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jeudi 2 juillet 2026

Chlordécone : nouvelles poursuites judiciaires

 

Pas question de s’incliner, le combat continue

 

 

Suite à la confirmation du scandale non-lieu pour empoisonnement des Antillais au chlordécone, plus de 500 parties civiles se pourvoient en cassation.

         Ce pesticide a été utilisé pour les plus grands profits des capitalistes de la banane et a contaminé plus de 80 % des adultes de Guadeloupe et de Martinique,

         Jusque-là, la justice a épargné la responsabilité des gros planteurs mais les travailleurs et la population, victimes de ce poison, continuent à se mobiliser pour faire payer les responsables.

mardi 21 avril 2026

Amiante : quand la justice disculpe. Ateliers SNCF de Saintes (Charente-Maritime)

La seule vraie condamnation sera l’expropriation des grands groupes responsables

 

 

La justice vient de relaxer l’ex-directeur de l’EIMM (technicentre) de Saintes, 25 ans après un dépôt de plainte contre X de Sud-Rail et de trois cheminots pour mise en danger de la vie d’autrui.

         Le plus scandaleux est que seul ce directeur – lui-même malade de l’amiante, ce qui a pesé dans sa relaxe – ait été mis en examen : cela permettait de ne juger qu’une « négligence », le retard de 14 mois dont il s’est rendu responsable, et pas les profiteurs de l’amiante.

         L’amiante est dénoncé comme mortel depuis 1906 mais n’a été interdit qu’en 1997, et a enrichi entre-temps les industriels qui l’ont utilisé dans la construction, comme Saint-Gobain, ou dans les trains, comme Alstom, avec la complicité de la direction de la SNCF. Aucun des responsables de ces derniers n’était dans le box.

         Une autre plainte, déposée par la famille d’un travailleur de l’EIMM de Saintes mort de l’amiante en 2008, avait débouché sur un non-lieu. C’est une démonstration de la nécessité que les travailleurs exproprient les grands groupes capitalistes et contrôlent eux-mêmes les entreprises même publiques.

 

dimanche 15 février 2026

Amiante : la justice se hâte lentement

 Amiante : la justice se hâte lentement

L’ancien directeur du technicentre de maintenance SNCF de Saintes, en Charente-Maritime, passe en procès depuis le 10 février pour avoir exposé des salariés à l’amiante.

Publié le 11/02/2026

Depuis que la médecine a clairement établi la nocivité de l’amiante en 1906, il a fallu neuf décennies aux autorités françaises pour interdire l’usage de cette fibre, en 1996. Avec la complicité de l’État et la complaisance de certains scientifiques ainsi que de certains syndicalistes, les industriels de l’amiante avaient retardé au maximum cette interdiction pour réaliser des profits le plus longtemps possible. Peu leur importait que les risques de maladie de l’appareil respiratoire soient pris par des ouvriers qui ignoraient le plus souvent le péril mortel qui les guettait.

Dès les années 1990, environ 3 000 travailleurs en activité ou en retraite mouraient chaque année en France des suites d’une exposition professionnelle à l’amiante, parfois des dizaines d’années auparavant. Aujourd’hui encore, trente ans après l’interdiction de l’amiante, ces décès restent très nombreux.

C’est en 2001 que des travailleurs du technicentre SNCF de Saintes ont porté plainte contre leur employeur qui n’avait pas respecté la nouvelle législation et avait continué à leur cacher les risques qu’il leur faisait prendre. Sous l’aiguillon du patronat, opposé par principe à toute remise en cause de son autorité sur les entreprises, même publiques, la machine de l’État a continué à faire assaut de lenteur : un seul cadre de la SNCF, âgé aujourd’hui de 79 ans, a été mis en examen. Le procès vient de s’ouvrir, vingt-huit ans après les faits commis entre 1998 et 2000 !

Quand les autorités judiciaires ou autres disent que les victimes sont leur priorité, elles devraient ajouter : sauf si ce sont des travailleurs dont le patron est mis en cause.

                                                      Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°3002)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans le cadre de notre campagne.

jeudi 29 janvier 2026

Morts du cancer : les défaillances de l’État

 Morts du cancer : les défaillances de l’État

Le Journal officiel du 28 décembre a publié les décrets d’application d’une loi votée en 2023, puis définitivement validée en juin 2025, en vue d’être enfin appliquée à partir de janvier 2026.

Publié le 28/01/2026

Cette loi, qui a eu tant de mal à voir le jour, crée un régistre national de la mortalité due au cancer dans le pays.

Il n’y avait jusqu’à présent pas de recensement systématique de l’ensemble des morts par cancer, malgré les réclamations faites depuis des années par les chercheurs et les médecins. En fait, ce recensement n’existait que de façon partielle dans 24 départements totalisant 14 millions d’habitants, soit un peu moins d’un quart de la population. Notamment, il ne concernait ni toutes les régions les plus peuplées ni toutes celles les plus soumises aux risques, par exemple du fait de la présence d’entreprises classées Seveso.

Les statistiques publiées n’étaient donc que des estimations. Car, selon les tenants du pouvoir, être exhaustif aurait coûté trop cher. Même aujourd’hui, nul ne peut dire si les moyens, enfin dégagés, permettront de faire face à cette mission. Un des scientifiques promoteurs du projet, Norbert Ifrah, estime les besoins à 60 millions d’euros par an, alors que l’État ne prévoit, pour le moment, que d’allouer 14 millions.

Cette négligence de l’État, non seulement retarde la recherche sur les meilleurs moyens de combattre le cancer, mais sert aussi à cacher la réalité. C’est ainsi que, dans ses statistiques annuelles, l’Assurance maladie ne recense, pour l’année 2024, que 52 morts victimes de maladies professionnelles du fait de l’amiante. C’est un grossier trucage qui vise à dédouaner les patrons qui ont ainsi fait mourir leurs salariés. Le seul recensement existant en France touchait les nouveaux cas de mésothéliome, le cancer uniquement dû à l’amiante. Onze mille nouveaux cas furent ainsi recensés en 2024, sans que les autres cancers du poumon dus à l’amiante soient pris en compte. Mais en 2024, un coup de force, tenté à l’initiative d’un organisme gouvernemental, prévoyait de mettre fin à tout recensement des cas de mésothéliome. Il a fallu que ce scandale soit dénoncé avec force, en particulier par les associations, pour que le gouvernement se décide à faire marche arrière en 2025. Pour mesurer l’ampleur du traficotage des chiffres par l’Assurance maladie, on peut citer la Grande- Bretagne, à titre de comparaison, qui recensait plus de 2 200 morts annuels dus au seul mésothéliome. Or on sait que la France est le pays le plus touché par ce cancer en Europe.

Voilà où en est la situation après des années de restrictions tous azimuts dans le domaine de la santé.

                                                          Paul Sorel (Lutte ouvrière n°3000)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 30 janvier : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 31 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Monoprix

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 1er février, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.