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samedi 17 octobre 2026

Salaires : les prix filent loin devant

 Salaires : les prix filent loin devant

L’Institut de la statistique, l’Insee, constate qu’en septembre, l’inflation a dépassé 3 % sur l’année, portée par une augmentation de 21,2 % du prix de l’énergie et de 9,9 % des produits frais. Le fossé se creuse avec les salaires.

Publié le 14/10/2026

 

Depuis 2024, la perte se chiffre en moyenne à 1200 euros pour une famille de deux adultes et deux enfants et de 600 euros pour un adulte seul, car l’ensemble des salaires ne suit même pas l’évolution du smic, pourtant bien modeste. Ainsi, dans plus de 70 % des branches professionnelles (126 sur 179) les salaires du bas de l’échelle sont désormais inférieurs au smic. Les patrons sont tenus de compléter pour se mettre en règle avec la loi, mais parfois ils intègrent des primes dans le calcul pour atteindre le smic. L’État lui-même incite aux bas salaires en accordant au patronat des allègements de cotisations sociales pour les salaires jusqu’à 1,6 fois le smic.

La situation n’est pas meilleure pour les salariés de l’État, des hôpitaux publics et des collectivités locales puisque 862 000 d’entre eux ont un salaire inférieur au smic, complété par une « indemnité différentielle » qui n’est même pas prise en compte dans le calcul de la retraite !

Dans d’autres secteurs comme La Poste, le salaire de départ avoisine le smic.

Mais qui peut vivre aujourd’hui avec 1 477 euros net par mois ? Aucun salaire ne devrait être inférieur à 2 200 euros net, et tous devraient être revalorisés chaque mois, en fonction de la hausse des prix.

                                                      Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3037)

 

17 octobre 1961-17 octobre 2026

Ne pas oublier

Rendez-vous de commémoration

18 heures 30 sur le Pont d’Argenteuil

  

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 17 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 18 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.

lundi 12 octobre 2026

Argenteuil, Kéolis, retour sur la grève de vendredi au dépôt d'Argenteuil

 

Des problèmes jamais réglés, des problèmes qui devront l’être

 

 

Près d’un tiers des 360 conducteurs du dépôt d’Argenteuil étaient en grève vendredi dernier. Des militants FO et Unsa étaient présents sur le piquet de grève. Les bus ne sortaient pas. Les syndicats demandent une réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires. Un minable 0,6 % est seulement proposé pour cette année.

         Les conducteurs dénoncent aussi la vétusté du matériel. Hier, la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail a fait une opération de vérification des bus à la sortie et de nombreux bus n'ont pas pu sortir. La grève n'était que pour vendredi mais un syndicaliste m'a dit que les bus ne pourraient pas sortir demain car il faut l'aval du Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail, et que ce serait pour lundi. Des conducteurs sont aussi mécontents contre le projet de la direction de faire des services de 8h15 alors que maintenant la durée maximum est plutôt plus basse.

         Le dépôt d'Argenteuil fait partie d'une délégation de Service Public avec le dépôt de Montesson dont les travailleurs n’ont pas fait grève vendredi. Le contrat de 5 ans devait arriver à échéance en fin d'année et a été prolongé d’un an. Bien sûr le sentiment est que ça s'est dégradé depuis 5 ans et que c'était mieux du temps du délégataire Transdev. Les primes n'ont pas été remises en cause mais ils ont perdu l'intéressement qui était de plus de 3000 euros. Il y avait déjà eu 2 semaines de grève sur les salaires en mai 2024.

         Un élément qui fait sourire mais qui n’est pas du tout drôle. Sur les nouveaux bus qui doivent être mis prochainement en service, il y a un hic : il n’est pas possible d’utiliser correctement le rétroviseur droit essentiel pourtant.

         Bref, grève en 2024, et cette mobilisation vendredi dernier qui sonne comme un coup de semonce.  Correspondant LO

dimanche 26 juillet 2026

Hausse des prix : attaques en règle

 Hausse des prix : attaques en règle

Les prix des carburants sont repartis à la hausse depuis la reprise des frappes américaines sur l’Iran en juillet.

Publié le 22/07/2026

Les majors du pétrole, dont TotalEnergies fait partie, saisissent une nouvelle fois l’occasion de peser sur le cours du baril de Brent en spéculant sur les marchés et en agitant la menace de pénurie pour justifier cette hausse des prix. Elles réalisent ainsi de véritables profits de guerre, grâce à des opérations financières très rentables. En mars dernier, au commencement de la guerre, Total avait acheté des stocks énormes de brut en pariant sur la flambée de son cours. Le trust avait ainsi engrangé un milliard d’euros.

Plus généralement, la hausse des prix n’a rien d’une fatalité. À chaque fois, et quel que soit le prétexte, elle est décidée par les capitalistes pour augmenter leurs profits. Ils se moquent des répercussions sur l’ensemble de la population, comme de leur premier milliard !

Pour ne pas se retrouver pris à la gorge, les travailleurs ne peuvent compter que sur la force qu’ils représentent s’ils s’organisent pour imposer, ensemble, une hausse générale des salaires et leur indexation sur les prix.

                                         Roberto Talmer (Lutte ouvrière n°3025)

vendredi 17 juillet 2026

Fonctionnaires : dégelons les salaires !

Fonctionnaires : dégelons les salaires !

Continuant la politique de blocage des salaires qui dure depuis déjà trois ans, le gouvernement a annoncé la poursuite du gel du point d’indice pour les fonctionnaires pour 2027.

Publié le 15/07/2026

 

Le point d’indice sert de base au calcul des salaires dans la fonction publique. Son gel signifie de fait une baisse réelle du pouvoir d’achat, car les prix, eux, sont loin d’être gelés. L’inflation officielle a beau être de 0,9 %, tout le monde peut constater que les prix de l’essence, de l’énergie, de l’alimentation, ont connu des augmentations bien supérieures. Le ministre des Comptes publics déclare très ouvertement qu’il fera 2,4 milliards d’économies en privant les travailleurs de la fonction publique d’une augmentation de 1 % pour l’année à venir. Les ministres peuvent bien saluer le courage des soignants, des pompiers ou des agents territoriaux, c’est pour mieux leur faire les poches. Car c’est bien là le fond de l’affaire. Le gouvernement prétend faire toujours plus d’économies et cherche 9 milliards de coupes budgétaires à faire, soi-disant pour résorber le déficit public.

Le ministre assume vouloir privilégier les augmentations individuelles, qui ne remplacent pas, pour la majorité des travailleurs, les augmentations générales de salaires nécessaires. Il met aussi en avant une « indemnité différentielle » entrée en vigueur le 1er juin. Celle-ci doit compenser le fait que 862 000 travailleurs de la Fonction publique – soit près de 15 % des fonctionnaires – sont actuellement payés en-dessous du Smic. L’État se comporte comme n’importe quel patron, rognant sur les salaires et les conditions de travail.

Pour les travailleurs de la fonction publique, comme pour tous les autres, ce n’est pas le gel, mais l’augmentation immédiate des salaires qui serait nécessaire, ainsi que leur indexation sur les prix.

                                                  Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3024)