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samedi 28 février 2026

Argenteuil, l’affaire Monoprix : dire au moins que nous ne sommes pas d’accord

Argenteuil, le 27.2.26.

 


Bonjour, j’habite le quartier du Centre, j’utilise les services du magasin Monoprix, je suis solidaire des travailleuses et travailleurs de ce magasin. Il doit être vendu à l’enseigne Lidl. Certes, remettre en question ce genre de décision dont les salariés et les clients sont victimes relève dans le cadre de la sacro-sainte propriété capitaliste d’une gageure. Certes. Mais au moins, s’exprimer, dire que nous ne sommes pas d’accord. Marquer notre solidarité, cela au moins est le minimum à notre portée. C’est ce que j’ai fait par cette pétition que j’ai commencé à faire signer hier au soir à la porte du magasin. DM

 

Pour tout contact : MDommarie@aol.com

 

Les soussignés attachés au service rendu par le magasin Monoprix et au travail de ses employés demandent l’annulation de la vente de ce magasin à Lidl.

         Ce magasin joue un rôle positif important auquel les habitants du quartier sont particulièrement attachés. Plutôt que viser les achats d’une clientèle modeste, il faudrait une hausse des salaires et pensions permettant à tous l’accès aux produits de qualité proposés par ce magasin Monoprix. Le groupe Casino-Monoprix doit instamment revoir sa copie.

 

Nom                                              Rue                                         Signature

 

lundi 16 février 2026

Argenteuil, disparition du magasin Monoprix (2). Journal de campagne de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »

Les capitalistes mènent la danse, les municipalités coincées face cette domination

 

La vie ouvrière, entreprise de presse de la CGT

https://nvo.fr/monoprix-quand-les-salaries-paient-cash-la-dette-de-leur-actionnaire-daniel-kretinsky/

La brève que nous avons postée avant-hier sur Facebook Dom Mariette et sur notre blog quotidien « lo argenteuil » a suscité un intérêt certain. Les commentaires peu courtois et sans guère d’intérêt s’y mêlent à d’autres qui posent de vraies questions.

         Les restructurations du réseau Monoprix aux dépens des travailleurs de l’enseigne et des clients résultent de la débâcle du groupe Casino empêtré dans une dette colossale, mais qui ne pèsera pas sur les actionnaires qui l’ont créée.

         Je vous conseille la lecture de l’article que la CGT a consacré il y a quelques jours à l’affaire dans la Vie ouvrière, dont je vous ai joint ci-dessus le lien.

         Pour en revenir au magasin d’Argenteuil, il a joué jusqu’à aujourd’hui un rôle important pour une clientèle, de quartier en particulier, de revenus restant modestes mais qui permettent l’achat de produits de qualité mais plus chers. Pour que les choses soient clairs, habitant le quartier de Monoprix, j’en suis. Il y a un fort attachement à ce magasin de la part de cette clientèle qui apprécie aussi le contact avec ses caissières et ses employés qui y travaillent parfois depuis longtemps.

         Certes, ce magasin connaît des difficultés depuis plusieurs années, des difficultés que nous pouvons mettre en rapport avec le contenu de l’article de la Vie ouvrière.

         Qui est responsable de cette situation qui doit conduire à la transformation de ce magasin Monoprix en commerce Lidl ?

         Les actionnaires qui ont accepté une spéculation sans frein. C’est cela la propriété capitaliste qui devra laisser la place à une organisation rationnelle et sans profit de la production.

         Il y a-t-il une responsabilité directe de la municipalité d’Argenteuil ?

         À proprement parler, aucune.

         Ce qu’on peut lui reprocher relève d’un tout autre plan, et cela vaut pour bien d’autres, c’est de croire que l’on peut surmonter la contradiction fondamentale entre la nature privée de la propriété des biens de production et ses espoirs susceptibles d’organiser une Ville où l’harmonie et les intérêts de tous règnent. C’est de semer des illusions sur le pouvoir municipal.

         L’existence de ce magasin pour les couches moyennes du monde du travail a été un argument d’appel pour la construction des nouvelles résidences du boulevard Jean Allemane et de la rue Alfred Labrière. Mais si les promoteurs construisent avec le soutien ou les encouragements de la municipalité, les actionnaires décident et finalement entravent, comme le démontre cette affaire du Monoprix local.

         Pour notre part, c’est ce que nous généralisons dans cette campagne et voulons discuter : même les municipalités les mieux intentionnées (et c’est loin d'être le cas à Argenteuil, de notre point de vue) se heurtent et se heurteront plus que jamais dans la période que nous connaissons, aux injonctions et décisions des acteurs capitalistes, de la production, du commerce, des banques, et de l’État dont le rôle essentiel est de les servir.

         Il resterait aux édiles de dire la vérité sur cette réalité, et sur toutes les difficultés que cela entraîne pour la vie et les espoirs de la population, et d’aider ainsi la population à se préparer à faire emprunter une tout autre voie à la société. À Argenteuil, ce n’est pas le genre de la maison municipale actuelle, mais c'est le nôtre. Dominique MARIETTE

 

samedi 14 février 2026

La disparition du magasin Monoprix d’Argenteuil : un mauvais coup et une démonstration des immenses limites de l’action municipale

 

L’action marginale des municipalités. Les actionnaires ont la main.

 

Photo LO
 

La vente du Monoprix de la Ville et son remplacement par un magasin Lidl ont été annoncés il y a quelques jours.

         D’abord une pensée pour la trentaine d’employés du magasin qui doivent être inquiets sur leur avenir, comme en pareil cas.

         C’est un coup dur ensuite pour le quartier de Monoprix. Depuis un demi-siècle il était le lieu de commerce pour ce quartier en particulier pavillonnaire. Un commerce multi commerces, avec entre autres des vêtements de qualité. Certes les prix tout en étant modérés étaient ceux de bourses relativement remplies. Mais Monoprix servait à tous.

         C’est le résultat des spéculations hasardeuses des actionnaires du groupe Casino en déconfiture.

         Cette fermeture annoncée dans cette période électorale est enfin une démonstration. À ceux qui prétendent qu’il est possible de faire d’Argenteuil un petit La-Garenne-Colombes par exemple, ils doivent constater aujourd’hui qu’ils ne sont que des petits joueurs dans un stade où d’autres dominent. Le quartier Monoprix a vu depuis une décennie de nouvelles constructions au prix d’achat élevé destinées à accueillir des couples assez argentés. Ces immeubles sont sortis de terre, mais le commerce correspondant va disparaître.

         Ce sont les capitalistes qui sont les maîtres du jeu. Les municipalités pour l’essentiel voient les trains passer. En conséquence, durant cette campagne électorale, loin de semer des illusions sur ce que nous pourrions faire, nous discuterons de la façon d’aider à la disparition demain de ce capitalisme dévastateur. Dominique MARIETTE