Affichage des articles dont le libellé est droits des travailleurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droits des travailleurs. Afficher tous les articles

mardi 17 mars 2026

Licenciements antisyndicaux : Rocher condamné

 

Un rocher qu’il faudra abattre autrement que par la loi

 

 

La maison mère d’Yves Rocher a été condamnée à verser 48 000 euros à six salariés de sa filiale turque, qui en 2018-2019 avait licencié des dizaines de travailleurs pour leur adhésion au syndicat Petrol-Is. Si cette condamnation n’est que justice, elle ne redonne pas du travail aux ouvriers alors mis à la porte et à qui le patron avait versé une somme symbolique pour les décourager de porter plainte.

         Depuis 2017, une loi est censée imposer un « devoir de vigilance » aux entreprises françaises vis-à-vis de leurs activités à l’étranger, mais Rocher est presque la seule à être condamnée, illustrant à quel point il est facile pour Total et autres exploiteurs de passer entre les gouttes.

         Sans intervention directe des travailleurs, cette loi, comme tant d’autres, restera… cosmétique.

dimanche 22 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, des travailleurs parce qu’étrangers privés d’un droit de vote légitime pour tous.

 

 

 

Argenteuil est une ville ouvrière. Elle fut et elle demeure une commune d’immigration. Travailleurs français, étrangers, carte d’identité ou pas, papiers ou sans papier, ces travailleurs paient des impôts. À toutes les élections, tous les travailleurs devraient pouvoir voter.

         Lors d’une activité de porte-à-porte : « beaucoup de travailleurs immigrés privés du droit de vote, mais solidaires de notre démarche, réagissent par l’affirmative quand nous affirmons qu’ils devraient pouvoir s’exprimer lors des élections, même si l’essentiel se passe dans les urnes ».

 

Rappel :

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                                     Lucien Détroit (journal Lutte ouvrière)

jeudi 15 mai 2025

Le patronat fait de la politique : Droit des travailleurs à la parole !

 

La dictature de la bourgeoisie, dans l’entreprise comme ailleurs

 


Selon un récent sondage, 78 % des personnes interrogées estiment que les entreprises font de la politique. Et il est sûr que les patrons influencent des gouvernants, programmés pour les servir.

         Par contre, les mêmes patrons interdisent aux travailleurs de faire de la politique au sein de l’entreprise, surtout quand ceux-ci contestent leur pouvoir. Là, c’est la dictature d’un seul parti, celui du profit !