les prix.

                                         Roberto Talmer (Lutte ouvrière n°3025)

vendredi 17 juillet 2026

Fonctionnaires : dégelons les salaires !

Fonctionnaires : dégelons les salaires !

Continuant la politique de blocage des salaires qui dure depuis déjà trois ans, le gouvernement a annoncé la poursuite du gel du point d’indice pour les fonctionnaires pour 2027.

Publié le 15/07/2026

 

Le point d’indice sert de base au calcul des salaires dans la fonction publique. Son gel signifie de fait une baisse réelle du pouvoir d’achat, car les prix, eux, sont loin d’être gelés. L’inflation officielle a beau être de 0,9 %, tout le monde peut constater que les prix de l’essence, de l’énergie, de l’alimentation, ont connu des augmentations bien supérieures. Le ministre des Comptes publics déclare très ouvertement qu’il fera 2,4 milliards d’économies en privant les travailleurs de la fonction publique d’une augmentation de 1 % pour l’année à venir. Les ministres peuvent bien saluer le courage des soignants, des pompiers ou des agents territoriaux, c’est pour mieux leur faire les poches. Car c’est bien là le fond de l’affaire. Le gouvernement prétend faire toujours plus d’économies et cherche 9 milliards de coupes budgétaires à faire, soi-disant pour résorber le déficit public.

Le ministre assume vouloir privilégier les augmentations individuelles, qui ne remplacent pas, pour la majorité des travailleurs, les augmentations générales de salaires nécessaires. Il met aussi en avant une « indemnité différentielle » entrée en vigueur le 1er juin. Celle-ci doit compenser le fait que 862 000 travailleurs de la Fonction publique – soit près de 15 % des fonctionnaires – sont actuellement payés en-dessous du Smic. L’État se comporte comme n’importe quel patron, rognant sur les salaires et les conditions de travail.

Pour les travailleurs de la fonction publique, comme pour tous les autres, ce n’est pas le gel, mais l’augmentation immédiate des salaires qui serait nécessaire, ainsi que leur indexation sur les prix.

                                                  Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3024)

vendredi 3 juillet 2026

Argenteuil, agents territoriaux, restauration, une hausse vertigineuse qui ne passe pas

 

Inflation ras-le-bol !

Si la haute hiérarchie municipale a une bonne adresse avenue Gabriel Péri pour se restaurer le midi, il n’en va pas de même pour les travailleurs territoriaux des services extérieurs à la mairie qui doivent se contenter de salades et des articles de deux distributeurs, l’un situé à la périphérie près du cimetière du Val, et l’autre installé dans une antre du Centre Technique Municipal face à la sous-préfecture.

         Le 1er juillet, ces travailleurs du CTM et ceux des autres services qui viennent s’y ravitailler ont découvert que le prix des articles avait augmenté de 40 à 70 centimes.

         Cela les a écœurés à un tel point, que cela leur a coupé l’appétit. Une réaction unanime : pas question d’accepter cela. Les produits sont restés dans leur casier.

         Réaction légitime. Dans tous les cas, c’est vers une hausse générale des salaires dans la même proportion que la lutte de tous les travailleurs doit se diriger au plus vite. DM

lundi 1 juin 2026

Argenteuil, face à la spirale inflationniste et ses conséquences, la nécessaire mobilisation du monde du travail d’Argenteuil comme de tout le pays

 

Perdre 50 euros de pouvoir d’achat, et demain, combien ?

 

J’ai utilisé cette photo de La Gazette du boucher de Commeny. Je pense qu’elle me pardonnera. Lecteurs du Vexin, achetez chez ce boucher !

La semaine passée, un article de la Gazette du Val d’Oise a attiré mon attention. Il portait sur les difficultés d’un jeune boucher d’un village du Vexin qui évoquait ses difficultés actuelles : « Nous vivons des moments difficiles. L’avenir est incertain pour nous. Nous nous battons comme toujours mais nous avons peu de solutions. Nous avons besoin de vous, de votre soutien, plus que jamais. Préservez vos commerces de proximité. »

         L’appel de ce boucher dont nous ne pouvons qu’être solidaire pose bien des problèmes. Celui de la grande distribution qui a aspiré la clientèle, mais aussi la situation actuelle de montée de l’inflation. Lorsque l’on habite un espace périphérique tel celui du Vexin, chacun subit doublement la hausse des prix. Celle générale qui est annoncée à 2,4% officiellement sur un an, et celle de la hausse du prix des carburants qui pèse inexorablement lorsque l’utilisation de la voiture est incontournable. Même avec des revenus qui permettent habituellement de vivre correctement, on hésite à aller acheter de la viande de bonne qualité mais plus chère.

         Chacun peut imaginer ce qu’il en est d’autant plus au cœur des milieux les plus modestes d’Argenteuil. Pour un salaire de 1500 euros, une hausse des prix de 3%, c’est 50 euros de moins de pouvoir d’achat.

         La production et sa valeur créées par le monde du travail dans le pays n’ont pas diminué, bien au contraire. Seulement, la part qui revient aux dominants du Capital est d’année en année toujours plus grande. Le nombre de milliardaires augmente, leur fortune explose. Inversement, celle qui se transforme en salaires des travailleurs se réduit. La situation des luttes actuelles du monde du travail l’explique. Il faut inverser cette tendance.

         À Argenteuil comme partout dans le pays, il faut réfléchir aux luttes générales qui doivent reprendre, si nous ne voulons pas que la descente vers les enfers de la gêne voire de la misère se poursuive. DM