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samedi 19 septembre 2026

Budget : le courrier du cœur de Lecornu au patronat

 Budget : le courrier du cœur de Lecornu au patronat

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a publié sur les réseaux sociaux le 9 septembre une « lettre ouverte » au patronat pour l’assurer de son affection – dont personne ne doutait – et surtout le rassurer sur le projet de budget présenté fin septembre en Conseil des ministres.

Publié le 16/09/2026

 


La missive se présente comme une réponse au courroux patronal mis en scène fin août lors de l’université d’été du Medef. Son président, Patrick Martin, avait seriné l’habituel complainte patronale à propos des impôts : « Nos entreprises sont les plus taxées du monde », ou encore : « Notre seuil de douleur est largement atteint. » Bien que les aides publiques aux entreprises soient estimées entre 200 et 270 milliards d’euros par an, le Medef n’a qu’un refrain : l’impôt tue l’entreprise.

Il fallait donc mettre un peu de baume au cœur « de ceux qui produisent, investissent et prennent des risques », comme l’écrit Lecornu. Ceux qui produisent sont dans les ateliers et sur les chantiers où il y a plus de morts et de blessés parmi les ouvriers que parmi les patrons. Mais pour Lecornu, comme pour tout chef de gouvernement, le pouls de la société doit battre au rythme de leur humeur et surtout de leurs intérêts sonnants et trébuchants.

Lecornu n’a pas eu que des mots d’amour à l’adresse des patrons. Il leur a annoncé une série de cadeaux fiscaux, dont le plus significatif est la diminution de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices instaurée l’an dernier et qui avait rapporté quelque 7 milliards d’euros. Cette taxe exceptionnelle concerne de 4 à 500 très grandes entreprises à partir de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Les groupes du CAC 40 ont annoncé des bénéfices record pour le premier semestre 2026, pourtant Lecornu leur annonce sans ciller une baisse d’impôts, alors que les caisses publiques seraient plus vides que vides.

En fait, sous couvert de s’adresser au Medef et surtout aux « petits patrons », Lecornu s’agenouille devant les désirs du grand patronat. Alors que TotalEnergies a annoncé des profits de 9,9 milliards d’euros au premier semestre 2026 – en hausse de 72 % – son PDG Patrick Pouyanné déclarait fin août qu’il était hors de question de payer plus d’impôt sur les bénéfices, menaçant de lever le blocage des prix des carburants en station. Le message a été entendu cinq sur cinq par Lecornu.

Les cadeaux fiscaux offerts par Lecornu annoncent en creux que le gouvernement va attaquer sans état d’âme les classes populaires et les travailleurs pour ficeler un budget taillé sur mesure pour les capitalistes les plus puissants.

                                                    Boris Savin (Lutte ouvrière n°3033)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi19 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 20 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

vendredi 11 septembre 2026

Budget : une fuite révélatrice

 Budget : une fuite révélatrice

À quelques semaines de la présentation des budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027, une nouvelle piste a fuité dans la presse : il s’agirait d’augmenter les prélèvements sociaux sur l’intéressement, la participation et les abondements des entreprises aux plans d’épargne salariale.

Publié le 09/09/2026

Jusqu’à un milliard d’euros pourrait être ainsi récupéré pour la Sécurité sociale. Le gouvernement a rapidement démenti vouloir appliquer une telle mesure et même menacé de saisir la justice sur les conditions de la fuite. Pourtant, depuis cet été, les idées du même genre ne manquent pas. Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), commandé par le gouvernement, propose 4,2milliards deuros d’économies sur les aides aux familles. Ce serait par exemple réduire les allocations de davantage de foyers, supprimer les APL concernant 200 000 étudiants, ou la réduction dimpôt pour frais de scolarité, ou encore remplacer par un forfait la majoration de pension des parents de trois enfants. Bercy a aussi envisagé de ponctionner jusqu’à 2milliards dans les caisses de lUnédic.

Toutes ces pistes ne seront peut-être pas retenues, mais les laisser circuler permet de préparer les esprits et de tester les réactions. Lecornu a d’ailleurs expliqué préférer « cinquante petites décisions » à quelques grandes mesures qu’il juge plus difficiles à faire adopter par le Parlement.

Certaines de ces « petites décisions » sont déjà défendues par le gouvernement, et elles sont loin d’être petites pour ceux qui devront les payer. Il envisage de ne plus indexer complètement sur l’inflation les pensions de retraite au-dessus d’un montant encore à déterminer. Dans la santé, il a mis sur la table une hausse des franchises et de nouveaux transferts de remboursements de la Sécurité sociale vers les mutuelles. Les premiers arbitrages du budget de l’État prévoient déjà 2,8milliards deuros de crédits en moins pour le travail et l’emploi.

Salaires, retraites, remboursements de soins, indemnisation du chômage, allocations ou services publics : le gouvernement cherche tout ce qu’il peut reprendre à la population laborieuse. Mises bout à bout, les « cinquante petites décisions » de Lecornu s’annoncent comme cinquante nuances d’une même attaque contre les classes populaires.

                                                       Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3032)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 11 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi12 septembre, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux,

- de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 13 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

vendredi 28 août 2026

Budget : catalogue de menaces

Budget : catalogue de menaces

Lorgnant du côté des revers essuyés par ses prédécesseurs, Lecornu prend les devants pour lancer le budget 2027, annonçant en filigrane de nouvelles attaques contre la population laborieuse.

Publié le 26/08/2026

 

Dans une lettre envoyée le 22 août aux députés et sénateurs, il se fait pressant. « Choisir d’attendre l’élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, écrit-il, c’est choisir le désordre. » Car il suppose, avec quelque raison, qu’en ces mois de campagne électorale, les uns et les autres, aux manettes ou dans l’opposition, ne se précipiteront pas pour porter les mauvaises nouvelles, autrement dit de nouvelles attaques contre ceux qui font l’activité du pays, les travailleurs.

Présentant la dette de l’État et le déficit budgétaire comme une vérité incontournable, et dont il n’est pas question de discuter l’origine, le Premier ministre entend faire voter un projet de loi de finances et un projet de loi de finances de la Sécurité sociale qui rassureraient les marchés financiers, selon leur vocabulaire. Sinon, Lecornu prédit l’apocalypse, sous forme d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la dette, d’une croissance en berne et d’une crise économique aggravée.

Il juge donc utile de préparer « l’opinion », autrement dit ceux qui vont trinquer. Appuyé par son ministre des Finances, Roland Lescure, Lecornu propose de « poursuivre le redressement de nos finances publiques » et promet de ne pas « sacrifier les investissements qui garantissent notre souveraineté : défense, sécurité, justice, énergie, industrie, recherche, adaptation au changement climatique ». Merci donc pour les industriels de l’armement, merci pour toutes les déclinaisons de crédits impôt recherche. On aura compris que le rabotage se fera une fois de plus aux dépens de la classe ouvrière.

Comme s’il ne suffisait pas de l’inflation qui érode le pouvoir d’achat, de la hausse vertigineuse des prix du carburant ou des fruits et légumes, des baisses d’allocations, pour les chômeurs notamment, des menaces sur le droit à la santé, la vilaine petite musique des attaques contre les 18 millions de retraités se fait à nouveau entendre. « La question de la contribution des retraités aisés à l’effort de redressement, par exemple par une indexation plus modérée de leurs pensions, mérite d’être posée » susurre un ministre. « On peut envisager de ne pas les augmenter autant que l’inflation », ajoute-t-il. Ne pas augmenter les retraites de base de ce que l’inflation a volé en 2026 aux retraités permettrait d’économiser environ 3,6 milliards d’euros… selon leurs calculs, et faire participer ceux que ces messieurs appellent des privilégiés, les retraités « aisés » touchant 2 000 euros brut par mois, qui seraient donc doublement volés.

Ce bruit de fond ciblant les travailleuses et travailleurs retraités ne fait d’ailleurs pas oublier la vieille rengaine visant à les priver des 10 % d’abattement avant impôt. Tout est bon pour tenter de détourner l’attention des véritables privilégiés, les intouchables milliardaires.

                                                   Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3030)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 28 août, de 17h15 à 18h15 Carrefour Babou ;

-samedi 29 août, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 30 août : de 11 h. à midi au marché Héloïse.

dimanche 23 août 2026

Budget : les retraités dans le viseur

 Budget : les retraités dans le viseur

Publié le 19/08/2026

Interrogé dans Libération le 13 août, sur la préparation du budget 2027, Roland Lescure, ministre de l’Économie, a évoqué la piste d’un gel partiel des pensions de retraite, afin de réaliser des économies estimées à 6 milliards d’euros.

Dans son interview, le ministre a assuré que cela concernerait les « retraités aisés », sans donner de chiffres. Dans les jours qui ont suivi, il a été aussi question de bloquer ou de sous-indexer les pensions des « retraités moyens » en les augmentant moins que l’inflation officielle. Autrement dit, le gouvernement se prépare à imposer un appauvrissement de la majorité des retraités.

Les retraites les plus basses et le minimum vieillesse permettent tout juste de survivre. Combien de retraités doivent choisir entre le chauffage l’hiver, les rendez-vous chez le médecin, l’alimentation et l’essence pour la voiture ? C’est une situation révoltante et inacceptable ! D’autant que les « économies » qui seront faites au détriment des retraités finiront comme d’habitude dans les poches sans fond des grands patrons.

                                                         Jean-Marc Allirol (Lutte ouvrièren°3029)

mercredi 22 juillet 2026

Budget de l'Etat : priorités de classe

 

Sans surprise…

 

 

Dans le cadre de la préparation du budget 2027, le Premier ministre a indiqué aux ministères les plafonds de dépenses.

Tous les ministères sont priés se serrer drastiquement la ceinture, sauf... le ministère des Armées avec 6,4 milliards d’euros supplémentaires, celui de l’Intérieur avec 1 milliard de plus, et les financiers qui toucheront 12,3 milliards en plus au titre des intérêts de la dette.

L’État se réduit de plus en plus à ses fonctions de base nécessaires à la bourgeoisie : une pompe à fric et un instrument du maintien de son ordre.

mardi 14 juillet 2026

Gouvernement : Hold-up sur le dos des travailleurs

 

Fardeau pour les travailleurs, cadeau pour les patrons !

 

 

Pour le budget 2027, le gouvernement va encore se servir dans les caisses de l'assurance-chômage : il va prolonger un arrêté de décembre 2023 qui autorise l'État à ne pas rembourser à l'Unedic l'intégralité des cotisations perdues à cause des exonérations accordées aux entreprises.

Depuis 2023, ce sont ainsi 12,5 milliards d'euros qui ont manqué dans les caisses et cela va continuer à augmenter. Les travailleurs payent eux doublement, par le biais des cotisations sur leurs salaires et des coups de rabot sur les allocations chômage. Le cadeau, c'est pour les patrons, le fardeau pour les travailleurs.