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dimanche 17 mai 2026

Brésil : une condamnation inadmissible

Brésil : une condamnation inadmissible

Publié le 12/05/2026

Le 28 avril au Brésil, Zé Maria, président du parti trotskyste PSTU, militant ouvrier et animateur des grèves de la métallurgie en 1978 sous la dictature, a été condamné à deux ans de prison pour un discours où il dénonçait les crimes de l’État et de l’armée d’Israël en Palestine et affirmait sa solidarité avec le peuple palestinien.

Avec cette condamnation, on voudrait faire taire ceux qui dénoncent la politique guerrière et colonialiste menée par les gouvernements d’Israël depuis 75 ans. Plus largement, elle est aussi une tentative d’intimidation pour tous ceux qui s’opposent aux crimes de impérialisme.

Lutte ouvrière affirme son soutien à Zé Maria et proteste contre cette condamnation arbitraire.



lundi 27 octobre 2025

Maroc : contre la contestation, la répression à l’œuvre

 Maroc : contre la contestation, la répression à l’œuvre

Le mouvement de la jeunesse marocaine, dit GenZ 212, qui revendique depuis le 27 septembre des droits élémentaires dans les domaines de l’éducation et de la santé, se heurte à une répression massive.

Publié le 22/10/2025

Jusqu’au 10 octobre, les rassemblements et les marches étaient quasi quotidiens dans les grandes et petites villes, réunissant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de manifestants. Ils ont été suspendus, non sans illusions, la veille de l’allocution du roi Mohammed VI à son gouvernement pour la rentrée politique.

Mais la première réponse à la jeunesse contestataire a été celle de l’appareil de répression policier et judiciaire, ce qu’au Maroc on appelle le Makhzen. Dès le début, les manifestants ont subi des coups de matraque à la volée et des arrestations violentes. À Oujda, une fourgonnette de la police a foncé sur les manifestants, dont l’un a été mutilé. Début octobre, au sud d’Agadir, trois étudiants ont été tués par des tirs des gendarmes. Les associations de défense des droits de l’homme parlent de deux mille arrestations, dont une quarantaine de mineurs, arrestations qui continuent et plombent les tentatives de regroupement.

Dans le même temps, les verdicts tombent : d’un bout à l’autre du pays, des mois voire des années d’emprisonnement. Dans la région d’Agadir, 17 jeunes ont écopé en moyenne de dix ans de prison chacun. Un étudiant et organisateur de la ville de Berkane, dans l’Est, a été condamné à dix mois pour avoir… posté le rendez-vous du rassemblement dans sa ville !

L’État met tout son poids pour intimider les manifestants. Les appels de la GenZ pour un « 2e round », samedi 18 octobre, ont tout de même rassemblé à Rabat, Casablanca, Marrakech quelques centaines de jeunes aux cris de « Liberté, dignité et justice sociale », « Libérez-les tous » et « Akhannouch [Premier ministre] dégage ! »

Lundi 20 octobre, le gouvernement a annoncé un effort budgétaire faisant passer les sommes allouées à la santé et à l’éducation de 118 milliards de dirhams en 2025 à 140 milliards (un peu moins de 14 milliards d’euros), soit une augmentation d’un peu plus de 2 milliards d’euros. Mais le budget de la défense passe, lui, de 133,5 milliards de dirhams (13 milliards d’euros) en 2025 à 157 milliards (15 milliards d’euros).

Un adage populaire dit que « trois choses ne peuvent être surmontées : le feu, l’inondation et le Makhzen ». La présence connue d’agents de renseignement parmi la population, y compris dans l’immigration et sur les réseaux sociaux, est là pour dissuader toute critique trop ouverte de l’État et du roi. Ce sont bien eux les garants de l’ordre social et de la bonne marche des affaires des bourgeoisies marocaine et occidentale.

                                                 Louisa Guersif (Lutte ouvrière n°2986)

dimanche 17 novembre 2024

Afrique du Sud : Mineurs traqués par la police

 

L’État contre les damnés de la terre

 

 

En Afrique du Sud, plus de 4 000 mineurs sont affamés sous terre. Pour les obliger à sortir et les arrêter, la police leur a coupé les vivres et empêche toute aide de leur parvenir.

         Leur crime ? Être pauvres et, pour survivre, travailler illégalement dans des mines d’or désaffectées dans des conditions terribles, passant souvent plusieurs mois sous terre.

         Aujourd’hui, comme en 2012 à Marikana, le gouvernement ANC de Cyril Ramaphosa - jadis secrétaire du syndicat des mineurs - manifeste son caractère profondément anti-ouvrier pour défendre les intérêts de grands groupes miniers.