Une paix et une sécurité impossibles
À l’annonce de la signature d’un
protocole d’accord avec l’Iran Trump qui avait pourtant subi un échec majeur
jubilait à sa façon habituelle : « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de
passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain.
Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à
flots ! »
Il
y a quinze jours, Nathalie ARTHAUD écrivait de son côté : « Après avoir soutenu la fuite en avant
génocidaire de l’État d’Israël, après avoir lui-même embrasé le Moyen-Orient en
bombardant l’Iran, Trump promet « paix et sécurité à toute la région ». Comme
si la paix pouvait se construire sur une montagne de cadavres et de
destructions ! Comme si elle pouvait aller de pair avec la colonisation de la
Cisjordanie, l’occupation militaire et la politique de terreur de l’État
israélien ! »
Elle
ajoutait : « Si un accord
donnait lieu à un véritable cessez-le-feu, ce serait évidemment un soulagement
pour tous les peuples de la région qui ont tant à faire pour panser leurs
plaies et reconstruire de quoi retrouver une vie supportable. Mais la poudrière
qu’est le Moyen-Orient n’a fait que se charger de plus de matériel explosif. »
Il
n’aura pas fallu longtemps pour que ces paroles soient confirmées. Ces
dernières heures, le monde assiste à une nouvelle escalade dans une région qui
n’est effectivement qu’une poudrière.