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samedi 22 août 2026

Migrants, incendie : quand des gendarmes deviennent des incendiaires en bord de mer

 Gendarmes incendiaires

Le 12 août, les gendarmes sont intervenus sur la plage de Dannes, dans le Pas-de-Calais, pour empêcher des familles de migrants de tenter de traverser la Manche.

Publié le 19/08/2026

Lors de cette intervention, le tir d’une grenade lacrymogène MP7 a enflammé une des embarcations. Le feu, favorisé par les hautes températures et la sécheresse, s’est ensuite répandu dans la dune alentour. Les 180 pompiers mobilisés ont mis deux jours à contenir et finir d’éteindre l’incendie qui a brûlé 190 hectares de forêts de dunes.

Déjà le 20 juin, l’association Utopia 56 avait dénoncé les agissements des gendarmes qui circulaient sur la même plage en buggy dans le but d’empêcher les migrants d’embarquer sur leurs embarcations de fortune. Ils avaient fini par faire usage du lanceur de balle de défense (LBD), tirant à bout portant dans la poitrine d’un jeune de 17 ans..

Tout le long de leur parcours déjà mortellement dangereux, ceux qui cherchent un avenir en Europe se retrouvent en butte à la violence des policiers et à la traque organisée par le gouvernement.

Jean-Marc Allirol (Lutte ouvrière n°3029)

lundi 3 août 2026

Des policiers assassins à Bologne. Une affaire qui nous rappelle aussi « L’affaire Ali Ziri » d’Argenteuil

 Police : les cow-boys se déchaînent

Mardi 21juillet, des policiers de la BAC de Créteil sont intervenus violemment, sans raison apparente, contre les habitants de la cité Amédée Huon à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.

Publié le 29/07/2026

Les familles profitaient d’un petit espace aménagé en bas de la cité, avec des bancs et des jeux pour les enfants, pour fuir la chaleur des appartements et passer la soirée ensemble. Vers 22heures elles ont vu débarquer des hommes armés tirant des salves de grenades lacrymogènes, au mépris des dizaines d’enfants présents.

Les policiers, qui venaient, paraît-il, de procéder à une arrestation, n’auraient pas supporté d’être filmés, et se sont déchaînés comme des bêtes sauvages. En quelques instants, le quartier a semblé transformé en zone de guerre. Certains parents ont réussi à se replier pour mettre à l’abri les plus petits, pendant que des mères de famille qui tentaient de protester se voyaient infliger des jets de gaz en pleine face, des coups de matraque et se retrouvaient plaquées au sol.

Dimanche 26juillet, 200 personnes ont tenu à se rassembler pour faire entendre leur indignation. Elles ont dénoncé lattitude de ces voyous en uniforme, qui se sentent peut-être encouragés par le vote, début juillet, d’une loi de « présomption de légitime défense » leur assurant une impunité renforcée. S’il y a bien une défense légitime, c’est celle de la population victime des violences policières.

                                               Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3026)

samedi 18 juillet 2026

Présomption de légitime défense : le droit de tuer

 Présomption de légitime défense : le droit de tuer

Une pétition contre la loi sur la « présomption de légitime défense » pour les policiers et gendarmes, adoptée à l’Assemblée nationale le 7juillet, avait reçu, lundi 13juillet, plus de 600 000 signatures.

Publié le 15/07/2026

 

La pétition a été déposée par le père d’un jeune homme de 19 ans, tué en 2021 à Marseille par un tir policier lors d’un contrôle routier.

Avec cette nouvelle loi, les policiers et gendarmes seront présumés avoir agi en respectant la réglementation, qui leur permettait déjà de tirer sur des personnes ou des véhicules dans certaines circonstances, par exemple s’ils prennent la fuite et sont susceptibles de menacer la vie d’autrui. Mais ils n’auront plus à prouver que leur tir était légitime. En outre, la garde à vue immédiate des policiers ayant tiré n’aura plus lieu d’être. Les agents mis en cause auront donc tout le temps de se concerter sur une version « acceptable » des faits.

La loi a été proposée par un député Les Républicains, Éric Pauget, et soutenue par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le gouvernement. Elle a évidemment été votée par les députés d’extrême droite, pour qui la présomption de légitime défense était une revendication depuis l’époque de Jean-Marie LePen, mais aussi par ceux de droite et une très large majorité de ceux du camp présidentiel. Les députés de gauche ont voté contre.

Après le vote, des familles et des proches de victimes de tirs policiers qui assistaient au débat depuis les tribunes de l’Assemblée, dont Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré, tué par la police en 2016, ont manifesté leur colère en reprenant le slogan : « Pas de justice, pas de paix », et ont été évacués.

La France est le pays de l’Union européenne qui compte déjà le plus de tués et de blessés par les forces de répression : 49 morts en 2025, dont 19 par des tirs d’armes à feu ; 22 morts depuis le début de 2026. Preuve s’il en faut que la loi était loin, jusqu’à aujourd’hui, d’empêcher la police de tirer, mais le gouvernement veut aller encore plus loin en garantissant par avance l’impunité à ceux qui ont la gâchette facile.

                                            Hélène Comte (Lutte ouvrière n°3024)

samedi 11 juillet 2026

Forces de répression : tout est permis

 Forces de répression : tout est permis

Une proposition de loi, portée par les députés de droite et mise à l’ordre du jour par le gouvernement, a été votée le 7 juillet. Elle prévoit d’élargir la possibilité, pour les policiers et gendarmes, de faire usage de leurs armes.

Publié le 08/07/2026

 

49 personnes ont été tuées au cours d’interventions policières en 2025, dont 19 par des tirs d’arme à feu. Au cours des cinq premiers mois de 2026, 22 personnes ont déjà perdu la vie. Bien sûr, ces chiffres recouvrent des situations très diverses, depuis celle, plutôt rare, où la police réplique à des malfrats lourdement armés, à celle, malheureusement bien plus courante, où elle tire sur des gens désarmés.

Le cadre actuel permet déjà aux excités de la gâchette sous l’uniforme de tirer sans trop tergiverser. Il autorise par exemple le tir sur des personnes ou des véhicules qui prennent la fuite s’ils sont « susceptibles » de menacer la vie d’autrui. La loi propose d’aller plus loin et d’assurer aux policiers et gendarmes une « présomption de légitime défense ». Cette mesure leur permettrait de tirer sans avoir à prouver que c’était justifié, ce serait au contraire à la Justice, et en fait le plus souvent à la famille de la victime, de prouver que le tir policier n’était pas légitime.

L’État et ses lois étaient déjà du côté des forces de répression. Le gouvernement veut aller plus loin en garantissant par avance l’impunité à tous ceux qui ont envie de jouer les cow-boys. C’est loin d’être une bonne nouvelle pour la sécurité, en particulier dans les quartiers populaires.

                                                Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3023)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 11 juillet, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 juillet, de 11 h. à midi au marché Héloïse.

mardi 7 juillet 2026

Tirs policiers : Tuer serait encore plus permis

 

Encore plus d’impunité et à droite toute

 

 

Le gouvernement veut faire passer une loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme. Alors qu’aujourd’hui, s’ils tuent quelqu’un, c’est à l’État de démontrer que le tir mortel était nécessaire, ce serait désormais aux familles des victimes de prouver le contraire.

         Ce tout petit garde-fou n’a pas empêché nombre de policiers ou de gendarmes de se prendre pour des cow-boys : 49 personnes ont été tuées en France en 2025 suite à leur intervention. Mais en supprimant cette limite juridique, le gouvernement leur promet encore plus d’impunité, tout en faisant un gros clin d’œil à l’électorat le plus à droite.

jeudi 9 avril 2026

Violences policières, justice d'exception !

 

Souhaits de bien du courage et d’obstination à cette Défenseure des droits

 

Crédit photo : Rawpixel.com

Six ans après la mort de Cédric Chouviat lors de son interpellation par quatre policiers, la Défenseure des droits en est encore à demander au ministère de l’Intérieur que des procédures disciplinaires soient lancées.

         Le livreur de 42 ans avait été plaqué au sol, face contre terre, son casque sur la tête, soumis à une clef d’étranglement. « J’étouffe », avait-il répété à neuf reprises. Trois des policiers sont renvoyés devant la justice mais aucune date n’est fixée pour un procès.

         L’État protège ses policiers même quand leur responsabilité est évidente.

vendredi 20 mars 2026

Procès des CRS ayant tabassé des Gilets jaunes : de quoi conforter un sentiment d’impunité.

 

Quand la justice se hâte avec lenteur

  


Les CRS accusés d'avoir tabassé des manifestants dans un Burger King lors d’une manifestation de Gilets Jaune, en 2018, ont écopé de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis.

         La justice, pourtant, a tout fait pour repousser ce jugement et l’envoyer aux oubliettes.

         Les autorités policières, quant à elles, ont d’abord refusé de donner les noms des agresseurs, qui ont mis quatre ans à être identifiés grâce aux bandes de vidéosurveillance.

         Finalement condamnés sept ans après les faits, ces policiers sortent libres du tribunal. De quoi conforter leur sentiment d’impunité.