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vendredi 24 avril 2026

Budget : dérapage ciblé

 

Défense des services publics utiles à la population

 

 

Le gouvernement a annoncé le gel de 4 milliards d'euros de dépenses prévues dans le budget 2026 de l’État. Deux autres milliards pourraient aussi être amputés du budget de la Sécurité sociale.

Le gouvernement parle d’éviter un dérapage budgétaire à cause de la guerre au Moyen-Orient et des aides prévues sur les carburants.

Mais c’est surtout pour financer une augmentation du budget militaire de 35 milliards jusqu'en 2030, soit 7 milliards par an. Mais pour la guerre, il ne se soucie pas de dérapage.

dimanche 19 avril 2026

Budget : encore des milliards pour l’armée

 Budget : encore des milliards pour l’armée

Le gouvernement a prévu une augmentation de 36milliards deuros des dépenses militaires dici 2030, venant sajouter aux 413milliards initialement prévus.

Publié le 15/04/2026

La loi de programmation militaire, adoptée en 2023, a prévu que l’État devait consacrer 413milliards deuros à larmée entre2024 et2030. Comme la fait remarquer une représentante de la Cour des comptes, une partie des dépenses publiques se trouvent ainsi « préemptées ». Mais, en plus, le chiffrage est « réactualisé » chaque année, autrement dit revu à la hausse en fonction des nouvelles dépenses, notamment des interventions militaires… Les besoins supplémentaires de l’armée ont donc été estimés : ce sera 8,5milliards pour les munitions, notamment pour remplacer celles qui ont été utilisées ces dernières semaines au Moyen-Orient ; 1,6milliard pour lentraînement des troupes ; le nombre de réservistes doit passer de 45 000à 80 000 dici 2030, et le coût du service national annoncé par Macron en janvier a été évalué à 2,5milliards deuros, casernes comprises Le total justifiait ainsi, selon Lecornu, cette rallonge totale de 36milliards deuros pour les cinq années à venir.

Interrogée par des députés réunis en commission le 9avril, une représentante du Haut Conseil des finances publiques, un organisme lié à la Cour des comptes, a averti le gouvernement que cette hausse nécessitera « un fort ajustement du reste des finances publiques ». En d’autres termes, ces milliards seront détournés des services utiles à la population, et les classes populaires paieront cet « ajustement », pour le bonheur des marchands d’armes.

                                                 Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3011

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 19 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

samedi 11 avril 2026

Budget militaire : toujours plus de sacrifices

Milliards pour la destruction au prix des services utiles à la population

 

 


Le gouvernement veut trouver 36 milliards d'euros supplémentaires pour le budget militaire d'ici 2030. Cette somme s'ajouterait au budget déjà colossal de 413 milliards d'euros prévu initialement par la loi de programmation militaire 2024-2030.

         Le Haut Conseil des Finances Publiques a averti le gouvernement que cette hausse nécessitera « un fort ajustement du reste des finances publiques ». En d'autres termes, ces milliards seront détournés des services utiles à la population, et ce seront les plus pauvres qui paieront fortement cet « ajustement ».

 

dimanche 5 avril 2026

Budget militaire : pour quelques milliards de plus

Budget militaire : pour quelques milliards de plus

Mercredi 25 mars, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait à l’Assemblée nationale son premier discours sur la guerre au Moyen- Orient.

Publié le 01/04/2026

 

 

Il a annoncé 8,5 milliards d’euros supplémentaires pour la fabrication de munitions entre 2026 et 2030 et claironné la nécessité « d’adapter un État conçu pour le temps de paix à un monde qui ne l’est plus tout à fait ».

Lecornu a maintenu le mensonge hypocrite selon lequel l’armée française serait au Moyen-Orient dans une position exclusivement défensive, par respect des accords conclus avec des États du golfe Persique. Pour défendre le Qatar, le Koweit, les Émirats arabes unis, des dizaines de missiles français ont déjà été utilisés pour intercepter des drones ou missiles iraniens. La pénurie menace, paraît-il, et, pour y remédier, il faudrait voter une rallonge de 8,5 milliards d’euros à la loi de programmation militaire lors d’un prochain examen parlementaire annoncé pour mai.

« C’est indispensable, c’est colossal », s’est exclamé Lecornu qui a rappelé aux députés que le budget militaire aura doublé sous les deux quinquennats de Macron. L’argent public englouti pour produire des munitions – missiles, obus et balles d’armes de poing – sera multiplié par quatre par rapport à la précédente loi de programmation militaire. Officiellement, la France n’est en guerre nulle part. Mais des sommes toujours plus gigantesques sont dévorées pour la fabrication d’armes et transformées en profits pour les industriels du secteur. En revanche, pour les écoles, les hôpitaux publics, chaque centime dépensé pèserait mortellement sur le déficit public, serine le même Lecornu. L’engrenage est bien là : chaque conflit justifie toujours plus la militarisation de la production et la nécessité d’imposer des sacrifices à la population.

Ces milliards supplémentaires pour l’armement n’ont soulevé aucune opposition dans les travées de l’Assemblée nationale, pas plus que l’inauguration prochaine annoncée par Lecornu d’une usine produisant des drones intercepteurs dans l’Essonne ou la subvention publique de 300 millions d’euros pour aider des entreprises civiles à passer à des productions d’armements.

Dans sa réplique à Lecornu, Marine Le Pen a montré tout son sens des responsabilités : « La France doit assumer les accords signés avec les pays de la zone et leur venir en aide, dès lors qu’ils sont victimes du conflit entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine. » Il fallait une très grosse loupe pour voir la nuance du propos avec ceux de Bastien Lachaud, qui est intervenu pour LFI : « La France doit respecter les accords de défense qui la lient à ses partenaires dans la région. Lorsqu’un allié est attaqué, la parole de notre pays ne saurait manquer. »

Lecornu a pu compter sur le sens des responsabilités de tous les partis qui aspirent à gouverner au service de la bourgeoisie et qui savent, quand il le faut, serrer les rangs pour engager la population dans la guerre.

                                            Boris Savin (Lutte ouvrière n°3009)