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lundi 1 juin 2026

Argenteuil, face à la spirale inflationniste et ses conséquences, la nécessaire mobilisation du monde du travail d’Argenteuil comme de tout le pays

 

Perdre 50 euros de pouvoir d’achat, et demain, combien ?

 

J’ai utilisé cette photo de La Gazette du boucher de Commeny. Je pense qu’elle me pardonnera. Lecteurs du Vexin, achetez chez ce boucher !

La semaine passée, un article de la Gazette du Val d’Oise a attiré mon attention. Il portait sur les difficultés d’un jeune boucher d’un village du Vexin qui évoquait ses difficultés actuelles : « Nous vivons des moments difficiles. L’avenir est incertain pour nous. Nous nous battons comme toujours mais nous avons peu de solutions. Nous avons besoin de vous, de votre soutien, plus que jamais. Préservez vos commerces de proximité. »

         L’appel de ce boucher dont nous ne pouvons qu’être solidaire pose bien des problèmes. Celui de la grande distribution qui a aspiré la clientèle, mais aussi la situation actuelle de montée de l’inflation. Lorsque l’on habite un espace périphérique tel celui du Vexin, chacun subit doublement la hausse des prix. Celle générale qui est annoncée à 2,4% officiellement sur un an, et celle de la hausse du prix des carburants qui pèse inexorablement lorsque l’utilisation de la voiture est incontournable. Même avec des revenus qui permettent habituellement de vivre correctement, on hésite à aller acheter de la viande de bonne qualité mais plus chère.

         Chacun peut imaginer ce qu’il en est d’autant plus au cœur des milieux les plus modestes d’Argenteuil. Pour un salaire de 1500 euros, une hausse des prix de 3%, c’est 50 euros de moins de pouvoir d’achat.

         La production et sa valeur créées par le monde du travail dans le pays n’ont pas diminué, bien au contraire. Seulement, la part qui revient aux dominants du Capital est d’année en année toujours plus grande. Le nombre de milliardaires augmente, leur fortune explose. Inversement, celle qui se transforme en salaires des travailleurs se réduit. La situation des luttes actuelles du monde du travail l’explique. Il faut inverser cette tendance.

         À Argenteuil comme partout dans le pays, il faut réfléchir aux luttes générales qui doivent reprendre, si nous ne voulons pas que la descente vers les enfers de la gêne voire de la misère se poursuive. DM

jeudi 14 mai 2026

Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

 Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

Le gouvernement a réuni, lundi 11mai, des dirigeants des filières agricole, agro-alimentaire et de la distribution. Alors que les négociations commerciales entre ces filières se sont clôturées fin février, plusieurs grands groupes agro-industriels réclament de pouvoir augmenter leurs prix.

Publié le 12/05/2026

 

Face à la crise provoquée par l’envolée des prix du pétrole et des productions qui en découlent, le gouvernement est à l’écoute de toutes les difficultés, surtout quand elles viennent du monde patronal. C’est sans doute pour cela qu’il a convoqué cette réunion, alors que le président de l’Ania, l’Association nationale des industries alimentaires, se lamente sur les difficultés des entreprises de son secteur « dont les marges sont déjà réduites au plus bas » et d’être « la dernière roue du carrosse ».

On retrouve au conseil d’administration de l’Ania la directrice générale de Mars Wrigley, premier producteur mondial de confiseries, le directeur de Danone France, celui de Lactalis… mais c’est bien entendu au nom du petit charcutier étranglé par la hausse des prix du plastique d’emballage que tout ce beau monde réclame le droit d’augmenter les prix, sous peine de provoquer sa faillite. Jean-François Loiseau, le président de l’Ania, l’assure : les hausses seraient « très ponctuelles », et d’ajouter : « D’ailleurs, quand le prix du pétrole augmente ou baisse, il y a des hausses et des baisses à la pompe mais personne ne s’en soucie, personne n’en parle. Je demande la même chose ». En somme pour ce monsieur, puisque « personne ne se soucie » des prix à la pompe, personne ne sera non plus trop regardant sur le prix de son chariot de courses à la caisse !

Comme d’habitude lors de ces discussions, du côté des patrons de la grande distribution, on freine des quatre fers sur la réouverture éventuelle de négociations. La représentante de la Fédération du commerce et de la distribution défend les intérêts des patrons d’Auchan, Carrefour et autres Leclerc, en faisant mine de se battre pour « le pouvoir d’achat des consommateurs, qui regardent particulièrement les prix ».

Quoi qu’il en soit des tractations entre ces requins pour savoir qui accaparera la plus grosse part des profits et des aides que le gouvernement mettra sur la table, l’addition pour les classes populaires grimpera. Car les plus gros du secteur n’ont pas attendu que le gouvernement les y autorise pour augmenter à nouveau leurs prix. Ainsi la marque Président, propriété de Lactalis, a déjà répercuté les augmentations liées, dit- elle, à la guerre au Moyen-Orient.

Depuis des années, les salaires et les pensions sont à la traîne tandis que toutes les dépenses de la vie quotidienne augmentent, en même temps qu’augmentent les profits des grands groupes. C’est eux qu’il faut faire passer à la caisse !

                                                          Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3015)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 15 mai, de 15 h.45 à 16 heures 30 au marché du Val Nord,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

mercredi 13 mai 2026

Face à la hausse des prix, il faut parler salaires

Du côté des profits, il y a ce qu’il nous faut

  


Le gouvernement devrait annoncer des mesures pour compenser la flambée des prix du carburant et évoque un élargissement de la prime "gilet jaune", dite prime Macron.

         Cette prime ne coûte rien au patronat, dépend de son bon vouloir entreprise par entreprise et est, bien sûr, variable. Le gouvernement veut donner l’illusion qu’il ne reste pas les bras croisés. La seule vraie réponse à l’inflation est d’imposer l’augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix.