Affichage des articles dont le libellé est Antilles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Antilles. Afficher tous les articles

mardi 11 février 2025

La vie chère, c’est le Groupe Hayot et cie

 

Parasitisme financier d’un côté, misère de l’autre

 

 

Sur injonction de justice, le groupe Bernard Hayot a rendu publics ses résultats financiers de 2023. Cette famille béké – descendante des esclavagistes – a fait 228 millions d’euros de bénéfices grâce à ses franchises de distribution en Martinique.

         Alors que depuis des mois les travailleurs et les familles mènent le combat contre la vie chère, les Hayot amassent des fortunes.

         À eux de payer, pour leur passé d’esclavagistes comme pour leur présent de parasites !  

vendredi 15 novembre 2024

Martinique, « le R » placé en garde à vue

Un combat aussi pour la dignité

 

 

Rodrigue Petitot, dit « le R » et porte-parole du RPprac (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens), principal animateur du mouvement contre la vie chère en Martinique, a été interpellé chez lui le 12 novembre et placé en garde à vue comme un délinquant. 

         On lui reproche sa visite impromptue à la préfecture pour pouvoir s'adresser au Ministre chargé des Outre-mer, présent en Martinique. Ce dernier, plein de mépris, snobait les principaux organisateurs de la contestation. Il préférait disserter avec les notables locaux plus conciliants et avec lesquels un accord bidon sur les prix a été signé.

         Avec cette mesure répressive bien dans sa tradition coloniale, l’État français a réussi à provoquer un élan de solidarité pour la libération du R. Le mouvement contre la vie chère devient aussi un combat pour la dignité.

 

samedi 9 novembre 2024

Martinique : le mouvement contre la vie chère à Paris !

 Martinique : le mouvement contre la vie chère à Paris !

Publié le 06/11/2024

La manifestation organisée par le RPprac (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens) dimanche 3 novembre à Paris a été un franc succès.

C’est cette organisation qui, depuis le 1er septembre, est à l’initiative d’un mouvement de masse en Martinique contre la vie chère aux Antilles, où des prix de l’alimentaire dépassent parfois de plus de 200 % les prix de l’Hexagone.

France Télévisions des Antilles a annoncé que la manifestation avait regroupé 10 000 personnes qui ont défilé vers le ministère de l’Outre-mer, à l’approche duquel elles ont été stoppées par la police.

La veille, à leur arrivée à Orly, trois dirigeants du RPprac, dont Rodrigue Petitot, « le R » comme on l’appelle en Martinique, avaient reçu un accueil chaleureux d’un nombre important d’Antillais. Plusieurs organisations de l’émigration antillaise mais aussi guyanaise, réunionnaise et néo-calédonienne avaient mobilisé leurs troupes. Les drapeaux des différents territoires flottaient tout au long du cortège.

Cette manifestation très réussie a eu un grand retentissement en Martinique et en Guadeloupe. Le RPprac réclamait la venue du ministre de l’Outre-mer, sans illusion peut- être. Mais rien de fondamental ne se règlera tant que les grandes sociétés de la distribution n’accepteront pas de baisser leurs énormes marges bénéficiaires. Le mouvement contre la vie chère se poursuivra avec plus de force car les travailleurs et la population ont ressenti une immense fierté devant le succès de la manifestation à Paris. Ils se sentent encore plus forts maintenant.

                                             Marianne Tibus (Lutte ouvrière n°2936)

mercredi 30 octobre 2024

Guadeloupe : l’énergie de la grève

 

La grève est l’arme des travailleurs

 


 

En Guadeloupe, en raison de la coupure générale d’électricité sur l’île le 25 octobre, le gouvernement et le patronat se sont déchaînés contre les travailleurs d’EDF PEI.

C’est pourtant la direction d’EDF qui porte toute la responsabilité de cette coupure. Non seulement elle a refusé d’appliquer un accord salarial signé en février 2023, mais alors que les travailleurs sont en grève depuis le 16 septembre, elle a mis le feu aux poudres en menaçant un d’entre eux de licenciement. C’est ce qui a provoqué l’arrêt de la centrale qui alimente l’île

Les travailleurs luttent en Martinique comme en Guadeloupe contre la rapacité capitaliste et le mépris colonial. Ils nous montrent la voie.