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mercredi 17 juin 2026

Argenteuil, commerce, quand les commerçants trinquent, une municipalité à côté de la plaque

Deux samedis ratés… il en reste deux…

 

 

Le commerce va mal à Argenteuil, en particulier avenue Gabriel Péri. Aux données d’une situation ancienne se sont ajoutées la nouvelle phase des travaux et la perte de pouvoir d’achat de nombre d’habitants qui privilégient les dépenses essentielles.

         L’opération « La rue est à nous » concernant cette avenue vise à contrecarrer cette situation négative par l’organisation d’animations durant les samedis après-midi de juin. Mais le constat des deux premières journées est clair. Des animations de qualité, mais un public qui n’est pas au rendez-vous.

         Comment faire pour qu’il y ait un retournement de tendance pour les deux derniers jours, les 20 et 27 juin ? « La rue est à nous », encore faut-il que « nous soyons » au rendez-vous.

         Quand cela intéresse vraiment la municipalité, elle sait mettre les véritables moyens d’information en action. Elle sait réfléchir aux données de localisation des actions prévues. Ainsi, sur ce plan, centrer l’opération sur la placette « fontaine »-Crédit Lyonnais est un choix totalement erroné, l’espace près du « carrefour Babou »-Tabac convenant nettement mieux, non loin de l’entrée Paul-Vaillant-Couturier de « Côté Seine ».

         Pour le commerce, la municipalité ne peut pas se contenter d’un : « Regardez, on a organisé ». Certes, sur le papier, il n’y a rien à dire. Mais dans la réalité… DM

 

 

lundi 1 juin 2026

Grande distribution : la jungle des profits

Grande distribution : la jungle des profits

Le 19 mai, la commission d’enquête sénatoriale a publié son rapport sur les marges des producteurs agricoles et industriels et celles de la grande distribution, qui pointe les différentes responsabilités des hausses de prix.

Publié le 27/05/2026

Après 189 auditions de représentants des filières agricoles, de l’industrie et des distributeurs, le constat est en fait déjà connu : la grande distribution tire l’essentiel de son profit de méthodes de négociation « assises sur la menace, l’intimidation et les contraintes ».

Trois grandes centrales d’achat, Leclerc- Eurelec, Aura-Everest et Concordis, font face à 400 000 exploitations agricoles et 23 000 entreprises industrielles, dont 98 % de PME. Dans toutes les négociations commerciales, elles utilisent la menace de diminution de commandes, de déréférencement, « instaurent un climat de peur intolérable », selon le rapport, et pour certains « des pertes de produits parfois périssables s’élevant à plusieurs millions d’euros ». Elles imposent la facturation de remises, ristournes et autres prétendus services commerciaux appelés « marges arrière ». Mais les fournisseurs ont intérêt à payer s’ils veulent continuer à vendre leurs produits. Évidemment, dans chacun des secteurs agricoles ou industriels, ce sont les plus petits fournisseurs qui sont les plus maltraités. Les trusts de l’agroalimentaire comme Nestlé, Lactalis et Bigard ont davantage les moyens de se faire respecter par les distributeurs.

Quant aux clients, la grande distribution leur offre parfois des prix défiant toute concurrence, mais sur des produits dont la qualité est régulièrement épinglée par les associations de consommateurs.

La commission aligne un certain nombre de propositions pour mettre, paraît-il, un peu de réalité et d’équité dans la formation des prix, de régulation de la concurrence pour la satisfaction des producteurs et des consommateurs.

Une démarche vouée à l’échec dans une économie où dominent les rapports de force, où les plus gros distributeurs ont imposé leur domination grâce à la fermeture des petits commerces, le licenciement de milliers de salariés, et où la seule morale est celle du profit.

                                                    Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3017)

 

dimanche 17 mai 2026

Argenteuil, travailleurs des entreprises et des services, une solidarité et des intérêts communs avec les petits commerçants

Commerçants du petit commerce et du marché, le monde ouvrier


 

En se creusant, il y a toujours une solution

Si nous nous nous intéressons au petit commerce et aux marchés forains de la Ville comme le prouvent les nombreuses brèves de notre blog, ce n’est pas seulement pour l’intérêt général des habitants et l’allure de la Ville. Les commerçants et les travailleuses et travailleurs des commerces et des marchés appartiennent au monde du travail. Ils en partagent bien des problèmes. La situation des uns engage celle-des autres. Que les revenus des travailleurs de l’industrie et des services se resserrent, et c’est les achats qui se restreignent. Que le chiffre d’affaires des commerces chute, et ce sont ces derniers qui ferment, rendant les achats plus difficiles, et une allure en déclin de la Ville. L’histoire d’Argenteuil des dernières décennies en est une manifestation éclatante.

         Du point de vue de la dynamique commerciale, une suite de plusieurs commerces florissant la développe. Lorsqu’elle se brise, une dynamique négative vers des fermetures se précise.

         Sur l’avenue Gabriel Péri, il y a deux noyaux du premier type, celui autour du Picolo et du marchand de fruits, et sur le même trottoir, en descendant l’avenue, celui centré sur la Librairie Le Presse-papier.

         Je parlerai aujourd’hui de ce dernier noyau, plus précisément du « Brunch » qui s’est ouvert à droite de la « Table de Mona » qui est aussi au cœur de ce noyau commercial dynamique. Beaucoup de monde mangeant lorsque je passais. Vendredi, je m’y suis arrêté pour « bruncher ».

         Il s’agit d’un brunch du Maghreb. Moi qui ai le projet d’aller découvrir Alger (où je me rendrai malgré tout), je me suis dit : pas la peine d’y aller, ou à Marrakech. J’y suis, et avec plaisir. Ce qui me plaît particulièrement, voilà un lieu où la population d’Argenteuil marquée par les origines multiples, nord-africaine en particulier pourrait se retrouver. Nous avons besoin de lieux de mélange. En voilà un. La librairie des livres du monde, la Table de Mona, cuisine d’un ailleurs savoureux, et ce Brunch.

         Des lieux pour s’y retrouver, et pour y discuter l’idée essentielle que petits commerçants et clientèle de travailleurs, nos intérêts se rejoignent. DM