samedi 7 mars 2026
mercredi 30 octobre 2024
Guadeloupe : l’énergie de la grève
La grève est l’arme des travailleurs
En Guadeloupe, en raison de la coupure générale d’électricité sur l’île le 25 octobre, le gouvernement et le patronat se sont déchaînés contre les travailleurs d’EDF PEI.
C’est pourtant la direction d’EDF qui porte toute la responsabilité de cette coupure. Non seulement elle a refusé d’appliquer un accord salarial signé en février 2023, mais alors que les travailleurs sont en grève depuis le 16 septembre, elle a mis le feu aux poudres en menaçant un d’entre eux de licenciement. C’est ce qui a provoqué l’arrêt de la centrale qui alimente l’île
Les travailleurs luttent en Martinique comme en Guadeloupe contre la rapacité capitaliste et le mépris colonial. Ils nous montrent la voie.
mercredi 8 novembre 2023
Guadeloupe : crise de l’eau
Une situation déjà problématique aggravée par l’ouragan
Le passage de l’ouragan Tammy le 22 octobre en Guadeloupe a rendu l'eau courante impropre à la consommation pendant plus d’une semaine.
Or même sans cause naturelle, de nombreux Guadeloupéens connaissent déjà des coupures d’eau pour non-conformité, pouvant durer plusieurs semaines : turbidité, présence d’aluminium, ou de micro-organismes pathogènes, en plus de la pollution au chlordécone.
À la population subissant ces coupures, forcée de se ruiner en eau en bouteille, le ministre délégué aux Outre-mer a répondu qu’il suffisait de chauffer l’eau puis de la mettre au frigo. Ce qui veut dire qu’il n’y peut rien. Les habitants n’ont pas seulement perdu toute confiance dans la qualité de l’eau, mais aussi dans le ministre et l’ARS...
vendredi 24 décembre 2021
Chlordécone : une reconnaissance, mais encore limitée
Un pas dû à la mobilisation de ces dernières semaines
Un nouveau tableau de maladie professionnelle vient de paraître par décret, qui prend en compte les ouvriers agricoles victimes de cancers de la prostate provoqués par le chlordécone. Pour faire reconnaître la maladie professionnelle, il faudra prouver une exposition directe à ce poison pendant au moins dix ans, ce qui exclut d’office bon nombre de victimes.
Ce pesticide, interdit aux États-Unis depuis 1976, a été utilisé dans les bananeraies antillaises jusqu'en 1993. Il est aujourd'hui largement répandu dans les sols et dans les eaux. Il a empoisonné non seulement des générations d’ouvriers des plantations, mais aussi la population.
Aussi limité soit-il, ce décret ne tombe maintenant que parce que le gouvernement cherche à calmer le mouvement de contestation qui dure aux Antilles.

