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samedi 31 octobre 2026

L’extrême droite à l’œuvre, danger extrême

 L’extrême droite à l’œuvre

Le 24 octobre, dans plus d’une quinzaine de villes, des militants d’extrême droite identitaire ont défilé en cortège, patrouillé dans les rues sous prétexte de « défendre les commerçants » et attaqué des manifestants en bénéficiant souvent de la bienveillance de la police.

Publié le 28/10/2026

À Lyon, le 19 octobre, alors que le centre-ville était placé sous couvre-feu, des militants d’extrême droite se sont invités au rassemblement organisé par le préfet en soutien aux commerçants vandalisés le 17 octobre. Ils ont ensuite défilé dans les rues du centre en faisant des saluts nazis. Dans la même ville, le 24 octobre, d’autres ou les mêmes ont défilé dans la zone interdite par la préfecture sans que la police intervienne alors qu’elle gazait allègrement les manifestants pourtant à l’extérieur de cette zone. Des jeunes et des travailleurs mobilisés ce jour-là ont bien noté cette différence d’attitude du bras armé de l’État.

À Rouen, Lille, Montpellier, Dijon et ailleurs, des militants identitaires, munis de cagoules et porteurs d’un brassard blanc, ont frappé des manifestants ou lancé des projectiles contre eux, devant les forces de l’ordre voire en se repliant ensuite derrière elles. À Nancy, le maire a dénoncé les « dizaines de militants de l’ultradroite [qui] ont sévi hier ». Dans plusieurs villes, les maires de gauche ont protesté contre la passivité, ou plutôt la complicité, de la police vis-à-vis de ces groupes organisés d’extrême droite. Ils en appellent au « respect des valeurs de la République ». Si on peut comprendre leur indignation, il n’y a pas à s’étonner de la complicité de toute une fraction de la police vis-à-vis de ces néonazis. Comme l’épisode de Carcassonne l’a illustré, de nombreux policiers partagent les mêmes idées xénophobes et la même hostilité envers ceux qui contestent l’ordre établi.

Ces militants fascisants, renforcés par la montée électorale du RN, sont justement enhardis par le soutien de plus en plus ouvert qu’ils trouvent au sein de la police. Ils ont profité de l’ambiance répressive et autoritaire entretenue par le gouvernement tout au long de cette semaine pour avancer leurs pions, s’entraîner et banaliser de telles actions. Pour s’en prémunir, les manifestants ne pourront certainement pas compter sur les lois et les institutions de la république mais sur la mise en place de leur propre service d’ordre et sur l’extension de la mobilisation à l’ensemble des travailleurs.

                                             Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3039)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 31 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 1er novembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

Samedi 07 novembre

Cercle Léon Trotsky

« Les révolutionnaires et la démocratie bourgeoise »

À 15h00 Théâtre de la Mutualité 24, rue Saint-Victor, Paris 5e

Métro Maubert-Mutualité, Paris

(Participation aux frais 3 euros)

 

Un entretien sur un sujet important pour tous ceux qui militent pour la construction d’un parti révolutionnaire

14 novembre, 15 heures : Entretien à la librairie Le Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage « Le parti bolchévique ». Entretien animé par Dominique Mariette

 

La vente des entrées pour le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les enfants de moins de 14 ans.

vendredi 30 octobre 2026

Attentat raciste de Trappes : ceux qui poussent au crime

 Attentat raciste de Trappes : ceux qui poussent au crime

Après la mort à Trappes dans les Yvelines, le 23 octobre, de Pengo Bossio Wangi, tombé sous les tirs d’un homme de 39 ans, qui a également blessé gravement une enfant de 12 ans et trois autres personnes, de nombreux rassemblements se sont tenus le 26 octobre pour exprimer l’effroi et la colère face à ce crime raciste.

Publié le 28/10/2026

 

Macron a osé prétendre que cet attentat raciste était un « tournant dans la vie de notre nation ». Quel tournant ? Il a oublié les meurtres perpétrés en 2025, celui d’Aboubacar Cissé poignardé dans une mosquée ou celui d’Hichem Miraoui tué par son voisin. Cette même année, 9 700 crimes et délits à « caractère raciste » ont été enregistrés par la police et la gendarmerie ! La réalité est que des jeunes et des moins jeunes, parce qu’ils sont noirs ou arabes, sont régulièrement confrontés au racisme.

Des crimes comme celui de Trappes ne surviennent pas par hasard. Que son auteur soit déséquilibré ou non, ce sont bien en effet les idées racistes qui ont motivé son passage à l’acte. Ils se produisent dans un climat alimenté en permanence par des propos racistes et xénophobes. Par leurs discours de haine et par leur politique antimigrants, les Le Pen, Retailleau, Darmanin et autres, les ministres actuels et leurs prédécesseurs, favorisent le passage à l’acte d’individus tels que le meurtrier de Pengo Bossio Wangi.

Le RN emploie le terme de « racaille » pour désigner les jeunes des quartiers populaires issus de l’immigration. En 2022, Bardella avait comparé la commune de Trappes à « une petite république islamique en miniature, capitale européenne du jihad », Le Pen de son côté l’avait qualifiée de « territoire perdu de la République sous le poids d’une immigration massive et ininterrompue ». Mais il n’y a pas que l’extrême droite qui tient de tels propos ; un Bayrou, alors Premier ministre, n’avait-il pas parlé de « submersion migratoire » ? Toutes ces déclarations répétées contre les migrants et les musulmans attisent la haine raciste.

C’est une arme que tous ces politiciens utilisent à dessein, non seulement pour leurs calculs électoraux de bas niveau, mais pour tenter de détourner la colère des classes populaires en cette période d’aggravation de la crise économique, et de diviser les travailleurs qui, qu’ils soient français ou immigrés, font tout fonctionner dans la société et sont confrontés aux mêmes exploiteurs. Le racisme est une arme entretenue par les capitalistes pour maintenir leur domination. S’en remettre à l’appareil d’État, à sa police et à sa justice, eux-mêmes gangrénés par ces préjugés, pour combattre les actes racistes et en attendre une protection est une dangereuse illusion. C’est dans le combat collectif contre le grand patronat responsable de la crise, du chômage et des bas salaires, que reculeront toutes les idées de division, le nationalisme, la xénophobie et le racisme.

                                                      Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3039)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 30 octobre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 31 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 1er novembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

Samedi 07 novembre

Cercle Léon Trotsky

« Les révolutionnaires et la démocratie bourgeoise »

À 15h00 Théâtre de la Mutualité 24, rue Saint-Victor, Paris 5e

Métro Maubert-Mutualité, Paris

(Participation aux frais 3 euros)

 

Un entretien sur un sujet important pour tous ceux qui militent pour la construction d’un parti révolutionnaire

14 novembre, 15 heures : Entretien à la librairie Le Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage « Le parti bolchévique ». Entretien animé par Dominique Mariette

 

La vente des entrées pour le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les enfants de moins de 14 ans.

dimanche 25 octobre 2026

Trappes : un crime raciste abject

 

On sait d’où viennent les encouragements de cet acte odieux

 


 

Beaucoup de responsables politiques, jusqu'à Macron, ont exprimé leur indignation et qualifié l'attaque mortelle perpétrée à Trappes d'acte terroriste raciste.

         Mais qui favorise la contagion de la peste raciste depuis des années ? Le RN bien sûr, mais aussi des ministres, actuels ou anciens, Darmanin, Retailleau, et autres, relayés par des médias complaisants, qui, à des fins électorales, veulent concurrencer le RN en la matière.

         Leurs déclarations répétées contre les migrants et les musulmans alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers.

dimanche 4 octobre 2026

Affaire Orélien : une polémique loin de la littérature

 Affaire Orélien : une polémique loin de la littérature

Thélyson Orélien, auteur québécois d’origine haïtienne, est accusé d’avoir utilisé l’IA pour rédiger son roman C’était ça ou mourir. La polémique et les doutes ont abouti à son retrait de la liste des livres sélectionnés pour le prix Goncourt.

Publié le 30/09/2026

C’était ça ou mourir raconte le périple d’un enseignant qui fuit Haïti et les gangs qui contrôlent sa capitale, Port-au-Prince. Comme des dizaines de milliers de migrants sans papiers et sans argent, il traverse clandestinement la moitié de l’Amérique avant d’arriver au Québec. Que ce roman, à la fois dur, nuancé et touchant, ait été rédigé avec l’aide de l’IA ou non, il ne pourrait exister sans que nombre de femmes et d’hommes, bien réels, aient vécu les tribulations à travers les frontières racontées dans le livre et en aient témoigné. Le roman a le mérite de rendre, avec subtilité, leur humanité à ces parias.

Le recours à l’IA atteint désormais la littérature, la musique et d’autres arts, après de nombreux domaines. Qu’on déplore cette évolution ou qu’on se contente de la constater, tout indique que ceux qui ont fait campagne contre Thélyson Orélien étaient motivés, bien plus que par la défense de la littérature, par la volonté de discréditer un roman écrit par un Haïtien relatant le parcours de migrants. Ainsi le site « Balance ton Claude », du nom de l’assistant IA d’Anthropic, a été créé par le journaliste du Figaro Samuel Fitoussi. L’information a été relayée par Valeurs actuelles et Cnews, deux médias d’extrême droite. Les mêmes n’ont jamais cherché à savoir quelle plume, humaine ou numérique, avait rédigé, par exemple, les livres d’un Jordan Bardella ou de divers auteurs à succès.

Quant à évoquer des gens talentueux, bien avant l’invention de l’IA des écrivains reconnus n’ont pas rédigé eux-mêmes des parts entières de leurs œuvres. Alexandre Dumas est connu pour avoir fait rédiger plusieurs de ses romans par des « nègres ». L’Américain James Michener, auteur prolifique, disposait d’une petite armée de sous-traitants pour rédiger ses textes.

Dans cette société où tout se vend et s’achète, ce qui préside à la publication et la promotion d’un ouvrage et explique que certains écrivains soient mis dans la lumière quand d’autres restent des inconnus, n’est pas leur talent personnel, ou pas toujours. Ce qui compte est d’abord la puissance des maisons d’édition. Ce n’est pas un hasard si le prix Goncourt, l’un des plus prestigieux et celui qui permet de multiplier les ventes d’un livre par dix ou quinze, est monopolisé par une poignée de grands éditeurs. Leur motivation est évidemment le profit qu’ils escomptent en commercialisant des livres pouvant se vendre en masse parce qu’ils collent à l’air du temps. Une telle création littéraire, dans le monde capitaliste, n’a souvent pas besoin du secours de l’IA pour être tout à fait artificielle.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3035)

mardi 22 septembre 2026

Affaire Aramburu : un assassin qui ne vient pas de rien

 

L’État et un des leurs

 

Federico Aramburu, la victime de Le Priol

Le meurtre de Federico Aramburu en 2022 à Paris, est jugé en cours d'assise. Suite à une bagarre dans un bar, Loïc Le Priol, l'assassin, a vidé son chargeur de six balles sur ce rugbyman sans arme, essentiellement par derrière, après déjà quatre tirs de son complice. 

         Le Priol est un militant de l'ultra-droite. Il avait été militaire des forces spéciales et participé à des éliminations de « djihadistes » au Mali. Il avait agressé et étranglé une prostituée à Djibouti, et avait été tiré d'affaire par une somme déboursée par l'armée. 

         Ce tueur, avec son sentiment d'impunité, a été formé à des basses œuvres par l'appareil d'État français qui l'a utilisé et couvert.