Affichage des articles dont le libellé est commerce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est commerce. Afficher tous les articles

dimanche 13 septembre 2026

Argenteuil, défense des librairies indépendantes (suite) : quand des édiles et l’État s’en viennent en librairie (Photo : capture d’écran à partir de la page F de X. Péricat)

Un lieu de culture et d’échange à défendre bec et ongles

 

Les nouvelles libraires, jeunes et ô combien déterminées

Il y avait sans conteste jeudi dernier du beau monde au premier étage de la librairie du Presse-papier de l’avenue Gabriel Péri, des élus d’Argenteuil, le sous-préfet, autour du ministre en charge des PME, du Commerce et de l'Artisanat. Comme le dit un compte-rendu, ce dernier a pu entendre les jeunes libraires qui assurent la continuité de cette belle librairie évoquer le « parcours compliqué pour reprendre la succession d'une TPE-PME », en l’occurrence celle de cette librairie ». Selon le compte-rendu toujours : « La reprise de la librairie est un succès mais reste fragile et nécessite de multiplier les initiatives pour se faire connaître et lutter, notamment, contre le commerce en ligne ». On veut bien le croire.

         C’est pourquoi localement, une association s’est créée en 2012, « Sous les couvertures », pour défendre le Livre, et regrouper des petits ou des grands lecteurs, mais aussi justement de soutenir ce que l’on appelle la « librairie indépendante ». Ainsi cette librairie Le Presse-papier est le partenaire central du grand Salon du Livre et des Lecteurs dont la prochaine édition aura lieu les 30 et 31 janvier 2027, toujours au lycée Julie-Victoire Daubié qui l’accueille avec bienveillance.

         Tout ce qui peut permettre de mettre en évidence le rôle exceptionnel des librairies de la Ville est utile. Puisque nous parlons du Salon du Livre, dans son programme électoral, la municipalité évoquait sa volonté de « l’accompagner ». Si cela se confirme, ce sera une bonne chose pour cette librairie qui a bien besoin du soutien de tous, et donc de la municipalité elle-même qui, au-delà de l’accompagnement d’un Salon, a bien des moyens de soutenir les librairies de la ville. DM

 

vendredi 4 septembre 2026

Magasins Action : dans l’Action, pour l’unité des travailleurs

Méthodes de surexploiteurs

 

 

Samedi 29 août, une grève a touché de nombreux établissements de l’enseigne Action dans toute la France. Le magasin de Pessac, près de Bordeaux, a ainsi été fermé toute la journée. Ce jour-là, un samedi, jour d’affluence habituellement, les patrons en ont été pour leurs frais, les travailleurs montrant que toute l’activité du magasin reposait sur leurs bras.

         La grève, démarrée de Toulouse, a été déclenchée par le licenciement d’un travailleur, responsable adjoint d’un magasin de la région, embauché sous contrat étudiant, qui a eu pour seul tort de demander à sa direction d’entamer des démarches administratives pour régulariser son contrat de travail. En réponse de quoi, il a été d’abord mis à pied pendant trois mois, puis licencié. Une forme d’intimidation qui n’est pas un cas isolé dans cette entreprise à l’encontre de travailleurs, encore plus quand ils sont étrangers, comme ce travailleur. Par ailleurs, les travailleurs grévistes dénoncent les cadences effrénées, et les heures effectuées non payées.

         Seule la force des travailleurs peut s’opposer aux manœuvres des patrons visant à les diviser selon l’origine ou la nationalité et leur permettre de se faire respecter !

 

samedi 29 août 2026

Argenteuil, Monoprix, entre les décisions capitalistes et l’intérêt des habitants, un gouffre

 

Il était un fois Monoprix à Argenteuil


 

 

 

Merci à Emmanuel Gomis de m’avoir transmis ces deux dernières photos prises sur le vif mardi. L’enseigne du magasin Monoprix du carrefour Jean Allemane a été démontée ce jour-là. Exit ce magasin utile à Argenteuil depuis 60 ans.

         Les capitalistes décident de ce qu’ils veulent produire et où ils veulent le faire. C’est ce que l’on appelle la propriété intangible des moyens de production. Ils changent de production et de localisation quand ça leur chante. La loi les protège, leur loi de classe.

         Au-delà de la nostalgie que nous ressentons, nous avons en tête qu’il faudra bien que la société se débarrasse un jour de cette propriété privée des moyens de production. C’est le programme des communistes, des vrais, les révolutionnaires révolutionnaires internationalistes.

         Débarrassés de ce fondement du capitalisme, les habitants décideront collectivement de là où l’intérêt général nécessite de produire telle chose et à tel endroit. Cela sera vrai pour la production comme pour la distribution des produits. DM 

Petit ajout : le PDG de Monoprix n’a jamais répondu à la lettre accompagnant les signatures de la pétition de protestation au sujet de la fermeture du magasin. On l’imagine la regardant et disant à part soi : « Mais que me veulent ces manants de la bourgade d’Argenteuil ». C’est vrai, à la manière d’un jour de 1788.