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jeudi 12 mars 2026

“Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

 “Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

La banalisation des discours d’extrême droite, l’activisme de groupes prêts à s’attaquer physiquement à tous ceux qui leur déplaisent, ont mis au premier plan de l’actualité l’existence de groupes « antifas » (pour « antifascistes »).

Publié le 04/03/2026

Pour beaucoup, le terme « fasciste » est aujourd’hui simplement synonyme de l’appartenance à l’extrême droite. Ce courant politique qui défend des idées racistes, xénophobes et autoritaires se renforce d’année en année. Même si, pour l’essentiel, en France, cette progression des idées d’extrême droite reste sur un terrain électoral, il est indispensable de la combattre. Reste que les qualificatifs génériques « fascistes » et « antifascistes » introduisent plus de confusion que de clarté.

Le courant fasciste a émergé en Italie au début des années 1920 et plus tard en Allemagne sous la forme du nazisme. Empêtrée dans sa crise, la bourgeoisie de ces pays eut recours à des troupes de choc, mobilisant des masses de petits bourgeois appauvris par la crise pour briser la classe ouvrière organisée et combative. Le développement d’un sentiment antifasciste exprimait en retour la volonté de riposter à cette évolution réactionnaire.

En France, la manifestation d’extrême droite du 6 février 1934, qui vira à l’émeute, déclencha une réaction massive : le 12 février, des centaines de milliers de travailleurs défilèrent à Paris. Cette remontée de la combativité ouvrière culmina lors de la grève générale de juin 1936. En Espagne, le coup d’État militaire de juillet 1936 déclencha un mouvement révolutionnaire.

Cette volonté de résister à la montée du fascisme fut cependant dévoyée par les partis ouvriers réformistes, socialistes et staliniens, et désarma finalement la classe ouvrière. Ces partis prétendirent que le combat contre le fascisme devait rester sur le terrain de la défense de la démocratie bourgeoisie. En France, au nom de cette politique, le Front populaire saborda la grève générale de juin 1936. En Espagne, le Frente popular étouffa l’explosion révolutionnaire de juillet 1936 et mena le combat au nom d’une République qui respectait la propriété et le pouvoir de la bourgeoisie, un « antifascisme » qui se solda par la victoire de Franco.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le drapeau « antifasciste » justifia l’alliance de l’URSS avec les États- Unis, présentant cette guerre impérialiste comme un affrontement entre « démocratie » et « fascisme » ; à la sortie de la guerre, ce fut encore au nom de l’antifascisme que les partis staliniens justifièrent leur participation à des gouvernements bourgeois, dont celui de De Gaulle en France, et leur contribution à la préservation de l’ordre social dans toute l’Europe.

Même si aujourd’hui il n’existe pas en France de parti fasciste pouvant s’appuyer sur des mobilisations de masse de la petite bourgeoisie, combattre l’extrême droite et ses idées est bien sûr indispensable. Mais le faire au nom de « l’antifascisme » reste une tromperie. Ainsi on a entendu Jean-Luc Mélenchon appeler à la création d’un « front antifasciste », qui serait, selon lui, le pendant du nouveau « front républicain », lequel inclut désormais le RN et exclut LFI. Sous une apparence radicale, c’est en appeler à la constitution d’une nouvelle Union de la gauche comme celle qui a mené une politique anti-ouvrière de Mitterrand à Hollande, démoralisant et poussant vers l’extrême droite une partie des classes populaires. Une partie de l’extrême gauche, le NPA-A entre autres, qui veut lui aussi « faire front » contre le fascisme, se range d’ailleurs derrière cette opération.

De leur côté, les groupes « antifas » veulent combattre les groupes qui se réclament du fascisme, dans la rue, poing contre poing. Il est légitime de défendre les locaux ou les activités des organisations de gauche, quand ils sont attaqués, voire de conclure des accords entre organisations pour un tel objectif. Mais les bagarres de rue contre les « fachos » ne mènent à rien y compris quand elles n’ont pas une issue tragique comme récemment à Lyon.

La progression de l’influence électorale de l’extrême droite peut bien sûr finir par déboucher sur un véritable danger fasciste. Dans cette perspective, il sera déterminant de mener, dans la classe ouvrière, une politique de classe qui ne pourra se dire seulement « antifasciste » mais être révolutionnaire et prolétarienne, sans aucune confusion avec la politique de forces bourgeoises, même se prétendant démocratiques et républicaines. Une politique révolutionnaire dans le monde du travail ne peut avoir rien de commun avec la remise en selle d’une gauche de gouvernement.

                                                     Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

Aujourd’hui Jeudi 12 mars, de 10 heures à midi, Joliot-Curie,

-de 14 à 16 heures mairie,

-de 17 à 19 h. centre commercial Côté Seine ;

-Vendredi 13 mars : de 10 h. à midi marché Héloïse,

-de 15 heures à 16 heures 30, esplanade du Val-Nord et marché,

-toujours    au Val-Nord de 17 heures à 19 heures ;

Et de 17 h. à 19 heures carrefour Babou.

jeudi 26 février 2026

La manifestation de Lyon : l’extrême droite telle qu’elle est

 La manifestation de Lyon : l’extrême droite telle qu’elle est

Samedi 21 février, sous prétexte de rendre hommage à Quentin Deranque, militant identitaire tué au cours d’une rixe avec des « antifas », un peu plus de 3 000 personnes, venues de toutes les chapelles de l’extrême droite, ont défilé dans les rues de Lyon.

Publié le 25/02/2026

Malgré le soin pris par les organisatrices – des militantes anti- avortement dont l’une est la compagne du chef du groupe néonazi Lyon populaire dissous en juin 2025 – pour donner une image respectable de leurs troupes, leur vrai visage est vite apparu : slogans grossièrement racistes, insultes proférées contre les riverains qui marquaient leur hostilité, saluts hitlériens remarqués malgré le service d’ordre, qui éloignait les journalistes et déployait opportunément des parapluies sous un beau soleil.

Il faut dire que, parmi les responsables du service d’ordre, se trouvaient des personnages aussi pacifistes que Benedetti, ex-chef du groupuscule pétainiste l’Œuvre française, Gabriac, exclu du RN après un salut nazi, ou encore de Cacqueray, condamné pour avoir tabassé des militants de SOS racisme dans un meeting de Zemmour. Pour ne pas ternir son opération de dédiabolisation, Bardella, le président d’un RN dont bien des cadres conservent des liens plus ou moins discrets avec cette mouvance, qui va des catholiques traditionalistes aux néo- nazis en passant par des pétainistes, avait interdit à ses députés et porte-parole de participer à cette manifestation.

Malgré les nombreuses demandes d’interdiction, dont celle du maire de Lyon, le cortège avait été autorisé par le ministre de l’Intérieur et la préfète. Alors que le gouvernement a plusieurs fois interdit des manifestations de soutien à la Palestine, le ministre s’est dit soucieux de « garantir la liberté d’expression ». Cette manifestation est venue conclure une semaine de campagne politique et médiatique visant à imputer à LFI la responsabilité de la mort du militant identitaire et à blanchir l’extrême droite de toute responsabilité dans les agressions racistes, les saccages de locaux de partis de gauche ou de syndicats, les perturbations de réunions publiques. Il faut pourtant rappeler qu’avant de mourir sous les coups, Quentin Deranque était venu perturber une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan. Et toute la semaine qui a précédé cette manifestation, des locaux de LFI, du PCF, de la CGT ou de Solidaires ont été vandalisés et leurs militants menacés par des alertes à la bombe.

Cela n’a pas empêché les dirigeants macronistes, ceux de la droite et de l’extrême droite, de dénoncer la violence en en rendant responsables ceux qu’ils appellent « l’extrême gauche », dans laquelle ils incluent LFI. Au fond, la mort, bien sûr regrettable, de ce militant identitaire a été le prétexte d’une campagne destinée à intégrer le RN dans ce qu’ils appellent « l’arc républicain », c’est-à-dire l’ensemble des partis reconnus aptes à gérer les affaires de la bourgeoisie. Symbole de l’union d’une droite et d’une extrême droite qui se préparent à gouverner ensemble, Laurent Wauquiez, député LR et vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait fait installer un portrait de Deranque sur la façade de l’hôtel de région tandis que Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon soutenu par la droite et les macronistes, demandait qu’un tel portrait soit placé sur l’hôtel de ville.

Si la démagogie politicienne et la campagne réactionnaire qui ont déferlé sur les plateaux de télévision n’ont guère eu d’écho au sein des classes populaires, elles ne sont pas sans conséquences car elles encouragent et légitiment les tenants d’une politique raciste et xénophobe, tels ceux qui se sont montrés au grand jour à Lyon.

                                                        Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3004)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui jeudi 26 février : de 17 h.30 à 19 h.: entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;

-vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

mardi 24 février 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 23 février 2026

 Une campagne infecte en faveur de l’extrême-droite

23/02/2026


Le décès du militant royaliste et identitaire, Quentin Deranque, frappé à mort au cours d’une rixe opposant son groupe d’ultra droite à des « antifas », donne lieu à une campagne réactionnaire aussi écœurante que dangereuse.

Une véritable meute réunissant le Rassemblement national, la droite, le gouvernement, une partie du Parti socialiste et la plupart des médias s’est lancée aux trousses de La France insoumise au prétexte qu’elle compte dans ses rangs le fondateur de la Jeune garde dont deux ex-membres sont mis en cause.

Alors que LFI, les « antifas » et l’extrême gauche sont accusés d’avoir une responsabilité morale dans la mort du jeune identitaire et de propager la violence en politique, on assiste au blanchiment du RN, réhabilité dans le camp des démocrates et des républicains, et à la banalisation des idées d’extrême droite. Même les références à Hitler et à Pétain, le chef de la collaboration avec l’Allemagne nazie, sont revenues à la mode.  

Martine Vassal, candidate de droite à la mairie de Marseille, a repris la devise pétainiste « Travail, famille, patrie ». En voulant hurler plus fort que les autres loups, la macroniste Aurore Bergé a taxé LFI de « parti anti-France ». C’est ainsi que Pétain qualifiait les communistes et les Juifs qu’il faisait arrêter et condamner à une mort certaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.

L’Assemblée nationale a fait une minute de silence pour Quentin Deranque, dont on sait qu’il était venu appuyer des militantes d’extrême-droite décidées à perturber une conférence sur la Palestine. Mais combien de victimes tuées par des racistes n’ont même pas droit à une information au journal télévisé ? Et, bien des fois, comme pour le meurtre de Djamel Bendjaballah près de Dunkerque en 2024, le caractère raciste du crime n’est même pas reconnu !

Le ministre de l’Intérieur, prompt à interdire des rassemblements de solidarité avec la Palestine, a aussi autorisé l’ultradroite à rendre hommage à son nouveau martyr. Les nervis spécialisés dans la chasse aux travailleurs immigrés, aux militants de gauche, aux homosexuels et aux musulmans ont ainsi pu tranquillement défiler samedi après-midi dans les rues de Lyon. Après avoir passé la semaine à taguer et vandaliser des locaux de la gauche et de certains syndicats, ils se sont montrés avec leurs chants et leurs saluts nazis.

Derrière tout cela, il y a de sordides calculs politiciens. Pour le gouvernement, il s’agit d’isoler Mélenchon du reste de la gauche pour neutraliser un concurrent important à la présidentielle de 2027. Quant à la droite, elle vient de trouver un super prétexte pour s’allier avec l’extrême droite dans un front républicain inversé destiné à marginaliser LFI.

Cette campagne nous mène droit à un gouvernement du genre de celui de Trump, encore plus violemment hostile aux travailleurs, aux pauvres, aux immigrés, encore plus dévoué aux seuls milliardaires. Alors, il ne faut pas marcher !

Puisqu’il est question de violence, parlons de celle, véritable, qui ravage la société, la violence des guerres et des bombes.

Tous ceux qui se disent effarés par la brutalisation du débat politique y sont-ils opposés ? Pas du tout, ils ont soutenu cette violence-là. Ils ont même combattu ceux qui la qualifiaient, pour Gaza, de génocide, comme si 70 000 hommes, femmes, enfants, ensevelis sous des tonnes de bombes, ce n’était pas assez ! Chaque jour qui passe, ces « non-violents » nous expliquent qu’il faut se préparer à faire la guerre et à mourir pour la patrie, comme les Ukrainiens. Mais ce genre de massacre organisé par l’État et l’armée n’est jamais considéré comme de la violence.

De même, pour eux, la guerre sociale que les capitalistes nous mènent n’est pas de la violence. Mais alors, qu’est-ce que l’exploitation quotidienne avec son cortège de souffrances, de blessures et de maladies et ses 1000 morts au travail par an ?

Les bas salaires, la précarité et les licenciements sont autant de violences imposées à des millions de femmes et d’hommes. Et quand il arrive aux travailleurs de se révolter et de manifester, c’est encore par de la violence qu’ils sont reçus, comme cela a été le cas avec les gilets jaunes.

Alors, ne nous laissons pas intimider par cette campagne ! Les travailleurs révoltés contre l’ordre social actuel ont raison de le dénoncer et de s’inquiéter de son évolution de plus en plus raciste et réactionnaire. Car la solution ne viendra pas du panier de crabes politicien, mais des travailleurs eux-mêmes, de leur capacité à s’unir et à reconnaître dans leurs camarades de travail, quelles que soient leur origine, leur couleur de peau ou leurs croyances, des camarades d’exploitation et de combat.   

                                                                   Nathalie Arthaud 

jeudi 19 février 2026

Après la mort d’un identitaire : une campagne réactionnaire

Après la mort d’un identitaire : une campagne réactionnaire

Ministres et responsables politiques, du PS à l’extrême droite, ont déclenché une campagne contre LFI et la violence de ceux qu’ils appellent « l’ultragauche », à la suite de  la mort tragique à Lyon d’un militant identitaire, en marge d’une conférence de la députée européenne Rima Hassan.

Publié le 18/02/2026

 

Quentin Deranque, étudiant de 23 ans, était un militant catholique traditionaliste, royaliste proche de l’Action française et membre d’un groupe identitaire, venu assurer le service d’ordre des militantes d’extrême droite du groupe Némésis. Avec leurs méthodes provocatrices habituelles, celles-ci étaient venues perturber la conférence de la députée pro-palestinienne Rima Hassan organisée dans le campus de Sciences-Po Lyon. Plus tard, dans les rues voisines, Quentin Deranque a été mortellement blessé au cours d’une rixe opposant ces identitaires à un groupe, à ce stade non identifié, venu pour en découdre.

Le drame a été exploité sans délai par un large panel de politiciens, allant de l’extrême droite au PS, accusant LFI d’encourager la violence en politique : « les milices de Mélenchon tuent » (Marion Maréchal-le Pen) ; « C’est l’ultra-gauche qui a tué, pas la police » (Darmanin, ministre de la Justice) ; « LFI porte une responsabilité morale (…) en encourageant la violence » (Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement) ; « LFI brutalise le débat politique » (Raphaël Gluksmann). L’assistant parlementaire de Raphaël Arnault – le fondateur du groupe antifa La jeune garde, élu député LFI en 2024 et qui a dénoncé le meurtre - accusé sans aucune preuve d’être impliqué, a été interdit d’accès à l’Assemblée nationale par sa présidente. Le ministre de l’Enseignement supérieur envisage d’interdire les conférences de Rima Hassan dans les universités sous prétexte qu’elles représenteraient « un trouble à l’ordre public ». 

Si l’on ne peut que déplorer la mort de ce jeune homme sous les coups et condamner la méthode de ceux qui l’ont frappé, quels qu’ils soient, cette campagne est aussi écœurante qu’hypocrite. Elle évacue le fait que ce sont d’abord les nervis d’extrême droite qui agressent, frappent et parfois tuent. Le groupe féministe identitaire Néménis, dont la porte-parole est chroniqueuse sur Cnews, multiplie les provocations dans différentes villes en ciblant LFI. A Lyon, le média Rue89 a recensé plus de cent actes violents perpétrés par l’extrême droite depuis 2010 : une librairie anarchiste et un local du PCF ont été plusieurs fois saccagés ; des personnes dont la tête ne revient pas à ces nervis, couples mixtes, Arabes ou Noirs, homosexuels supposés, ont été plusieurs fois tabassées dans la rue ou à la sortie de soirées ; des militants connus ont été agressés ; en novembre 2023, le groupe Guignol Squad a attaqué une conférence sur la Palestine avec des barres de fer, blessant gravement trois personnes. Les deux tiers de ces agressions sont restées sans aucune suite judiciaire.

En instrumentalisant la mort de ce jeune identitaire, ceux qui accusent Mélenchon et la prétendue « ultra-gauche », cherchent à isoler LFI et à faire de ce parti un pestiféré, puisqu’il est un concurrent sur le terrain électoral et au sein du parlement. Par la même occasion, ils dédouanent l’extrême droite, au moment où les partis de droite s’en distinguent de moins en moins et pourraient bientôt gouverner avec elle. Les uns et les autres, PS compris, lui ouvrent ainsi un boulevard.

Mais au-delà des rivalités entre partis qui se disputent le pouvoir, cette campagne menace tous ceux qui refusent de se taire quand Netanyahou, soutenu par les dirigeants français et occidentaux, massacre les Palestiniens ou qui dénoncent le sort indigne réservé par l’État aux migrants. En dénonçant la « violence » d’une « ultra gauche » mal définie, il s’agit de faire oublier la violence exercée dans de vastes proportions par ceux qui gouvernement. En fait, cette campagne vise à intimider tous ceux qui refusent de marcher au pas dans cette période où ceux qui dirigent préparent ouvertement la guerre.

                                                           Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3003)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-jeudi 19 février : de 17 h.30 à 19 h.15 : entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;

-vendredi 20 février, de 16 heures à 16 heures 45 au marché du Val ;

-de 17 h. à 18 h.30 devant Auchan, Val-Sud ;

-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée de la mairie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

 

Contre l’extrême droite, un combat politique

 Contre l’extrême droite, un combat politique

Les événements de Lyon ont mis en lumière les actions de groupes d’extrême droite qui n’hésitent pas à venir perturber des réunions publiques et à agresser physiquement des adversaires politiques réels ou supposés.

Publié le 18/02/2026

Ces groupes, allant des identitaires aux nostalgiques du fascisme, sont nourris par la diffusion permanente dans les médias d’idées réactionnaires, xénophobes, nationalistes et sécuritaires. Même si le Rassemblement national, dans le cadre de sa dédiabolisation, se démarque ostensiblement de ces groupes peu présentables, ses succès électoraux grandissants et l’alignement de la plupart de ses concurrents sur sa démagogie, les encouragent et favorisent leur recrutement. La campagne médiatique et politique déclenchée après la mort du jeune identitaire, qui fait désormais figure de martyr, pourrait renforcer, non seulement les idées de l’extrême droite, mais aussi les agissements de ces nervis violents.

Cette mouvance représente un danger pour les organisations ou les partis qui contestent peu ou prou l’ordre social, pour ceux qui militent sur le terrain de la défense des droits des migrants, pour la fraction immigrée de la classe ouvrière, pour les militants syndicaux et plus généralement pour les travailleurs qui entrent en lutte, font grève, manifestent ou organisent des piquets de grève. Il serait illusoire et naïf de s’en remettre à la police ou la justice pour s’en prémunir.

Il est donc bien sûr vital que les manifestations, réunions, conférences et autres actions publiques se protègent contre ces menaces physiques par des services d’ordre capables de se faire respecter. Mais combattre l’extrême droite, faire reculer les idées xénophobes et empêcher de nuire les groupes identitaires prêts à attaquer, représente un tout autre enjeu. C’est une lutte qui ne se gagnera pas en répondant sur le même terrain, par des batailles rangées entre gros bras, qui ne sont pas les méthodes du mouvement ouvrier. Elle ne peut remporter des succès qu’au travers de la lutte de classe et du combat social. L’extrême droite a été nourrie par les trahisons des partis de gauche qui prétendaient représenter les classes populaires et qui leur ont fait supporter toutes les conséquences de la crise du capitalisme quand ils sont passés au pouvoir. C’est ce qui a entraîné leur discrédit, leur perte d’influence et cela se traduit aujourd’hui, au sein de la classe ouvrière, par l’absence de perspectives, le fatalisme, la résignation et l’absence de luttes collectives.

La lutte contre la progression de l’extrême droite ne peut être séparée du combat pour que les travailleurs retrouvent la confiance dans leur force collective et la conscience d’avoir des intérêts communs par-delà leur diversité, et finalement des perspectives pour changer cette société. C’est une tâche fondamentale pour ceux qui se réclament du communisme et de la révolution.

                                                                X. L. (Lutte ouvrière n°3003)

mardi 17 février 2026

La mort d’un membre d’un groupe identitaire à Lyon

 

Indignation sélective

  

Banderole d'extrême droite à proximité de la conférence de Rima Hassan le jour de la rixe 

Après la mort tragique d’un militant d’extrême droite au cours d’une rixe à Lyon, à proximité d’une conférence de la députée LFI propalestinienne Rima Hassan, une grande partie de la classe politique, du PS au RN en passant par les macronistes, dénonce la « violence politique » et veut en rendre responsable le parti LFI.

         Les accusations des Macron et autres sont aussi écœurantes qu’hypocrites. Ils voudraient faire oublier la violence des groupes identitaires, en particulier à Lyon, qui attaquent des réunions propalestiniennes, frappent des personnes immigrées ou des opposants politiques. Et ils veulent aussi faire oublier la violence qu’ils soutiennent à un tout autre niveau, en condamnant à mort des migrants en Méditerranée et dans la Manche, en soutenant Netanyahou et en appelant la population française à se préparer à la guerre.

         Ces gens-là veulent que LFI, qui est leur concurrent électoral, soit considérée comme pestiférée. Ils veulent aussi dédouaner l’extrême droite, avec qui ils pourraient s’allier. Mais au-delà, ils veulent aussi menacer tous ceux qui contestent leur ordre social, comme si la violence ne venait pas de la société qu’ils défendent.