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jeudi 18 décembre 2025

Argenteuil, réaménagement du quartier du Val Notre-Dame, si loin des intérêts de la population, si proche de ceux des financiers et des promoteurs

 

La volonté d’équilibrer, d’harmoniser, le futur du pouvoir des travailleurs

 

 

Le quartier dit de la Porte Saint-Germain - Berges de Seine au Val-Notre Dame va connaître une mutation importante, avec le départ de l’usine Dassault en particulier. La structure de la Métropole du Grand Paris aura un rôle décisif dans les futurs aménagements d’un secteur de près de vingt hectares, pour commencer, dans le domaine des études nécessaires. Comme on l’imagine aisément, cet avenir aiguise de nombreux appétits.     Direction de la commune, ou au niveau d’un échelon géographique de gestion plus éloigné de la population, est-ce là le véritable problème ? Cela n’arrangera certainement pas les choses, mais est-ce là l’essentiel ? Car au niveau local comme à toutes les autres échelles, les questions d’aménagement s’effectuent aujourd’hui dans le secret et hors du contrôle de la population. Comme chacun sait, l’urbanisation et le réaménagement sont directement connectés à la nature sociale capitaliste de la société.

         Derrière ces futures transformations, les investisseurs, les promoteurs, les banques aiguisent leurs dents. Leurs intérêts ne sont pas ceux du rééquilibrage géographique, de la solution au manque de logements, et autres volontés de mutualisation pour répondre au mieux aux besoins de la société.

         Pour cela, il faudra que la population concernée prenne la parole, contrôle et décide, c’est-à-dire prenne le pouvoir, avec comme objectif le bien-être social de tous, loin du seul critère fondamental actuel, celui de réaliser de très bonnes affaires. DM

dimanche 14 décembre 2025

Argenteuil, avenir du territoire, espace Guienne-Héloïse, un roman cuisiné aux petits oignons par la municipalité.

Les tours de passe-passe de l’information municipale

 

 

La lecture de l’article « Au plus près de la Seine » du magazine municipal Ma ville de décembre donne une désagréable impression d’entourloupe. Il porte sur l’avenir du projet de réaménagement « Île » Héloïse-Pierre Guienne, un projet lancé à la va-vite par la municipalité pour avoir à présenter quelque chose lors de son bilan de transformation de la Ville pour les prochaines élections municipales.

         Lors de la réunion du 24 juin dernier sur le sujet, le maire d’Argenteuil avait promis d’annoncer pour le 15 octobre une estimation du coût de réhabilitation de la salle Jean Vilar, ainsi que le chiffrage de toutes les propositions issues des consultations. Deux jours avant, in extremis, il annonçait l’annulation de cette réunion attendue par tous ceux qui ont en particulier à cœur la situation du complexe communal des fêtes, et ils sont très nombreux.

         La raison invoquée était que nous étions entrés depuis le 1er septembre dans une phase précédant les futures élections municipales qui encadre les initiatives du maire… et que le découvrant (!), pour l’édile, il n’était plus possible de faire le point sur les sujets en question !

         Eh bien, dans son numéro de décembre, Ma Ville à moi en établit des conclusions, à sa façon, comme ça l’arrange.

         Un seul exemple sur un sujet qui nous est particulièrement cher : « Les participants appellent à repenser les équipements pour doter Argenteuil d’une grande salle adaptée au divertissement (concerts, spectacle) et aux évènements associatifs. » Non citée, le complexe des fêtes Jean Vilar passe ainsi à la trappe selon les soi-disant « participants » dont on se demande qui ils sont, par le miracle de la seule plume du rédacteur, relu cela dit par les plus hautes sphères municipales. De la même façon, pas question dans cette auto-proclamation de l’estimation du coût de réhabilitation de la salle Jean Vilar qui tient à cœur pourtant à un certain nombre desdits véritables participants.

         Noyer le poisson, une pratique il est vrai habituelle à Argenteuil, à défaut d’avoir fait un pas dans la direction de la suppression de la rupture entre le bourg et le fleuve durant les six dernières années du mandat municipal actuel. DM

 

samedi 22 novembre 2025

Argenteuil, histoire, patrimoine, une réflexion utile et nécessaire et pas uniquement culturelle

Que choisir de l’intérêt public, ou de l’intérêt des promoteurs et des aménageurs ?


 
 

Jeudi soir à l’auditorium de la MJC d’Argenteuil, un entretien était organisé avec Élise LANGUIN, férue d’histoire et d’histoire locale, membre de la Société Historique et Archéologique d’Argenteuil et du Parisis (SHAAP) dans le cadre d’un Atelier d’histoire Sous les couvertures-MJC. Il portait sur la question du « patrimoine », de son intérêt pour la culture et l’histoire mais aussi avec son implication sociale, celle de son rapport avec les questions d’aménagement.

         En partant d'un vestige important à protéger mais qui ne l’est pas encore réellement, « l'enseigne au griffon » de l’ex-imprimerie Coulouma de la rue de Diane, l'histoire très riche de cette imprimerie où furent imprimés les premières éditions de la prestigieuse édition La Pléiade a été abordée. Il fut ensuite question de l'histoire de cette protection du Patrimoine en France qui débute pour l'essentiel au moment de la Révolution française. Mais la protection des éléments (objets, bâtiments, paysages...) se heurte à un dilemme entre intérêt public et propriété privée, individuelle ou des collectivités. Cela se complique lorsque cette dernière est celle très prégnante des communes. Préserver ou supprimer les entraves à l'aménagement et l'urbanisation ? Vaste question certes. À Argenteuil, la préservation du Patrimoine n’a jamais été jusqu’à ce jour une préoccupation essentielle des municipalités successives. L’exemple-type de ce désintérêt a été donné par l’absence de protection d’un bâtiment majeur pourtant du patrimoine historique d’Argenteuil, l'Hôtel-Dieu de la rue Pierre Guienne et de ses annexes.

         À ce propos, aucune information ne circule sur les fouilles nécessaires portant sur l’emplacement des bâtiments qui ont été dernièrement arasés rue Paul-Vaillant Couturier, face à une des sorties du centre commercial Côté Seine. La réponse attendue est d’importance, il s’agit d’un espace du vieux bourg médiéval de la Ville non loin de l’ancien couvent des Ursulines. Qu’en est-il ? On attend. DM