Prix :
le ruissellement… vers le haut
Au 1er février encore,
certains prix ont augmenté. Lentement mais sûrement, les charges qui pèsent sur
les budgets populaires s’alourdissent.
Publié le 04/02/2026
Ainsi les frais bancaires, qui
font partie des dépenses obligatoires des travailleurs, augmentent de 3 %,
selon l’enquête annuelle de l’association de consommateurs CLCV. Cela s’ajoute
à l’augmentation de 2025, déjà de 3 % en moyenne, mais de beaucoup plus pour
les frais de tenue de compte qui, après +8 % l’an dernier, augmentent de 6 % au
1er février 2026. Les péages d’autoroute augmenteront, eux, de
0,86 % en moyenne, de même que certains paquets de cigarettes.
Le gouvernement tempère en communiquant
largement sur une baisse des factures d’électricité, qui sera très loin de
compenser les hausses vertigineuses de ces dernières années, mais oublie la
hausse continue des prix des produits alimentaires. Chacun peut le constater :
les salaires n’augmentent pas aussi vite que le coût de la vie.
Mais l’argent des ménages
populaires ne disparaît pas. Il ne sert pas non plus à augmenter les salaires
des travailleurs des autoroutes ou des employés de banque, ni ceux des
travailleurs de la grande distribution. Il enrichit directement les patrons des
grandes entreprises qui fixent les prix. Les péages alimentent les profits des
grandes sociétés d’autoroutes, Vinci, Cofiroute, et autres ; les frais
bancaires arrivent directement dans les coffres-forts de la BNP, de la Société
générale, du Crédit mutuel ; les prix dans les grandes surfaces enrichissent
les industriels de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Autrement
dit, l’augmentation des prix sort de la poche des familles ouvrières pour
enrichir encore le très grand patronat.
Contrairement à un mythe
largement relayé, ce ne sont pas les grands patrons qui permettent aux
travailleurs de vivre, c’est toute la population laborieuse qui est rackettée
pour gonfler les profits des capitalistes.
Camille Paglieri (Lutte ouvrière
n°3001)