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jeudi 27 mars 2025

Bus franciliens : la concurrence contre les travailleurs

S’opposer ensemble à ces patrons qui ont la même politique

 

 

L’autorité des transports d’Île-de-France, Idfm, vient d’annoncer la cession de la gestion de 37 lignes de bus à Trandev, ex-filiale de la RATP, et à ATM, société milanaise. Les plus de 2 600 salariés concernés sont inquiets sur l’organisation de leur temps de travail, qui pourra être modifiée. Quant aux soi-disant garanties prévues par les accords, sur les salaires ou les retraites de certains embauchés, elles ne vaudront pas plus que celles que la RATP disait pourvoir. La RATP a elle-même dégradé depuis des années les conditions de travail.

         D’ici 2039, l’ensemble des transports d’Île-de-France, métro compris, est promis à l’ouverture à la concurrence. Dès maintenant, les travailleurs des transports ont face à eux des patrons qui ont une même politique, qu’ils soient de la RATP, de Transdev, de Keolis ou d’ATM.

 

vendredi 20 décembre 2024

RATP ligne 12 (Paris) : coup de colère sur la 12 !

Ils n’avaient pas prévu cela à leur menu

 

Wikipedia commons

Après des Jeux Olympiques, pendant lesquels les transports parisiens ont fonctionné pour une fois correctement, le retour à l’anormal a été brutal à la RATP. Les voyageurs ont retrouvé les rames bondées, et les salariés, le sous-effectif et les conditions de travail dégradées.

         La grogne était bien présente parmi les conducteurs de métro de la ligne 12, mais il lui manquait une occasion de s’exprimer. La direction de la ligne s’est chargée de la fournir. En organisant une soirée pour les agents de la ligne, la direction pensait réussir à les mettre dans sa poche. Mais une cadre a expliqué à un conducteur que lui « n’était pas invité ». Cela a beaucoup choqué dans son terminus et soulevé bien des questions : y avait-il quelque part une liste d’invités et de non- invités ? Quels étaient les critères pour être sur une liste ou sur une autre ?

         L’idée d’une journée de grève pour réclamer le respect de la direction a émergé tout naturellement, et les autres griefs sont ressortis : le manque de temps, l’entretien déplorable du matériel, chacun y allait de sa raison de protester.

         Vendredi 13 décembre, une vingtaine de conducteurs étaient en grève, environ un tiers du terminus de Mairie-d’Aubervilliers, proportion très inhabituelle en l’absence de tout appel syndical. 

 

dimanche 24 novembre 2024

Bus de la RATP : attaques contre les travailleurs

 Bus de la RATP : attaques contre les travailleurs

Publié le 20/11/2024

Le réseau de la RATP sera progressivement mis en appel d’offres en treize lots. Ainsi le 12 novembre la région Île-de-France, présidée par Pécresse, a annoncé l’attribution des quatre premiers dépôts de bus de la RATP.

Les travailleurs des dépôts de Pleyel, Asnières, et Bords de Marne seront donc transférés d’ici un an dans une filiale de la RATP, et les 350 travailleurs de Bussy-Saint-Martin, en Seine-et-Marne, à Keolis.

La direction dit que les salaires seront maintenus dans le transfert. Mais il n’y aura plus d’augmentation par le passage des échelles et des échelons. Il est même prévu que la rémunération en filiale soit inférieure ; elle serait prétendument compensée par le versement d’une indemnité différentielle calculée par le repreneur, versée à 75 % durant onze mois, puis recalculée le douzième mois. Qui peut croire que cette indemnité entrera dans le calcul de la retraite ? Ou que le repreneur calculera véritablement le manque à gagner ?

Concernant les conditions de travail des travailleurs des bus, la RATP a déjà supprimé six jours de repos et allongé la durée quotidienne de travail de 50 minutes par jour, sans coupure repas, avec des horaires en deux fois sur une amplitude qui atteint 13 heures. Aggraver les conditions de travail pour rentabiliser sera l’objectif des patrons et de leurs filiales, celles de la RATP ou les autres. Les travailleurs des dépôts, conducteurs, mainteneurs, contrôleurs, employés de bureau, s’inquiètent de ces transferts, malgré la propagande de la direction qui dit que tout se passera bien grâce à un « sac à dos social » qui offrirait une garantie de la rémunération et du calcul des retraites, ainsi que le maintien de l’emploi. Mais tout refus de transfert se soldera par un licenciement, assimilé à une démission !

Dans les médias certains, à droite, prétendent que la RATP se sert de l’argent de la région pour investir dans des filiales déficitaires comme à Londres ou Dubaï. D’autres, à gauche, attaquent Pécresse et se prétendent de meilleurs gestionnaires. Mais quand la gauche dirige, comme c’est le cas pour l’agglomération de Lyon, c’est elle qui découpe le réseau TCL en lots, mis en appels d’offres.

Cette prétendue « ouverture à la concurrence » vise à rabaisser les salaires et les conditions de travail et se mènerait même si le réseau n’était pas filialisé. Les 19 000 travailleurs des bus ont les moyens de défendre leurs intérêts s’ils se mobilisent pour leurs revendications, et ils le feront avec plus de force dans le cadre d’un mouvement plus large des travailleurs, attaqués que ce soit dans la fonction publique, à la SNCF, dans les usines ou dans la grande distribution.

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3938)

lundi 26 août 2024

Ratp : Roule chauffeur, ce ne sont que des travailleurs !

 

Pour ne plus voir la maladie, oublier le thermomètre

 

 

Des conducteurs de bus de la RATP ont dénoncé dans la presse les pressions pour rouler avec du matériel défectueux. Une mallette électronique permet d’annuler des voyants d’alerte avant un contrôle technique, et tous les jours, des bus partent ainsi avec des voyants orange, des pneus dégonflés et différentes avaries techniques. Les réparations nécessaires et les révisions régulières sont sans cesse repoussées, faute de bus et de mécaniciens.

La RATP se vante d’avoir été « au rendez-vous des JO », mais pour l’embauche de mécanos, c’est la pingrerie olympique.