Affichage des articles dont le libellé est la "gauche". Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la "gauche". Afficher tous les articles

jeudi 25 juin 2026

Congé climatique : Un congé oui, mais payé par les patrons !

 

Et si l’on prenait au plus vite congé du capitalisme ?

 

 

Les écologistes et LFI proposent la création d’un congé climatique, jusqu’à cinq jours par an.

         En période de canicule, limiter les activités qui ne sont pas vitales pour la collectivité serait une mesure de santé publique élémentaire. Mais un congé financé par l’État ou la Sécurité sociale serait en fait à la charge de la population, par le biais des impôts et cotisations sociales.

         Pour préserver la santé des travailleurs, il faut puiser dans les profits capitalistes, pas dans les poches des classes populaires !

mercredi 6 mai 2026

Argenteuil, Manuel Vals et L’affaire Abdallah, quand il y a une mauvaise carte à jouer…

 

Au service total de la bourgeoisie française et de l’impérialisme

 

 

Le documentaire de Pierre Carles sur les évènements qui ont conduit le militant anti-impérialiste Georges Ibrahim Abdallah à rester plus de 40 ans en prison a été projeté durant plusieurs séances ces jours derniers à Argenteuil. Voir ci-dessous ce que notre hebdomadaire Lutte ouvrière en écrit dans sa dernière livraison. C’est à voir absolument, et nous espérons qu’une nouvelle projection aura lieu prochainement dans la Ville.

         À la fin du documentaire, nous retrouvons une « personnalité » qui a marqué pour le pire l’histoire de la gauche locale à Argenteuil, Manuel Valls. En 2012, il est ministre de l’Intérieur et il va contribuer à ce qu’une nouvelle demande de liberté conditionnelle pour Georges Ibrahim Abdallah soit une nouvelle fois rejetée. Il est vrai que dans cette affaire, il se trouve aux côtés de Hollande et de Fabius qui, interrogés dans le documentaire, ne se souviennent plus…

         Comme je le disais dans le titre, quand il y a une mauvaise carte à jouer, le carriériste forcené qui passa par Argenteuil dans les années 1980-1990, fut toujours là. DM

 

À voir : “l’affaire Abdallah”

Un documentaire de Pierre Carles, visible dans quelques cinémas car les télévisions l’ont refusé, retrace le long combat de Georges Ibrahim Abdallah pour sortir des prisons françaises où il a passé plus de 40 années de sa vie.

Publié le 28/04/2026

Militant des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), qui combattaient dans les années 1970-80 pour la libération de la Palestine, Georges Abdallah, arrêté en 1984, condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un responsable des services israéliens et d’un attaché militaire américain, a été maintenu dans les geôles de la république française jusqu’au 7 juillet 2025.

Si le documentaire permet d’entrevoir la force de caractère d’un militant qui s’affirme communiste et qui n’a jamais renié ses convictions, il est surtout instructif sur le fonctionnement de l’appareil d’État français et sa subordination aux exigences des dirigeants américains. Il jette une lumière crue sur le comportement des ministres et des présidents successifs ainsi que sur les journalistes vedettes des années 1980. Confrontés en 1986 à une vague d’attentat à Paris, les ministres de Chirac, Pasqua et Pandraud, ont fait circuler la thèse invraisemblable que ces attentats étaient dus aux frères de Georges Abdallah. Ce mensonge d’État pourtant éventé a lourdement pesé sur le verdict.

À partir de 1999, Georges Abdallah s’est heurté à l’acharnement de l’État français qui sous la pression des États-Unis a refusé toute libération conditionnelle. Le documentaire souligne le cynisme sans borne des hommes d’État de la bourgeoisie avec une palme pour les socialistes Fabius, Valls et Hollande.

                                                   Xavier Lachau  (Lutte ouvrière n°3013

samedi 28 mars 2026

Gauche : éclatée façon puzzle

Gauche : éclatée façon puzzle

À peine les urnes rangées, le petit monde politique et médiatique s’est relayé pour expliquer que les accords conclus entre des listes de gauche et LFI avaient conduit à l’échec et même repoussé un électorat hostile au « radicalisme » de La France insoumise.

Publié le 25/03/2026

 

Depuis des mois, la droite au sens large, du gouvernement à Retailleau en passant bien évidemment par le RN, fait campagne pour mettre à l’index LFI, accusée d’encourager la violence politique et d’être antisémite. Cela lui a permis de réintégrer le RN dans la « grande famille des droites » et de diviser la gauche, bien sûr dans le sens de ses intérêts électoraux.

Les dirigeants du PS ne se sont pas fait prier pour emboîter le pas à la droite et stigmatiser LFI, même si l’entre-deux-tours a contraint Olivier Faure à quelques contorsions, refusant tout accord national mais acceptant en fait des accords locaux et des fusions « techniques » avec un parti qu’il qualifie d’antisémite. Retailleau a pu alors dénoncer des « accords de la honte » et Bardella s’est payé le luxe d’appeler, depuis « l’arc républicain », à faire « barrage à la gauche, alliée de l’extrême gauche ».

Au lendemain du deuxième tour, qui a vu de grandes métropoles rester aux mains de la gauche mais plusieurs villes importantes, comme Brest ou Clermont- Ferrand, basculer à droite, la cacophonie règne chez les dirigeants de gauche. Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a affirmé : « La France insoumise nous a fait perdre », tandis que le secrétaire du PS, Olivier Faure, accusait LFI d’être le « boulet de la gauche ». Quelques voix timides s’élèvent pour faire remarquer que, s’il faut avoir la peau de LFI, il faudrait quand même réussir à attirer ses électeurs en vue de la présidentielle de 2027. Or LFI a effectivement attiré des électeurs dans les quartiers populaires et séduit une partie de la jeunesse touchée par les injustices et la montée du racisme et révoltée par le sort des Palestiniens.

Mélenchon n’est pourtant pas un révolutionnaire et son parti se défend d’être d’extrême gauche. Il vient d’ailleurs de saluer en Jospin « l’homme de l’alliance rouge, rose, vert ». Le fait que la droite parvienne à faire de LFI, qui revendique son réformisme, un épouvantail révolutionnaire que les notables du PS considèrent avec effroi, marque l’évolution droitière de tout un personnel politique au service du patronat grand et petit. Ce dernier, par la voix de représentants locaux du Medef, a d’ailleurs pris position, à Toulouse, Poitiers ou Limoges, contre les listes de gauche fusionnées avec LFI, expliquant qu’il craignait la mise en place de « laboratoires de décroissance » et une « explosion de la fiscalité ».

Pour le patronat, il n’est pas question de laisser, même un mitterrandien revendiqué comme Mélenchon, dire qu’une miette d’argent public pourrait être consacrée à autre chose qu’aux « projets structurants », c’est-à-dire aux dépenses pouvant lui profiter. Il y a là de quoi déboussoler un Parti socialiste fort attentif à son image de parti de gouvernement soucieux de bien servir la bourgeoisie, y compris en y sacrifiant ses intérêts électoraux.

                                                 Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3008)