Enseignement privé
catholique : des violences couvertes par l’État
Les violences subies par des générations d’enfants
à Notre-Dame de Bétharram ne sont pas une exception.
Publié le 09/07/2025
Après ces révélations plus de 80 collectifs
de victimes se sont constitués, en quasi-totalité des anciens élèves des
établissements privés catholiques, qui y ont subi des coups, des attouchements
ou des violences sexuelles encore plus graves.
Face à cette mobilisation, une commission
d’enquête parlementaire s’est penchée sur la prévention des violences dans les
établissements scolaires. Son rapport, publié début juillet, montre que les
établissements privés sous contrat bénéficient d’une très large complicité,
dans tous les domaines, des autorités publiques. En très grande majorité
catholiques, ils reçoivent de l’État ou des collectivités locales une dizaine
de milliards d’euros de fonds publics par an. Ce financement, qui couvre les
trois quarts de leurs dépenses, est attribué sans que l’État se préoccupe de
contrôler ce qu’on y fait de cet argent, et plus généralement de ce qui se
passe derrière leurs murs.
Le rapport parlementaire, analysant les causes des
multiples affaires de violence subies par les élèves des établissements privés
catholiques, et de l’omerta qui règne depuis si longtemps sur cette question,
évoque l’emprise qui a pu être exercée par les prêtres sur les jeunes, comme
sur les parents. Que pouvait peser la parole d’un enfant dans un tel système,
face au poids de la religion, à la peur du scandale et à la complicité de la
justice ? Et ce n’est pas qu’une affaire ancienne.
Les parlementaires proposent donc de renforcer le
contrôle exercé par l’État sur les établissements privés qu’il finance. Cela
serait bien le minimum, mais cette proposition bien timorée ne règlera sans
doute pas grand-chose. Ce n’est pas un hasard si l’Église, la police et
l’armée, en tant que piliers de l’ordre social, bénéficient d’un régime
d’exception, mettant leurs membres le plus souvent à l’abri des poursuites
judiciaires. Lorsqu’il s’agit d’inculquer la soumission, l’obéissance aux
travailleurs, le respect de l’ordre social, et que cela passe par une éducation
« à la dure », comme à Bétharram, par le matraquage des contestataires ou par
la discipline de la caserne, les autorités sont peu regardantes sur les
à-côtés.
Serge Fauveau (Lutte ouvrière
n°2971)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
Aujourd’hui samedi 12 juillet : -de 9 heures 45 à 10
h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-Dimanche 13 juillet, de 11 h. à midi, au marché
Héloïse ;