Affichage des articles dont le libellé est Liban. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liban. Afficher tous les articles

jeudi 30 janvier 2025

Liban : pas de trêve pour la population

 

La loi du plus fort continue toujours de s’imposer

 


Avec l'aval des États-Unis, l'accord de trêve officiel passé entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais a été prolongé jusqu'au 18 février. Les troupes israéliennes qui devaient évacuer la zone sont restées en place. La veille de la prolongation, elles ont même tué 22 personnes qui pensaient pouvoir rentrer dans leurs villages.

         Derrière les accords que signent les gouvernements, c'est toujours la loi du plus fort qui continue de s’imposer.

lundi 9 décembre 2024

Liban-Gaza : pendant le cessez-le-feu, la guerre continue

 Liban-Gaza : pendant le cessez-le-feu, la guerre continue

Publié le 04/12/2024

Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu au Liban mercredi 27 novembre, l’armée israélienne a continué de procéder quasiment tous les jours à des bombardements aériens, à des tirs d’artillerie et de missiles sur des villages du Sud-Liban. Au moins onze personnes ont été tuées dans la seule journée du 2 décembre.

Alors que la trêve négociée est censée permettre le déploiement de l’armée libanaise dans le sud du pays, celle-ci a été prise pour cible à plusieurs reprises par les tirs israéliens. Accusé par les autorités libanaises de violer le cessez-le-feu, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, répond cyniquement que les bombardements visent à le faire respecter, prenant prétexte de tirs de roquettes du Hezbollah, intervenus après les bombardements israéliens.

Ce prétendu cessez-le-feu, qui n’en est pas vraiment un, ne signifie donc pas la fin de la guerre, qui a déjà fait, selon les autorités libanaises, plus de 4 000 morts et 15 000 blessés, ni la fin des souffrances pour la population. Plus d’un million de Libanais avaient fui les zones de combat et les bombardements. À l’annonce de l’accord de cessez-le-feu, des dizaines de milliers d’entre eux ont tenté de rentrer chez eux. Beaucoup n’y sont pas parvenus, se heurtant à l’armée israélienne qui continue d’interdire l’accès à de nombreux villages de la zone frontalière. Quant à ceux qui ont pu regagner leur domicile, ils ont souvent trouvé des maisons en ruines, dans des villes privées d’eau et d’électricité.

Le gouvernement israélien se sent les mains libres pour poursuivre son intervention militaire, témoignant du plus total mépris des populations, et bénéficiant du soutien des États- Unis. Ainsi, niant l’évidence, le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, a déclaré : « Le cessez-le-feu tient ». Et d’ajouter, pour faire bonne mesure : « Les accusations des deux camps seront examinées ».

À Gaza, le gouvernement israélien se refuse à la moindre trêve, sans que les gouvernements occidentaux fassent à aucun moment mine de vouloir l’y contraindre. Selon l’ONU, les habitants sont « menacés d’une famine imminente ». Le 1er décembre, l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, a annoncé la suspension de la livraison de l’aide humanitaire à Gaza passant par Kerem Shalom, le principal point de passage à la frontière israélienne, la sécurité des camions qui en assurent l’acheminement n’étant pas garantie. Cette situation est délibérément créée par l’armée israélienne qui contrôle les points de passage.

Après avoir assiégé depuis deux mois la ville de Jabaliya, dans le nord de l’enclave palestinienne, l’armée israélienne s’apprête à faire de même au sud, dans la zone de Khan Younès. Après le tir d’une roquette en direction d’Israël, montrant une « reprise de l’activité » du Hamas, suivant les termes de l’état-major israélien, la population a été sommée d’évacuer cette région et de se rendre dans une prétendue « zone humanitaire » située sur la côte, zone déjà surpeuplée et qui a été elle-même bombardée à plusieurs reprises.

Le gouvernement de Netanyahou prétend vouloir mener la guerre à Gaza jusqu’à « l’éradication totale du Hamas ». En réalité il mène une véritable guerre d’extermination des Palestiniens. C’est une politique sans issue car il n’y aura pas de paix sans une solution permettant aux populations arabe palestinienne et israélienne de coexister. Elle condamne la population israélienne à mener une sale guerre dont on ne voit pas la fin, qui ne lui assurera ni paix ni sécurité et fait de ses citoyens les bourreaux d’un autre peuple.

                                                        Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2940)


jeudi 28 novembre 2024

Liban-Gaza : pas de trêve pour le massacre

Liban-Gaza : pas de trêve pour le massacre

Publié le 27/11/2024

Le Premier ministre israélien Netanyahou a annoncé, mardi 26novembre, que son cabinet de sécurité acceptait un cessez-le-feu au Liban.

L’accord négocié sous l’égide des États-Unis prévoirait une trêve de soixante jours durant laquelle le Hezbollah et l’armée israélienne se retireraient pour laisser place à l’armée libanaise. Un comité international de surveillance composé de cinq pays, dont la France, et présidé par les États-Unis, serait mis en place pour garantir le cessez-le-feu.

Pour parvenir à cet accord, les responsables américains ont assuré le gouvernement israélien que le droit de bombarder le Liban lui sera reconnu s’il l’estime nécessaire. En réalité, l’État israélien n’a jamais eu besoin d’une quelconque autorisation pour s’arroger ce droit, voire celui d’occuper le sud du Liban ; comme il l’a fait pendant près de vingt ans, entre1982 et2000.

Aujourd’hui les dirigeants israéliens n’envisagent manifestement pas une nouvelle occupation. Alors que la guerre dure déjà depuis plus de deux mois, leurs troupes font face à une forte résistance des milices du Hezbollah. L’état-major israélien ne peut se vanter d’avoir atteint son objectif, qui était de mettre fin aux tirs de missiles qui ont entraîné le déplacement de 60 000 Israéliens vivant à la frontière libanaise. Dimanche 24novembre, le Hezbollah a encore tiré environ 250 roquettes et autres projectiles sur Israël, blessant sept personnes.

Avant d’accepter ce cessez-le-feu, l’armée israélienne a intensifié ses bombardements sur de nombreuses régions du Liban et à Beyrouth faisant des dizaines de morts chaque jour. Prétendant viser un dirigeant ou un centre de commandement du Hezbollah, les bombes israéliennes détruisent des immeubles entiers. Elles ont déjà fait plus de 2 000 morts et entraîné le déplacement de plus du quart des 5,3millions de Libanais.

Par contre, le gouvernement israélien n’envisage pas l’arrêt de la guerre à Gaza. Les bombardements se poursuivent jour et nuit sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, portant le nombre des victimes à plus de 44 000. Depuis le 6octobre, la ville de Jabaliya et ses environs sont soumis à un siège, privant les 65 000 Palestiniens qui s’y trouvent d’accès à l’aide alimentaire et à l’eau potable.

Depuis plus d’un an, l’armée israélienne peut se livrer à une véritable guerre d’extermination à Gaza. C’est le programme revendiqué de l’extrême droite, dont l’un des représentants au gouvernement, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, a déclaré lundi 25novembre devant un organisme représentant les colons de Cisjordanie : « On peut créer une situation dans laquelle, d’ici à deux ans, la population de Gaza sera réduite de moitié ».

Fort du soutien indéfectible des dirigeants des puissances impérialistes, en premier lieu les États- Unis, le gouvernement israélien a les mains libres pour poursuivre le massacre. Sa politique criminelle condamne du même coup la population israélienne à vivre dans un état de guerre permanent. Une partie des Israéliens en ont conscience et refusent cette perspective. Le 23 novembre, comme tous les samedis depuis des semaines, des milliers de personnes ont manifesté à Tel Aviv, exprimant leur opposition à Netanyahou, à son gouvernement et à sa guerre.

                                                               Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2939)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Vendredi 29 novembre, de 15 h.45 à 16 h.30 marché du Val-Nord.

Et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 30 novembre : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.

Dimanche 1er décembre, de 11 h. à midi, au marché Héloïse (sous réserve) ;

Lundi 2 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Réservez votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.