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samedi 9 mai 2026

Luxe et profits aux Chantiers de l’Atlantique

 Chantiers de l’Atlantique : luxe et profits “à la française”

L’Orient Express Corinthian, un paquebot à voile d’ultra luxe fabriqué aux Chantiers de l’Atlantique, a quitté définitivement le port de Saint-Nazaire, direction Cannes, Monaco ou Saint-Tropez. Comme le dit un dicton local, « on n’a jamais vu un paquebot revenir à Saint-Nazaire » et cela devrait être vrai encore cette fois.

Publié le 05/05/2026

 

Quelques jours plus tôt avait eu lieu une cérémonie de livraison ayant coûté plusieurs centaines de milliers d’euros, pour ce bateau à plusieurs centaines de millions : une ministre, des avions lâchant du bleu-blanc-rouge, une messe et un parterre de gens contents d’eux, ont fait dire à un travailleur du chantier observant la scène de loin : « Voilà une cérémonie payée avec mes impôts et un bateau payé avec ma sueur ».

C’est Bernard Arnault (LVMH), le groupe Accor et des investisseurs suisses qui ont levé les fonds pour construire et exploiter cette série Orient Express de deux navires de 50 cabines. On peut d’ores et déjà réserver sur le site Internet une petite cabine de 50 m2, la moins grande de toutes, pour la modique somme de 6 000euros la nuit, le majordome compris dans le prix ! Pour la suite présidentielle de 1 415m2, le prix est confidentiel. Il est également possible de privatiser l’entièreté du bateau pour 1million de dollars les 24heures.

À ce prix-là, rien n’a été laissé au hasard : on dispose de cinq restaurants sous la direction d’un chef étoilé, d’une moyenne de deux membres d’équipage par passager, sans oublier la moquette à plus de 1 000euros le m2, le bois précieux, du marbre, du cristal. Pour rejoindre la terre lors des escales, des canots Limousine sont prévus, à 1 million d’euros pièce.

« On avait très envie de ressusciter le passé, de revenir en arrière, les années Art déco, les années 30 », a expliqué à la presse Sébastien Bazin, le patron du groupe Accor. Il n’y a pas que la déco de ce paquebot de luxe qui rappelle les années 30, dont on sait comment elles ont fini : pas loin derrière, dans le bassin du port, on peut voir un pétrolier ravitailleur de la marine française en phase de finition, en attendant un porte-avions nucléaire.

Cerise sur le caviar, 31millions deuros de subventions ont été versés sous différents prétextes pour cette construction, dont celui de « verdissement de la flotte de commerce » et de « décarbonation de l’industrie maritime ». La décarbonation est très relative, car 240 tonnes de gazole et 290 tonnes de GNL sont embarquées pour garantir, à l’escale ou en navigation, les déplacements de tout ce beau monde. Mais ce qui risque de verdir aussi est le teint des passagers lorsque le capitaine hissera les voiles : les travailleurs ayant participé aux essais-mer confirment que dans les coursives, l’odeur était plus celle du vomi que celle du Chanel numéro5. En effet, avec trois mâts de plus de 100 mètres de haut, ce navire tangue et roule énormément !

« La mer est notre avenir » est le slogan que la direction affiche en fond d’écran sur tous les ordinateurs de l’entreprise. Ces navires nous donnent une illustration de l’avenir que les tenants de cette société nous préparent : des îlots de richesse écœurants flottant sur un océan de misère.

                                           Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3014)

jeudi 25 septembre 2025

Hermès Franche-Comté : quand des travailleurs en maroquinerie ont tenu à "vider leur sac"

Du jamais vu, mais l’espoir que demain cela se voit partout

 

 

L’annonce du mouvement du mercredi 10 septembre ont fait discuter dans les trois usines Hermès des villes de Seloncourt, Héricourt et d’Allenjoie.

         À leur fatigue pour fabriquer des sacs à main vendus plusieurs milliers d’euros pièce et d’autres articles de maroquine de luxe, à leur ras le bol de tout, la suppression de deux jours fériés, entres autres, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

         Le 10 septembre, 150 salariés des trois usines sur environ 780 ont décidé eux-mêmes de faire grève, ce qui de mémoire d’ouvriers était du jamais vu. Deux jours plus tard, la direction a annoncé l’augmentation de salaire de 120 euros bruts qu’elle avait prévue sans donner de date d’octroi.

         Fabriquer des sacs à main à plusieurs milliers d’euros, dans des conditions de travail pénible, ras le bol.

         Mais cette augmentation n’a pas empêché que, le 18 septembre, des grévistes des trois usines étaient dans les cortèges de manifestants.

 

mercredi 3 septembre 2025

Le bureau et le chef de bureau politique (très provisoire) de la bourgeoisie

 

Le bureau qui cache la forêt

 

Là, le Salon doré à l'Élysée, celui du Président. Merci Wikipedia.
 

Bayrou est épinglé pour les 40 000 euros qu’a coûté la réfection de son bureau de maire, à Pau, qu’il va retrouver probablement bientôt. Il ne s’applique pas à lui-même la rigueur qu’il prêche aux classes populaires !

         Bayrou n’est encore qu’un paratonnerre dont le rôle est de protéger les gros capitalistes de la colère des travailleurs. 40 000 euros sont de la menue monnaie pour les bourgeois comme Bernard Arnault, dont le plein de carburant pour son yacht coûte plus de 100 000 euros…

 

lundi 25 août 2025

Luxe : l’envers du décor

 

Super luxe d’un côté, surexploitation de l’autre

  

Le papa

La société Loro Piana, une filiale du groupe LVMH dirigée par le fils de Bernard Arnault, a été placée sous administration judiciaire en juillet, pour recours à des ateliers clandestins aux conditions de travail dangereuses.

Cette pratique lui permet de vendre plusieurs milliers d'euros des vestes et pantalons fabriqués par des ouvriers qui font 90 heures par semaine, payés 4 euros de l’heure, en étant reclus nuit et jour dans leur atelier clandestin non loin de Milan.

Derrière le luxe, on trouve l'exploitation la plus sauvage.