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lundi 27 avril 2026

Migrants : France et Grande Bretagne alliées pour réprimer

 

Pour réprimer, le budget n’est jamais un problème

 

 


Les États français et britannique viennent de renégocier leurs accords de répression migratoire avec un budget en augmentation de 40 %, soit près de 760 millions d'euros. Sur les côtes françaises, les effectifs policiers seraient doublés d'ici 2029 pour atteindre 1 400, équipés de matériel dernier cri. La Grande-Bretagne financera une partie de ce déploiement ainsi que la construction d'un centre de rétention et de renvoi de migrants dans leur pays d'origine, qui sera situé près de Dunkerque.

         Pour la répression des travailleurs qui essaient de trouver une vie meilleure, le budget n’a jamais l’air d’être un problème.

lundi 20 avril 2026

Migrants : toujours plus de morts

 

Les morts de la guerre aux pauvres

 

 

Au moins 900 personnes migrantes décédées en Méditerranée ont été recensées depuis janvier 2026 selon l’agence de l’Organisation internationale pour les migrations. Depuis 2014, 34 000 personnes ont disparu en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Union européenne, chiffre sous-estimé auquel il faut ajouter les drames en amont de la traversée.

         Mais ce sinistre record ne doit rien au hasard, il est le résultat d’une décennie de politique européenne de refoulements, de privation d’assistance et de moyens de sauvetage ou encore d’attaques contre les navires portant aide aux migrants.

         La politique de fermeture de l’Union européenne est une guerre aux pauvres qui ne dit pas son nom.

samedi 11 avril 2026

Titres de séjour : le renouvellement rendu impossible

 Titres de séjour  : le renouvellement rendu impossible

Le ministre de l’Intérieur , Laurent Nuñez, a déclaré samedi 4 avril avoir présenté au Premier ministre Lecornu un plan d’embauche de 500 vacataires dans les préfectures, afin de réduire les délais de traitement des demandes liées aux titres de séjours.

Publié le 08/04/2026

Le problème n’est vraiment pas nouveau. Les délais pour la demande ou le renouvellement d’un titre de séjour, dont les travailleurs étrangers dépendent pour pouvoir continuer à avoir un emploi, vivre et faire vivre leur famille, se sont allongés. Même en s’y prenant des mois à l’avance, il n’y a aucune garantie que l’administration réponde avant l’expiration du titre de séjour précédent. Les préfectures délivrent des « attestations de prolongation d’instruction », qui arrivent elles-mêmes à expiration et qu’il faut donc tenter de renouveler… Par ailleurs ces attestations de prolongation ne permettent pas de sortir du territoire, rendant impossible à ces travailleurs de rendre visite à leur famille ou à leurs amis dans leur pays d’origine, même en cas de problème grave.

Des centaines de milliers de travailleurs étrangers voient donc arriver la date d’expiration de leur titre de séjour d’un, quatre ou même dix ans avec l’angoisse de ne pas arriver à le faire renouveler à temps et de perdre leur emploi. C’est une menace qui pèse sur toute une fraction du monde du travail, et qui se concrétise avec de plus en plus de contrats suspendus voire de licenciements, sous ce prétexte.

Amnesty International avait souligné le problème dans un rapport en novembre, et la CGT a organisé depuis près d’un an des actions pour dénoncer cette situation. Les préfectures font la sourde oreille, et encore, quand il y a des oreilles, car le plus souvent il est de toute façon impossible de les joindre. Les possibilités de rendez-vous physiques ont été réduites au minimum, les lignes téléphoniques également, l’essentiel se passe sur des plateformes internet où le dossier déposé peut rester des mois « en cours d’instruction », voire simplement « déposé », sans qu’il soit possible d’en savoir plus.

Le plan d’embauche de 500 vacataires, dont il n’est même pas dit qu’il sera validé par le Premier ministre, ne suffira pas à inverser la tendance. D’autant que les pouvoirs publics sont en permanence à l’offensive contre l’ensemble du monde du travail, et que s’en prendre aux travailleurs étrangers est de plus en plus à leur agenda.

                                                       Malik Rieux (Lutte ouvrière n°3010

 


Méditerranée : naufrage et décompte macabre

 

Méditerranée : naufrage et décompte macabre

Dimanche 5 avril, une nouvelle embarcation a fait naufrage, au large des côtes libyennes. Sur 105 migrants à bord, seuls 32 ont pu être secourus par des navires marchands et débarqués sur l’île de Lampedusa.

Publié le 08/04/2026

Le rythme des morts en Méditerranée ne cesse de s’accélérer. Selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), plus de 500 migrants auraient perdu la vie en seulement 40 jours, du 1er janvier au 10 février 2026. Ces chiffres sont les plus importants depuis dix ans, et ils donnent la mesure du drame : depuis 2014, l’OIM a recensé 6 546 morts dans l’Atlantique – la route des îles Canaries – et 34 266 en Méditerranée. Et encore, l’organisation ne compte que les morts officiellement renseignés. Les estimations des associations d’aide aux migrants sont bien plus élevées.

La Méditerranée est devenue un tombeau pour les opprimés qui tentent d’échapper aux guerres et à la misère. Ils se heurtent aux frontières érigées autour de l’Union européenne à l’aide de barbelés, de murs, de surveillance, de gardes-frontières qui n’hésitent pas à repousser les embarcations, voire à les faire couler, tandis que les navires humanitaires sont criminalisés et empêchés de venir en aide aux migrants. Dans les pays de départ, notamment en Libye et en Tunisie, la répression se renforce contre les exilés venus d’Afrique subsaharienne, sous l’œil complice de l’UE, bien contente de cette sous-traitance.

Tandis que les pays riches laissent mourir devant leur porte ceux qui aspirent à une vie meilleure, ils sont en même temps capables de déployer des moyens humains et matériels considérables pour mener leurs guerres au Moyen-Orient. Révoltant.

                                               Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3010)

mercredi 1 avril 2026

Complicité de crime contre l’humanité : un assassin qui n'a pas agi seul contre les migrants

Exécuteurs et donneurs d’ordres

 

 

Fabrice Leggeri, ancien directeur général de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières, et actuellement député européen RN, est visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité. Il est accusé d’avoir facilité le refoulement des embarcations de réfugiés par les autorités grecques et le retour d’autres en Libye, où ils sont emprisonnés, torturés et réduits en esclavage.

         Nul ne sait s’il sera condamné un jour, mais il manque sur le banc des accusés les donneurs d’ordres, les États européens dont la France, qui ont fermé les frontières et ainsi condamné à mort au moins 82 000 personnes qui cherchaient à rejoindre l’Europe, dont 34 000 en Méditerranée.