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lundi 14 septembre 2026

Santé, affections longue durée, les attaques continuent

Armée ou santé de tous

  


Le gouvernement a décidé d’abaisser de trois à un an la durée d’indemnisation de certains patients en affection longue durée dite « non exonérante ». Ce sont majoritairement des patients atteints de dépression légère ou de troubles musculo-squelettiques (TMS). Les dirigeants de la Sécurité sociale comptent ainsi récupérer plusieurs centaines de millions d’euros en essayant de les obliger à reprendre le travail même s’ils ne sont pas guéris.

         Les patrons sont pourtant directement responsables des TMS et d’un certain nombre de dépressions, en imposant des conditions de travail toujours plus éprouvantes. Mais pour le gouvernement, il est hors de question de les faire payer. Il présente la note aux travailleurs malades en sous-entendant au passage qu’ils sont des tire-au-flanc et des profiteurs !

 

samedi 12 septembre 2026

Arrêts maladie : une offensive sans arrêt

Arrêts maladie : une offensive sans arrêt

Le gouvernement continue à s’en prendre à la santé des travailleurs avec un décret sur les arrêts maladie qui devrait s’appliquer à partir du 1er octobre.

Publié le 09/09/2026

Ce décret prévoit de réduire de trois ans à douze mois la durée maximale des arrêts de travail pour une partie des affections longue durée (ALD), comme la dépression ou les troubles musculo-squelettiques (TMS).

Comme le gouvernement n’est jamais avare de mesquinerie, cela s’appliquera non seulement aux arrêts prescrits à partir du 1er octobre mais aussi à ceux déjà en cours, s’ils ont moins de six mois à cette date.

Pour justifier cette attaque, le gouvernement utilise comme d’habitude la rengaine mensongère disant qu’il y aurait « trop d’abus » et que le nombre d’arrêts maladie indemnisés aurait augmenté de 10 % depuis 2019. Ce chiffre pourtant ne prouve qu’une chose : le travail dans la société capitaliste détruit, mutile et abîme de plus en plus.

L’explosion de la charge de travail dans les ateliers et dans les bureaux fait que les troubles musculo-squelettiques et les burn-out ont augmenté cette année respectivement de 6,6% et 9%, d’après les chiffres mêmes de l’Assurance maladie ! Quant aux différents reculs de l’âge de départ à la retraite, ils n’ont fait qu’aggraver cette situation : sans surprise, c’est dans la catégorie des plus de 60 ans que les arrêts sont les plus importants.

Pire encore, les chiffres officiels sont complètement en dessous de la réalité. Un grand nombre de travailleurs malades ne se met plus en arrêt depuis la généralisation des trois jours de carence. De plus, bien souvent, les patrons font tout pour empêcher les travailleurs de déclarer leur accident de travail afin de ne pas payer de pénalités à la Sécurité sociale. Quant aux cancers dus au travail, un peu plus de 1 800 sont officiellement reconnus chaque année par l’Assurance maladie alors que, d’après un rapport récent du ministère de la Santé, leur nombre serait compris entre 14 000 et 30 000 nouveaux cas par an et que, selon certains chercheurs, il s’approcherait plutôt de 80 000 !

Concernant les arrêts de travail, les abus proviennent uniquement du patronat et de l’État.

                                              Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°3032)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi12 septembre, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux,

- de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 13 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

mercredi 9 septembre 2026

Sécurité sociale : Voleur et menteur

 

Bonimenteurs et rapaces

 

 

Pour le budget de la Sécurité sociale, le gouvernement envisage de prélever des cotisations sociales sur l'intéressement et la participation, déjà soumis à la CSG et à la CRDS, pour les montants supérieurs à 3 000 euros.

         Cela reviendrait à augmenter les impôts payés par les travailleurs, mais le gouvernement prétend que cela encouragerait, par on ne sait quel miracle, les patrons à augmenter les salaires. 

         Quelle imagination pour dissimuler un nouveau vol dans les poches des travailleurs !