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vendredi 31 juillet 2026

Argenteuil, travail des étrangers nos frères et sœurs de classe, une seule solution : la « régularisation de tous ces travailleurs ».

 

Papiers ou pas, une seule classe ouvrière ! Régularisation !

 

 

Le préfet du Val d’Oise vient de suspendre administrativement deux entreprises d’Argenteuil pour 60 jours, mesure assortie d’une amende. Des infractions de « travail illégal en récidive, liés à l’emploi d’étrangers en situation irrégulière et à du travail dissimulé » ont été constatées.

         Sans la fraction immigrée du monde du travail, quel que soit son statut, originaires de l’Union européenne comme d’ailleurs, l’économie du pays comme de tous les pays riches ne fonctionnerait pas. Fuyant la guerre, la misère, avec l’espoir d’une vie meilleure, des femmes et des hommes nous rejoignent avec courage et détermination.

         Mais au fait où est l’embauche par les services préfectoraux de travailleurs destinés à traiter les dossiers de ces travailleurs ? Où en est-on des délais pour obtenir un rendez-vous, ne serait-ce que pour le renouvellement de ces « papiers » ?

         Contre la démagogie anti-immigrée qui a contaminé à des fins politiciennes la politique au service des dominants, tous les travailleurs doivent affirmer : il n’y a qu’une classe ouvrière, régularisation de tous les sans-papiers ! DM

jeudi 30 juillet 2026

Argenteuil, travail des étrangers, nos frères et sœurs de classe, une seule solution : la « régularisation de tous ces travailleurs

 

Papiers ou pas, une seule classe ouvrière ! Régularisation !

 


 

Le préfet du Val d’Oise vient de suspendre administrativement deux entreprises d’Argenteuil pour 60 jours, mesure assortie d’une amende, pour des infractions de « travail illégal en récidive, liés à l’emploi d’étrangers en situation irrégulière et à du travail dissimulé ».

         Sans la fraction immigrée du monde du travail, quel que soit son statut, originaires de l’Union européenne comme d’ailleurs, l’économie du pays comme de tous les pays riches ne fonctionnerait pas. Fuyant la guerre, la misère, avec l’espoir d’une vie meilleure, des femmes et des hommes nous rejoignent avec courage et détermination.

         Mais au fait où est l’embauche par les services préfectoraux de travailleurs destinés à traiter les dossiers de ces travailleurs ? Où en est-on des délais pour obtenir un rendez-vous, ne serait-ce que pour le renouvellement de ces « papiers » ?

         Contre la démagogie anti-immigrée qui a contaminé à des fins politiciennes la politique au service des dominants, tous les travailleurs doivent affirmer : il n’y a qu’une classe ouvrière, régularisation de tous les sans-papiers ! DM

samedi 18 juillet 2026

Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

 Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

Publié le 16/07/2026

Le 6 juillet, dans un tract distribué à l’usine Dassault de Cergy,  la CGT se félicitait de l’échec du projet commun européen SCAF. Elle commençait une campagne en faveur du SCANF (Système de combat aérien de la Nouvelle France). La référence est explicite au slogan de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI, grand ami de la famille Dassault.

Alors que Sophie Binet déclarait l’été dernier que : « Les milliards pour la Défense seraient au détriment des services publics et des Français », ou encore : « Les français n’ont pas besoin de Rafale supplémentaires, ils ont besoin de Canadair », la CGT Dassault continue une campagne syndicale maison qui lui est habituelle. Dès la fin des années 90, elle s’est en effet employée à mettre les travailleurs de l’entreprise à la remorque des intérêts de la famille Dassault, en défendant un Rafale « made in France », à l’époque contre un projet franco-britannique.

Si le Rafale est une bonne affaire, il l’est avant tout pour les actionnaires, donc essentiellement la famille Dassault qui vit grassement des multiples financements publics qui l’alimentent, tous programmes confondus, depuis plus d’un siècle maintenant.

Mais plutôt que dénoncer cette situation, la CGT Dassault fait campagne en faveur d’un engin de mort, avec des accents nationalistes : « Le SCANF, tel que nous le portons, c’est le système de combat aérien de la nouvelle France, (…) Dans un environnement instable, où les alliances évoluent et où les intérêts nationaux reprennent toute leur place, la question de la souveraineté redevient centrale ». La voilà promue grand stratège géopolitique, oubliant le rôle réel des Rafale lorsqu’ils interviennent en Afrique et dans les pays du Golfe.

Dassault n’a évidemment que faire de ce genre de conseiller économique, en ayant de bien plus efficaces et hauts placés dans l’appareil d’État. La CGT distille dans la tête des travailleurs que leur avenir dépend de la réussite économique de leur patron. Celui-ci ne peut que s’en réjouir. La CGT désarme ainsi les travailleurs qui voudraient se battre pour leurs propres intérêts, ceux de la classe ouvrière contre leur patron.

samedi 27 septembre 2025

Dassault-Cergy : du beau monde pour l’inauguration de l’usine

 

Dassault-Cergy : du beau monde pour l’inauguration de l’usine

Un an après la mise en activité de l’usine Dassault de Cergy, le PDG Trappier est venu l’inaugurer, mardi 23 septembre. La fébrilité des cadres dirigeants locaux était à la hauteur de l’événement : l’usine n’avait jamais été aussi propre et dégagée, avec un service d’ordre pléthorique.

Publié le 24/09/2025

Le PDG était flanqué pour l’occasion du préfet du Val-d’Oise et de la présidente de Région Valérie Pécresse. On comprend que les institutions de l’État soient représentées puisque, comme le mensuel L’Usine nouvelle le décrit ainsi : « Cette usine flambant neuve, pour laquelle le groupe ne précise pas le montant de l’investissement... » Et pour cause : il y a en effet tout lieu de penser que l’usine pourrait avoir été payée en partie par l’argent public. En la matière, la famille Dassault possède un savoir-faire qui remonte à quatre générations !

Pour le reste, la direction locale avait fait en sorte de diviser les travailleurs. Les prestataires et les intérimaires, plus de la moitié de l’effectif, n’étaient pas conviés au discours ; quant aux « Dassault », ils étaient tous convoqués à la même heure en dépit des horaires différents des équipes, afin de remplir l’atelier. Trappier a alors asséné le discours patronal habituel disant qu’il fallait se battre, que les temps étaient durs… si durs que les dividendes versés aux actionnaires l’an dernier ont dépassé le milliard d’euros, un record !

Les travailleurs sachant qu’ils n’ont rien de bon à attendre du PDG, ils n’ont pas été déçus !

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2982)