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dimanche 27 juillet 2025

Georges Ibrahim Abdallah enfin libéré et de retour au Liban après 40 ans d’acharnement judiciaire. Un article de notre hebdomadaire paru avant sa libération.

 Georges Ibrahim Abdallah : 40 ans d’acharnement judiciaire

Jeudi 17 juillet, la décision de libérer Georges Ibrahim Abdallah a enfin été prise. Il doit quitter sa cellule le 25 juillet pour être expulsé au Liban.

Publié le 23/07/2025

Arrêté en 1984 et condamné en 1987 à perpétuité pour complicité dans le meurtre d’un responsable des services secrets israélien et d’un attaché militaire américain, il a passé plus de quarante ans en prison dans une cellule de 11 mètres carrés.

Communiste, Georges Ibrahim Abdallah appartenait à la Fraction armée révolutionnaire libanaise, qui militait pour la libération de la Palestine, une organisation qui se disait marxiste et qui prônait le terrorisme ciblé. Il a toujours refusé de s’en « repentir » et a toujours assumé son choix politique, même si cette idée de terrorisme d’un petit groupe apparaît comme dérisoire face au terrorisme d’État d’Israël contre les Palestiniens depuis des décennies et face au massacre actuel, et sans utilité pour la population palestinienne.

En tout cas, Georges Ibrahim Abdallah a toujours nié les meurtres dont on l’accuse. Il est libérable depuis vingt-cinq ans et, malgré les actions, les nombreuses manifestations de soutien et les demandes du Liban, il a été maintenu en détention d’une façon totalement arbitraire. Aujourd’hui encore, la cour d’appel n’accepte sa libération qu’à la condition qu’il quitte le territoire français sans possibilité d’y revenir.

La justice avait exigé qu’une indemnisation soit versée aux victimes. Ses soutiens ont réuni 16 000 euros mais le parquet général comme les autorités américaines contestent encore sa libération parce que l’argent ne vient pas de lui. L’acharnement de l’État français n’a pas cessé de s’exercer, en complicité avec ses alliés américain et israélien qui se sont sans cesse opposés à sa libération et regrettent la récente décision. Lundi 21 juillet encore, on a appris que le parquet général de Paris s’était pourvu en cassation contre sa libération.

L’acharnement des autorités de la France, des États-Unis et d’Israël contre un militant de la cause palestinienne d’un groupe dissous avant la fin des années 1990 en dit long sur leur détermination à écraser ceux qui les combattent.

                                                Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2973)

lundi 21 juillet 2025

Georges Ibrahim Abdallah : enfin libre, après plus de 40 ans de prison

 

Fin de l’acharnement ?

 


 

La cour d’appel de Paris vient de décider que le militant communiste pro-palestinien Georges Ibrahim Abdallah sera libéré le 25 juillet, pour être immédiatement expulsé vers le Liban, son pays natal, après avoir croupi plus de 40 ans dans les prisons françaises.

Georges Ibrahim Abdallah a été arrêté en 1984 puis condamné à la perpétuité en 1987 pour « complicité » dans l’assassinat d’un responsable des services secrets israéliens et d’un attaché militaire américain, assassinat commis alors qu’il était déjà en prison…

Il était libérable depuis 2004. Mais tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont refusé sa libération conditionnelle pour complaire à leurs alliés israélien et américain. L’impérialisme sait se montrer impitoyable envers ceux qui le combattent.

Le soulagement de voir libéré ce militant, qui n’a jamais renoncé à ses idées, ne fera pas oublier la révolte face à un État qui l’a enfermé pendant 40 ans dans les oubliettes de la prétendue « patrie des droits de l’Homme ».

jeudi 26 juin 2025

Moyen-Orient : l’impérialisme américain impose sa loi

Moyen-Orient : l’impérialisme américain impose sa loi

En bombardant trois ensembles d’installations nucléaires, les États-Unis ont voulu faire une démonstration de leurs capacités militaires et de leur détermination à soumettre tous les États du Moyen-Orient.

Publié le 25/06/2025

Le récit selon lequel l’attaque israélienne contre l’Iran était une initiative de Netanyahou, qui n’aurait fait « qu’informer » Trump, n’aura pas tenu. La guerre déclenchée le 13 juin est bien une guerre de l’impérialisme le plus puissant du monde pour affaiblir, sinon soumettre, le régime des Ayatollahs. Préparée entre les états-majors militaires américains et israéliens, elle fait suite aux bouleversements engendrés au Moyen-Orient par les guerres israéliennes depuis le 7 octobre 2023.

La république islamique a été affaiblie par les coups successifs portés à ses alliés régionaux : la traque du Hamas palestinien, la décapitation du Hezbollah libanais, la chute du régime syrien de Bachar el Assad, les frappes contre les Houthis du Yémen, précédées par les raids israéliens contre l’Iran, en avril puis juillet 2024. Au-delà de la personnalité et des calculs politiques respectifs de Netanyahou et de Trump, les dirigeants de l’appareil d’État américain, en particulier ceux de l’armée, y ont vu l’opportunité de frapper un régime qui ne leur est pas assez soumis.

Au prix de milliers de morts supplémentaires et de lourdes destructions, au risque d’aggraver le chaos de cette région ravagée depuis des décennies par leurs interventions précédentes, au risque de réchauffer tous les points chauds dans le monde, les dirigeants impérialistes ont décidé de « redessiner la carte du Moyen-Orient », selon l’expression fanfaronne de Netanyahou. Pour l’heure, ils semblent y parvenir sans rencontrer d’obstacles, ni du côté des peuples, ni du côté des États.

Il est notable que la Russie et la Chine, deux pays alliés de l’Iran, qui maintiennent des relations commerciales et diplomatiques avec lui malgré l’embargo américain, se contentent de condamnations verbales. D’ailleurs, pendant que Trump et Netanyahou frappent l’Iran, Poutine intensifie ses attaques contre l’Ukraine. Quant à la Chine, elle n’est pas en situation de contester, par les armes, la suprématie que l’impérialisme américain entend réaffirmer au Moyen-Orient et elle reste sur une position globalement défensive face à l’agressivité des États-Unis.

L’un des objectifs des bombardements américains en Iran est précisément de montrer au monde entier, et notamment à la Chine, les capacités de l’armée états-unienne. En décrivant par le menu le périple des avions furtifs B2 et les caractéristiques de la bombe GBU-57 avec ses 13 tonnes d’explosif, le général américain Dan Cain voulait envoyer au monde entier le message suivant : « Voilà de quoi nous sommes capables ! »

Les dirigeants des États-Unis et d’Israël, tout à leurs vantardises, n’hésitent pas à dire qu’ils vont maintenant pouvoir remodeler le Moyen-Orient à leur guise, voire y instaurer démocratie et prospérité. Ils ne croient sans doute pas eux- mêmes à leurs propres discours. Au fond, leur seule politique, de Gaza au Liban et à l’Iran, consiste à écraser les peuples sous des tonnes de bombes et à détruire leurs moyens de vivre, sans le moindre projet pour la suite. On en a vu le résultat en Irak, en Libye, en Syrie, où le chaos a suivi leurs interventions. L’ordre que voudrait instaurer l’impérialisme est un ordre colonial de la pire espèce

Ni à Gaza ni en Iran, cette politique du gros bâton n’engendrera une paix durable et la stabilité. En Irak et en Syrie, elle a favorisé l’émergence des seigneurs de guerre et les tendances les plus réactionnaires, comme Daesh, ainsi que de véritables guerres civiles. C’est d’ailleurs sans doute la crainte d’une évolution du même genre qui rend aujourd’hui Trump plus prudent à l’égard du régime iranien, qu’il a assuré ne pas vouloir abattre. Mais en compagnie de Netanyahou il ne fera à terme qu’allumer de nouvelles révoltes qui rendront le Moyen-Orient encore plus incontrôlable.

                                                           Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2969)

 

Manifestons contre l’agression impérialiste

Publié le 25/06/2025Des rassemblements sont organisés pour protester contre l’agression impérialiste au Moyen-Orient et dénoncer la poursuite du génocide à Gaza.

Lutte ouvrière s’associe à ces protestations et appelle ses militants et sympathisants à y participer, notamment à celui organisé jeudi 26 juin de 18 heures à 21 heures à la Fontaine des Innocents à Paris 1er, métro et RER Châtelet-Les Halles.

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 27 juin, de 15h.30 à 16 h.15 entrée du marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 28 juin : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 29 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 30 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

Mardi 1er juillet : de 10 h.45 à midi : centre cl cité Joliot-Curie.

 

mardi 17 juin 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 juin 2025 : Halte à la nouvelle guerre impérialiste menée par Israël !

 Halte à la nouvelle guerre impérialiste menée par Israël !

16/06/2025

Depuis quatre jours, Israël, qui continue d’affamer et de massacrer les Palestiniens de Gaza, bombarde et sème la terreur en Iran. Des centaines de sites militaires et civils iraniens ont été visés, dont de nombreux sites nucléaires. Une partie de l’état-major de la République islamique a été décapitée. Plus de 200 personnes, militaires et civiles, ont été tuées.

Cette attaque survient alors que rien ne semble pouvoir résister à l’armée israélienne. Israël est militairement maître de la bande de Gaza et tient la Cisjordanie d’une main de fer. Le Hezbollah au Liban, les Houthis du Yémen et le régime syrien après la chute d’el Assad sont très affaiblis.

Et, bien sûr, Israël a le soutien inconditionnel des États-Unis. Car cette attaque, préparée de longue date, a été lancée avec leur feu vert. Si ce n’était pas l’idée de Trump, il a vite vu l’avantage à en retirer pour faire reculer l’Iran sur son programme nucléaire, et il la soutient militairement.

Macron s’est évidemment aligné sur les États-Unis. Il a cessé aussitôt sa mise en scène autour de la reconnaissance d’un État palestinien et s’est engagé, si nécessaire, à faire la guerre du côté d’Israël contre l’Iran.

Main dans la main avec les États-Unis, l’État israélien a donc décidé d’écraser sous son talon de fer tous ceux qui s’opposent à sa politique de colonisation et d’oppression. Et pour cela, il est prêt à mettre à feu et à sang tout le Moyen Orient.

Contre la propagande qui, une fois de plus, fait passer Israël pour la victime, il faut condamner cette escalade meurtrière et dire notre solidarité avec tous ceux qui subissent le déluge de feu israélien, les Gazaouis comme les Iraniens. Cette nouvelle guerre est un cran de plus dans la mise au pas de tous ceux qui refusent de se soumettre à la domination impérialiste.  

L’Iran est présenté comme le grand Satan qui menace la région et la planète en essayant de se doter de la bombe atomique. Certains vont même jusqu’à affirmer que l’intervention israélienne fera tomber ce régime honni et libérera les Iraniennes.

C’est l’inverse qui risque de se produire : l’attaque israélienne va donner un répit à la dictature iranienne en renforçant le nationalisme et en soudant la population derrière son armée. D’autant plus que les bombardements menacent la population iranienne de catastrophes nucléaires.

Cette politique est criminelle pour les Palestiniens et les Iraniens et suicidaire pour les Israéliens. Car ils en sont, eux-aussi, les otages et les victimes.

Mis devant le fait accompli des attaques contre l’Iran, les Israéliens vivent de nouveau au rythme des alertes aériennes, des destructions et des morts. Les plus extrémistes et les plus va-t-en guerre en seront renforcés, ce qui fait sans doute partie des calculs de Netanyahou pour conserver le pouvoir.

Au-delà de l’écœurement et de la révolte que l’on peut éprouver face aux crimes des dirigeants d’Israël et de ses complices impérialistes, il faut réaliser que les bombardements sur l’Iran sont une étape de plus dans l’engrenage guerrier qui menace le monde.

Croire qu’un Netanyahou ou un Trump en ont la maîtrise serait une grave erreur. Et dire, comme certains, qu’il s’agit d’une ultime confrontation qui ouvrira une ère de paix au Moyen-Orient est un mensonge révoltant. On ne construit pas la paix en exterminant un peuple et en faisant la guerre à tous ses voisins.

Au Moyen-Orient, la mécanique guerrière, qui ravage déjà la région depuis des décennies, est relancée pour des années. Et qu’on le veuille ou pas, c’est aussi une guerre contre nous tous ici. Car d’étape en étape, on se rapproche de la guerre mondiale. Nos propres dirigeants ne s’en cachent pas, le disent, l’annoncent et la préparent.

La guerre est un moyen des États capitalistes de se mesurer pour dominer telle ou telle région, telles ou telles matières premières ou tel ou tel marché. Elle va de pair avec la guerre économique et la concurrence. Pendant des années, on nous a parlé de compétitivité et, petit à petit, nos dirigeants sont passés aux discours guerriers désignant tel ou tel pays comme une menace existentielle ou un ennemi en puissance.

Alors, pendant que le gouvernement et le grand patronat nous font les poches, n’oublions pas que des armes se braquent sur nous. Nos dirigeants sont capables de nous faire creuser nos propres tombes. L’ordre impérialiste dominant nous mène inévitablement à la guerre généralisée. Il dépend des opprimés, et en premier lieu, des travailleurs d’en prendre conscience pour le renverser.

                                                                        Nathalie Arthaud

mardi 18 mars 2025

États-Unis et le Yémen : la seule loi, celle de l’impérialisme

Pile je négocie, face je bombarde

 

 

L’armée américaine a bombardé le Yémen, faisant des dizaines de morts. L’objectif avancé est d’empêcher les attaques des rebelles houthistes contre les navires de commerce en mer Rouge.

         Pendant qu’il se dit partisan de la paix en Ukraine, en réalité d’un cessez-le-feu pour négocier le dépeçage du pays avec Poutine, Trump utilise la terreur au Moyen Orient.

         Ces deux méthodes sont complémentaires et ont le même objectif : la défense des intérêts impérialistes américains et occidentaux.