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jeudi 6 août 2026

Maroc : les raisons du désespoir

 Maroc : les raisons du désespoir

Jeudi 30 juillet, des dizaines de milliers de jeunes ont tenté de rejoindre à la nage l’enclave espagnole de Ceuta en espérant entrer dans l’Union européenne.

Publié le 05/08/2026

La plupart de ces jeunes dépeignent le sentiment d’impasse qui les a motivés.

Des commentateurs ont voulu y voir l’effet des rumeurs et un effet d’entraînement contagieux sur les réseaux sociaux. Certains de ces jeunes ont même déclaré ensuite ne pas savoir pourquoi ils étaient partis. Une expression anglaise parlante, NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), désigne la jeunesse laissée pour compte au Maroc – 3 millions de jeunes entre 15 et 29 ans ! De plus, même parmi ceux qui ont une bonne formation, voire un travail, beaucoup ne s’en sortent pas. Ainsi, une jeune footballeuse tétouanaise de 20 ans, qui travaillait dans les cimetières pour aider sa famille, s’est noyée en nageant vers Ceuta. Certains restaurants ou bars de la région se sont vidés de leurs employés, partis, en tenue, dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Un maître-nageur venu avec ses amis de plus loin, des quartiers populaires de Casablanca, espérait gagner en Europe de quoi soigner ses parents. Encore caché dans l’enclave après le refoulement de la grande majorité, un commercial dit avoir abandonné sa place pas si mal payée pour le Maroc, 8 000 dirhams mensuels, soit 745 euros, car il n’arrive pas à avoir son propre appartement. D’autres dénoncent le manque de justice ou de libertés individuelles.

Cette jeunesse est en partie la même qui a manifesté l’automne dernier pour dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux ou l’éducation et qui a subi la répression. Elle ne peut se résigner à la situation qu’elle vit.

                                                Frédéric Gesrol (Lutte ouvrière n°3027)

vendredi 19 juin 2026

Migrants : l'Europe sous-traite la détention

 

Une politique digne de l’esclavagisme

 

Traduction : « Des conditions cauchemardesques »

Le Parlement européen vient d'approuver la possibilité pour les pays de l’UE de nouer des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l'Europe. Les personnes déboutées du droit d'asile, refusées par leur pays d'origine, y seraient envoyées, en procédure accélérée.

         C'est un pas de plus dans la répression des migrants.

samedi 13 juin 2026

Méditerranée : les dirigeants européens tuent

 

Dans le lourd silence de la mer

  


Le 7 juin, 53 migrants ont été sauvés en Méditerranée au large de Malte, mais 11 autres ont été retrouvés sans vie.

         Cela porte à plus de 1 000 le nombre de personnes qui depuis le début d’année ont péri en tentant de traverser la Méditerranée ; un chiffre bien loin de la réalité puisque de nombreuses embarcations disparaissent aussi sans laisser de traces.

         En maintenant l’Union Européenne fermée à tous ceux qui fuient la guerre ou la misère, les dirigeants européens mènent une véritable guerre sourde mais meurtrière aux pauvres de la planète.

samedi 30 mai 2026

Migrants : Centres de rétention : il faut les fermer !

 Centres de rétention : il faut les fermer !

Plusieurs associations dénoncent l’augmentation de la durée d’internement dans un centre de rétention administratif (CRA), alors que le Sénat a approuvé le 20 mai un texte sur la possibilité de l’augmenter encore.

Publié le 27/05/2026

En 2025, les personnes enfermées dans les vingt-deux centres de rétention situés en France hexagonale ont été plus nombreuses (16 467) qu’en 2024 (16 228), selon le bilan annuel publié par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant pour informer ces personnes sur leurs droits. Mais surtout, la durée moyenne d’enfermement s’est allongée : elle a été d’un peu plus de trente- trois jours, contre près de dix-sept jours en 2020.« Plus de quarante ans après l’ouverture des premiers centres de rétention administrative (1984), l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus préoccupantes pour les droits des personnes étrangères privées de liberté », estiment les associations.

Le texte discuté au Sénat, soutenu par le gouvernement, prévoit d’allonger de trois à sept mois (soit deux cent dix jours) la durée maximale en CRA pour les personnes condamnées par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. C’est évidemment une façon particulièrement insidieuse et révoltante de mettre un trait d’égalité entre les migrants, les sans-papiers et les délinquants, voire les personnes dangereuses. Cette mesure pour laquelle Bruno Retailleau s’est agité lorsqu’il était au gouvernement avait pourtant été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée.

Le seul crime de ces prisonniers est de vouloir survivre en fuyant la misère de leur pays, misère dont l’impérialisme français fait partie des responsables. Il faut la fermeture de tous les centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers !

                                                            Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3017)

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

mercredi 27 mai 2026

Travailleurs migrants : la surenchère des démagogues

 

Travailleurs de tous les pays unissons -nous !

 

« Moratoire sur l’immigration » pour Darmanin, « quotas d’immigration » pour Attal, « immigration choisie » pour Philipe, « Je suis contre l’immigration de travail » pour Ruffin : pour faire parler d’eux et attirer l’électorat du RN, les candidats à l’élection présidentielle font du Le Pen et multiplient les déclarations visant les travailleurs immigrés. Cette concurrence électorale s’est déjà traduite par la prolifération de lois qui pourrissent la vie des immigrés.

         En accusant les travailleurs immigrés de tous les maux, tous visent à diviser le monde du travail, et à le rendre plus faible face aux patrons. Ne tombons pas dans le piège !