La nécessité de lieux bien identifiés au vrai cœur des quartiers
Val-Nord. Ne
vous y trompez pas, elle est bien debout !
La mairie d’une ville et les
« maisons de quartier », ces anciennes annexes de la mairie,
devraient jouer un rôle essentiel pour la vie sociale des habitants, leurs
échanges et le soutien aux uns et aux autres. Pour cela, elles devraient
occuper des locaux idoines, bien identifiés, être ouvertes, et offrir des conditions d’accueil
les meilleures.
À
Argenteuil, les habitants sont loin de bénéficier de tout cela. Les locaux sont
très diversement adaptés. Ils sont de plus en plus fermés, et les conditions
d’accueil, en particulier matérielles, ne serait-ce pour permettre aux
travailleurs communaux de l’assurer, pas toujours au rendez-vous. Il faut de
plus en plus montrer patte blanche pour y pénétrer, le summum étant atteint à
l’hôtel de ville où la municipalité ces dernières années a fait réaliser des
aménagements qui donnent franchement l’impression aux habitants qui y pénètrent
d’être des intrus dans leur propre ville.
Passons
à la question des installations des six Maisons de quartier de la Ville. Leur
localisation est essentielle. Elles devraient être vraiment au cœur des
quartiers. Celle du Centre-ville pose à bien des niveaux des problèmes. Nous
traiterons son cas à part dans une prochaine brève.
Les
trois Maisons de quartier qui présentent incontestablement une centralisation
adaptée sont celles du Val-Notre-Dame, du Val-Nord, et d’Orgemont. Certes pour
cette dernière, elle subit le handicap d’être au-delà de l’A15 qui coupe Orgemont,
mais elle pourrait avoir l’avantage de faire rencontrer les habitants du
quartier de la Colonie globalement plus aisés vers les habitants plus modestes
de l’espace Joliot-Curie/Cité-jardins.
Les
trois Maisons de quartier que je viens d’évoquer sont de véritables Maisons de
quartier avec une construction bien identifiée de… Maison de quartier.
Celle
des Coteaux, sur l’avenue Joffre, est finalement constituée de deux éléments,
ladite Maison de quartier, et son centre social Le Colporteur de la cité
Champagne. Outre cet aspect problématique, avenue Joffre, elle est quelque peu
loin de tout, en particulier hors d’un centre spatial dynamique... à réaliser.
Quant
à celle du Val-Sud, elle est dans un lieu mal identifié, et surtout à la périphérie
d’un vaste quartier dont le cœur est l’avenue Utrillo dans sa proximité avec la
gare du Val.
Ce
rapide panorama amène à réfléchir aux conséquences de son hétérogénéité.
Au-delà de bien d’autres données, l’action « Maison de quartier »
sera entravée là où son bâtiment est mal identifié et où la centralité est absente,
et favorisée là où le site est celui d’une vraie Maison de quartier installée
au centre de la dynamique du quartier. DM Demain : Le "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle"