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mercredi 24 décembre 2025

RATP (métro) : pour les agents et les usagers, pas super

 

 

Peu de chance de prendre une rame aussi vide

Le journal Le Parisien a recensé ligne par ligne les causes de retard ou pannes de métro, mettant en avant les bagages oubliés, ou certains comportements de voyageurs. La lecture d'extraits des bulletins publiés par nos camarades donne un autre éclairage

 

Black-out

Sur la ligne 12, une panne de courant a complètement bloqué la ligne pendant un quart d’heure la semaine dernière. Castex est parti sans payer la facture d’électricité ?

 

Le Père Noël serait-il une ordure

Sur la ligne 12, les pannes s’enchaînent à tous les étages : logiciels, écrans, eau chaude, distributeur de repas ou encore machine à café. Pour tout cela, la direction nous précise que « les dépêches sont en cours ». Qu’elle se dépêche plutôt de prendre des bonnes résolutions et de mettre les moyens, parce que nous, le père Noël, ça fait bien longtemps qu’on n’y croit plus.

 

Et la prochaine fois, déguisés en Père Noël ?

Sur le réseau débute le ballet des trains supplémentaires et autres facultatifs pour faciliter les courses de Noël. Ils sont bien gentils avec leurs trains sups, mais nous aussi on a des courses à faire.

 

Ça n’a pas super marché

Ainsi, dimanche matin sur la ligne 5, nous étions six mobilisés pour ces fameux trains sups… à l’heure où les magasins sont fermés et les gens bien au chaud chez eux. Balader des courants d’air, on a mieux à faire, la grasse mat’ par exemple.

 

samedi 20 décembre 2025

Argenteuil, une gare routière complètement obsolète

 

Un futur emplâtre sur une jambe de bois ?

 

Certes, pas de problème, en été, aux heures creuses...
 

La question de la gestion de l’exploitation de la gare routière d’Argenteuil, du parc de stationnement et de la consigne à vélo était à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi dernier. Cette gestion devrait être reprise par IDF Mobilités de la Région Ile de France, mais seulement à compter du 1er janvier 2028. On se demande bien pourquoi ce délai, car il oblige la mise en place jusqu’à cette date d’une délégation de service public transitoire.

         La municipalité affiche pourtant sa satisfaction et son optimisme : « La consultation, lancée en décembre 2025, permettra de désigner un prestataire début février 2026, pour une notification du contrat mi-mars 2026. » Pour deux ans, ils comptent trouver un candidat ? Ils y croient vraiment ?

         D’autant plus que concernant cette gare, la situation n’est pas brillante. Les investissements sont à l’arrêt depuis des années avec pourtant une étanchéité problématique. Mais pour l’adjoint chargé de l’affaire, très sûr de lui, pas de souci en vue : « Pour la dalle, des études ont été menées : il n’y a pas de problème structurel, c’est une bonne nouvelle, mais il y a des travaux à faire. Des désordres ont été constatés dès la création de cette gare routière en 2000… ». Encore heureux que la dalle de la gare ne risque pas de s’effondrer.

         Mais la question essentielle n’est même pas là.

         Au vue de l’augmentation du trafic de ces dernières décennies, la gare routière est devenue complètement obsolète, et pose bien des problèmes pour la rotation des autobus, qui pèsent en premier lieu aux conducteurs de la RATP et de Kéolis.

         Cette question essentielle pour le monde du travail relève de l’organisation globale des transports intra-urbains à Argenteuil. Une question qui avait l’opportunité d’être véritablement posée, mais qui ne l’a pas été, avec les transformations de la zone industrielle de la gare et le futur projet Guienne-Héloïse vanté par la municipalité. DM

vendredi 14 novembre 2025

Transports en Île-de-France : l’habit ne fait pas rouler les bus

 Transports en Île-de-France : l’habit ne fait pas rouler les bus

Alors que les travailleurs des bus de la RATP doivent faire face à une attaque importante contre leurs conditions de travail, le souci de la présidente de la région Île-de-France, Pécresse, est de… changer la couleur et le sigle de leur uniforme.

Publié le 12/11/2025

D’ici un an, le réseau de bus de la RATP en Île-de-France sera en effet découpé et transféré dans des filiales privées et, depuis le 1er novembre, c’est déjà le cas pour cinq d’entre eux. Quatre sont passés à Cap RATP, filiale de la RATP et un à Keolis, filiale de la SNCF. À cette occasion, Pécresse, a déclaré dans Le Parisien qu’elle va faire équiper d’un nouvel uniforme tous les salariés des bus d’Île-de-France afin de « créer une continuité de service et un réseau unifié pour les voyageurs »… ce même réseau qu’elle vient pourtant d’exploser en douze morceaux.

Quant à la « continuité de service », ce sont vraiment des mots. Ni la Région ni l’État n’y ont jamais mis les moyens financiers suffisants : il n’y a pas assez de bus, les conducteurs manquent et les économies sur la maintenance aboutissent régulièrement à des retards, à des bus supprimés, etc.

Les responsables vantent depuis des mois un « sac à dos social » censé apporter une protection commune aux salariés transférés. Mais au-delà de ces discours les attaques ont déjà commencé. Dans les dépôts passés à Cap RATP, le nombre de jours de carence en arrêt maladie passe de un à trois. La prime de dimanche est passée de 51 à 28 euros brut. Les congés bonifiés pour les originaires des DOM-TOM et le financement partiel des billets d’avion sont voués à être supprimés au bout des quinze premiers mois. La Région et la RATP prétendent que les salaires seront maintenus avec un dispositif compliqué d’indemnité différentielle qui va en fait les faire stagner longtemps. En outre 76 salariés ayant refusé de signer leur transfert ont été licenciés, sans les indemnités liées à l’ancienneté, la RATP considérant que leur nouveau contrat ne présentait pas de « modification substantielle » !

Derrière cet uniforme commun, le gouvernement, la Région et le patronat s’en prennent séparément aux conditions de travail en espérant diviser la réaction des travailleurs. Au contraire, l’intérêt des travailleurs des transports en commun comme des usagers serait de disposer d’un réseau de bus organisé au service de tous avec des effectifs et du matériel en nombre suffisants. Et tant pis pour les capitalistes qui voudraient qu’il soit une source de profits.

                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2989)

jeudi 13 novembre 2025

RATP : licenciée pour une vidéo

Quand la colère éclatera, ils l’auront bien cherché

 

 

Chloé, une mère de famille vivant seule avec un enfant de 13 ans, a été révoquée de son emploi d’agent mobile dans une station de métro parisienne. Son crime ? Avoir été surprise par un inspecteur anonyme en train de regarder une vidéo Tik Tok derrière le guichet, à 23 heures, entre deux usagers à renseigner.

         Depuis des mois les licenciements abusifs pour « comportements et propos inappropriés » se multiplient à la RATP. Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la direction de la RATP cherche ainsi à instaurer un climat de peur et de soumission parmi les salariés.

         Ces licenciements sont révoltants.